En République Démocratique du Congo, dans la province du Haut-Katanga, la route nationale N°1, a de nouveau dicté sa loi sanglante. Dans la nuit du samedi 6 juin au dimanche 07 juin 2026, un accident d’une rare violence s’est produit dans la ville frontalière de Kasumbalesa, précisément au niveau du quartier New Koyo. Le bilan provisoire fait état de pertes en vies humaines et de plusieurs blessés graves parmi les éléments des forces de l’ordre.

Alors que la fluidité du trafic nocturne semblait habituelle, le drame a éclaté tard dans la nuit. Une jeep de couleur bleu de patrouille mixte des éléments de la Police Nationale Congolaise(PNC) et de la Garde républicaine (GR) immatriculé 2046 est entrée en collision frontale avec un poids lourd tanzanien immatriculé T751 DQR.
L’impact, d’une violence extrême, a immédiatement plongé les riverains et les premiers témoins dans la panique. Très vite, les secours citoyens et les forces de sécurité se sont mobilisés sur les lieux pour tenter d’extraire les victimes des décombres du véhicule de surveillance appartenant aux services de sécurité.
Le bilan provisoire sur place est particulièrement lourd. Selon les premiers témoignages recueillis, un agent de la Garde Républicaine (GR) a perdu la vie sur le coup. Non loin des débris, une policière, identifiée sous le nom de Mwadi, a été grièvement touchée et se trouve dans un état critique. Un autre agent de sécurité, souffrant de multiples traumatismes, a pu être pris en charge par les passants alors qu’il réclamait de l’aide.
La gravité des traumatismes physiques a rendu l’extraction et le transport de certaines victimes particulièrement complexes pour la population venue en aide. Malgré ces difficultés logistiques, les blessés ont pu être évacués en urgence vers les structures sanitaires les plus proches de Kasumbalesa pour des soins intensifs.
Ce nouveau drame vient relancer le débat crucial sur la sécurité routière le long de cet axe transfrontalier stratégique. La route de Kasumbalesa est devenue, au fil des mois, le théâtre d’accidents mortels à répétition.
Pour preuve, cet incident intervient vingt-quatre heures seulement après un autre accident survenu le jeudi 4 juin dernier, vers 6 heures du matin, au niveau du village Lumata, où un véhicule de marque Toyota Noah s’était encastré sous un camion de marchandises. Face à cette recrudescence, les usagers de la route appellent à un renforcement urgent des contrôles de vitesse et de la signalisation nocturne.
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Filbert Ngoy





