Dans la province du Haut-Katanga , l’indisponibilité du gouverneur Jacques kyabula et la notification de son adjoint devant assumer son intérim, fait l’objet des débats et réflexions au sein de l’opinion publique. D’aucuns s’interrogent sur cette célérité de Kinshasa à tourner la page d’un gouverneur autrefois apprécié par Félix Tshisekedi. Face aux interminables interrogatoires qui naissent au sein de l’opinion, Jeef Tshitamba professeur en sciences politiques, a été contacté par la rédaction de draft.gouverne.info/. Au cours de son interview avec notre équipe, ce professeur d’universités estime que l’indisponibilité d’un gouverneur ne peut être constaté que par le président de la République, sauf si ce dernier lègue son pouvoir à ses collaborateurs ou à un membre du gouvernement : « l’indisponibilité d’un gouverneur de province est constatée par le président de la République, étant donné que la Constitution de la République, révisée le 20 janvier 2011, donne la possibilité au Président de la République d’avoir une main mise sur les institutions provinciales. Tout de même, le Président de la République peut déléguer son pouvoir au ministre de l’Intérieur pour pouvoir nommer un intérimaire ou encore suspendre un agent ou encore une autorité au niveau territorial », a-t-il déclaré. Afin de mieux fixer l’opinion, Jeef Tshitamba demande au patron de la territoriale de préciser la nature de l’indisponibilité du gouverneur Jacques Kyabula tel que évoqué dans son télégramme : « La loi est claire, elle dit que lorsque le titulaire est absent ou encore est empêché, c’est le vice qui assure l’intérim, c’est automatique, point de le rappeler par un télégramme. Cette indisponibilité est causée par quoi ? Parce qu’en droit administratif, il y a deux sortes d’indisponibilités. Une indisponibilité d’office déclarée par le concerné et une indisponibilité de service déclarée par le service. Quand le pouvoir central parle de l’indisponibilité, il se pose énormément un problème de fixer la population sur la nature de cette indisponibilité du gouverneur » a-t-il martelé. Pendant ce temps, Martin Kazembe assume l’intérim de son titulaire Jacques Kyabula qui n’aurait pas répondu à l’invitation du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur. Daniel Faray
Haut-Katanga: Une indisponibilité qui éloigne Jacques Kyabula de son fauteuil
Jacques Kyabula Katwe est-il suspendu ou éjecté de son fauteuil ? Cette question taraude l’opinion. Ce que d’aucuns maîtrisent pour l’instant, c’est la récente invitation de sa hiérarchie à laquelle il n’a pas encore vraisemblablement répondu, ceci le rendant indisponible et par conséquent, le fonctionnement de la province ne devant pas être mis en difficulté selon sa hiérarchie, Kinshasa a notifié son adjoint Martin Kazembe pour assumer l’intérim. Dès ce jeudi matin, le Vice-Gouverneur Martin Kazembe a enfilé sa nouvelle veste de gouverneur intérimaire du Haut-Katanga. Quelques indiscrétions lient l’invitation de Jacques Kyabula à ses propos qui n’ont pas resonné la raison du régime qu’il sert et donc mal alignés selon l’entendement de la mouvance au pouvoir, des propos de Kyabula qui dérangent, quand il désigne Nangaa et Kabila comme compatriotes avec qui les différends peuvent être aplanis en famille contrairement à l’ennemi désigné de la RDC qui est le Rwanda. Rappelons qu’en date du 08 Juillet dernier, le Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur Jacquemain Shabani avait invité pour une consultation, toutes affaires cessantes et dès réception du message, le Gouverneur Jacques Kyabula Katwe, et la notification du Vice-gouverneur Martin Kazembe, cadre de l’UDPS, devant assumer l’intérim pour raison d’indisponibilité de son titulaire, porte la signature du Vice ministre des affaires coutumières Jean-Baptiste Ndeze. De l’indisponibilité avérée selon Kinshasa à la désignation d’un gouverneur intérimaire, la loi a-t-elle été énervée ? S’agit-il d’une éviction de Jacques Kyabula sans fondement juridique ? Le dossier est-il plié pour ce gouverneur apprécié par Félix Tshisekedi ? Les jours à venir nous réservent-ils une saga à plusieurs rebondissements ? Les interrogations ne font que s’enchaîner dans l’opinion. GO, Daniel Faray
Insécurité grandissante à Lubumbashi : La Société civile s’en inquiète
En République demoncratique la situation sécuritaire inquiète au plus haut point. Si Kinshasa est victime du phénomène kuluna, l’est de la RDC de la guerre du M23, d’autres coins de l’activisme mobondo, Lubumbashi quant à elle devient depuis quelques semaines un véritable berceau ou trône le braquage. Dans l’intervalle de deux semaines, plus de huit cas de braquages et une douzaine de vols de véhicules ont été enregistrés. Selon le constat de notre rédaction, ces attaques sont orchestrées par des hommes armés et la catégorie de la population visée est majoritairement constituée des changeurs de monnaie, alerte la société civile. Cette situation prend de l’ampleur malgré le lancement de l’opération Ndobo par le gouvernement congolais avec pour objectif, le renforcement de la sécurité dans la ville de Lubumbashi et partout ailleurs. Contacté par draft.gouverne.info/, Bertin Tshoz de la thématique gouvernance sécuritaire du cadre de concertation de la société civile interpelle les autorités en ces termes : "Vous êtes chef et nous vous appelons autorité. Et quand la population n'a pas de tranquillité, quand la population est tracassée, nous pensons qu'on ne saura pas vous appeler chef, on ne saura pas vous appeler autorité, on ne saura pas vous appeler honorable, on ne saura pas vous appeler excellence. Alors, pour que nous puissions arriver à vous appeler excellence, autorité et autre, vous devez nécessairement mettre une politique claire, et dans cette politique, il y a l'argent qu'il faut mettre pour améliorer la situation sécuritaire, il y a des troupes qu'il faut aussi former" a-t-il déclaré. Avec un bilan sécuritaire largement négatif, dans deux semaines, la ville de Lubumbashi a enregistré plus de huit cas de braquages. Ces braquages recensés ont principalement visé les changeurs de monnaie dans plusieurs quartiers de la ville dont le plus récent a été signalé au quartier Lido Golf, un de plus huppé de la ville. Bertin Tshoz dénonce la légèreté dans le processus d’acquisition d’armes à feu : « Ces braquages là ont une cible majeure et cette cible, c’est pratiquement nos amis qui sont en train de travailler dans le change de monnaie. » Leurs activités attirent davantage ces malfrats. Mais en dehors de ça, il y a cette facilité d’avoir des armes et surtout des armes de guerre qui pilulent dans la ville de Lubumbashi et d’autres villes de la province du Haut-Katanga. Ces armes, au lieu que ça puisse nous servir dans le bon sens, aujourd’hui, ça sert plus à la destruction de la population, à la mise en insécurité de la population. Et parlant d’armes, ça signifie tout simplement que les armes ne sont pas bien contrôlées, parce que pour avoir une arme de guerre, il faut être dans la boîte et si vous n’êtes pas dans la boîte, vous ne saurez pas l’avoir. C’est-à-dire, on rentre encore sur la gestion des armes, des munitions au niveau des services de sécurité, au niveau de ceux-là qui en ont la capacité de gérer, aujourd’hui, la gestion pose problème, dénonce cet activiste de la société civile, dans son interview accordée à draft.gouverne.info/. Bertin Tshoz a également appellé l’appareil judiciaire à faire correctement son travail : « Au niveau de ceux-là qui font la justice, il y a beaucoup de problèmes. Plusieurs personnes sont arrêtées, parfois, quelques jours après, on vous appelle pour vous dire que tel monsieur a été relâché, un voleur a été relâché ». Nous, nous pensons que vous devez nous aider, vous, les acteurs de la justice, afin que ceux-là qui sont traqués, ceux-là qui sont mis à votre disposition servent d’exemple et surtout participent à un bon aboutissement d’enquêtes.Je sais que vous rencontrer un problème de la passivité de nos populations qui ne veulent pas venir donner leur témoignage, mais les OPJ sont là, les inspecteurs sont là. On dit qu’il y a des enquêteurs. Ces OPJ et les enquêteurs, quel est leur travail ? C’est faire des enquêtes au moment où la population est faible, a-t-il déploré. Cette situation n’a pas laissé indifférent l’hôtel de ville qui a lancé un avis de recherche à l’endroit de 3 malfrats identifiés comme présumés braqueurs de la ville Lubumbashi. Le mois de juillet est totalement hoché pour la ville de Lubumbashi qui enregistre plus de 8 braquages sous l’œil impuissant de décideurs. Daniel Faray
Diplomatie pour la paix en RDC : La sénatrice honoraire Bijoux Goya en tournée stratégique en Europe et aux États-Unis
La Sénatrice honoraire Bijoux Goya Kitenge, a récemment conclu une tournée diplomatique d’envergure à Bruxelles et à Washington D.C. Cette mission visait à plaider activement auprès des décideurs européens et américains en faveur d’une paix véritable et d’une gouvernance inclusive pour le peuple congolais. À Bruxelles, la Sénatrice Goya a multiplié les rencontres avec des députés du Parlement Bruxellois et du Parlement fédéral belge. Elle a également tenu des entretiens ciblés avec des ministres belges, particulièrement ceux impliqués dans la coopération internationale et les affaires africaines.Ces discussions ont porté sur la situation politique et sécuritaire actuelle en RDC. L’ancienne sénatrice a notamment insisté sur la nécessité pour les partenaires européens de soutenir une gouvernance plus inclusive, de favoriser un dialogue interne élargi et d’intensifier l’aide humanitaire destinée aux victimes des conflits persistants dans l’est du pays. Un Sommet au Capitole : La Commission USA–Afrique à l’écoute Le moment clé de cette tournée s’est déroulé aux États-Unis, où la Sénatrice a été reçue au Capitole, siège du Congrès américain, par des membres influents de la Commission USA–Afrique. Cette audience marque une reconnaissance significative par la communauté internationale des défis internes de la RDC et de la détermination de ses leaders à trouver des solutions durables. L’Accord RDC–Rwanda : Entre avancée et inquiétudes Cette mission diplomatique intervient alors qu’un accord de paix récent a été signé entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis. Bien que salué comme un pas important vers l’apaisement régional, cet accord suscite de profondes inquiétudes en RDC en raison de son manque de transparence. La Sénatrice Bijoux Goya a clairement exprimé les craintes légitimes du peuple congolais, soulignant plusieurs lacunes majeures : – L’absence d’experts militaires, économiques et sociaux lors des négociations. – Le manque de consultation de la population et des communautés locales directement impactées. – Le flou persistant autour des mécanismes de suivi, de la gestion partagée des ressources et du retour des réfugiés. – Le silence sur les mesures concrètes de réparation pour les victimes, pourtant les premières concernées par ces conflits récurrents. Propositions concrètes pour une paix durable face à ces préoccupations La Sénatrice honoraire a présenté à ses interlocuteurs belges, européens et américains des pistes concrètes pour renforcer l’efficacité et l’adhésion à cet accord : – Mise en place d’un comité de suivi indépendant : Ce comité devrait inclure des représentants des forces armées, des experts économiques, des leaders religieux et de la société civile. – Organisation d’un dialogue interne inclusif : Tel que prôné par l’Église Catholique et l’ECC, ce dialogue est essentiel pour une réconciliation véritable et pour surmonter les fractures internes liées au tribalisme et à la marginalisation. – Prise en compte effective des victimes : Cela passe par un plan de réparation, de justice transitionnelle et de réinsertion. – Mobilisation durable des partenaires internationaux : Un accompagnement technique et diplomatique sur le long terme est crucial. Plaidoyer pour la cohésion nationale et une vraie démocratie Devant le Capitole et les Parlements européens, Bijoux Goya a rappelé que la paix régionale est indissociable de la paix intérieure. Elle a souligné que la RDC ne pourra se relever sans une gouvernance participative, une démocratie apaisée et l’engagement de tous les acteurs majeurs. « Notre peuple aspire à une paix réelle, pas seulement sur le papier, mais dans chaque village, chaque famille, chaque communauté. Les partenaires occidentaux doivent nous aider à combler les fractures internes avant d’espérer des accords durables entre États », a-t-elle insisté. Une tournée à forte portée diplomatique La tournée européenne et américaine de la Sénatrice honoraire Bijoux Goya représente un tournant diplomatique majeur. Elle met en lumière l’urgence de considérer les conflits internes comme un préalable à toute pacification régionale et lance un appel à une mobilisation collective pour garantir la justice, la réconciliation et le développement en RDC. Daniel Faray
Lubumbashi: Retour de l’insécurité, un motocycliste perd la vie
Tout s’est passé aux environs de 21 heures dans la commune Katuba quand un motocycliste a été tué par des personnes non autrement identifiées, jeudi 12 juin 2025. Selon les témoins, ce conducteur de moto a d’abord subi des menaces avant d’être tué par un groupe de malfaiteurs. La victime a maintes fois refusé de céder sa moto à ces personnes, qui voulaient à tout prix lui arracher son engin. Irrités par ce meurtre, les motocyclistes ont manifesté leur colère en brûlant les pneus. Cette situation a paralysé le transport en commun et les activités commerciales durant l’avant-midi. Bien que l’identité de la victime ne soit révélée, certains motocyclistes affirment qu’elle aurait une vingtaine d’années. Ce fait tragique s’étant produit à quelques mètres du bureau de la commune de Katuba, la population a manifesté dans la rue, en appelant à l’implication des autorités dans la lutte contre l’insécurité dans leur entité. Alfred MWEHU
Haut Katanga: Le ressentiment de la LUCHA après l’interdiction de sa marche
Dans un point de presse tenu à son siège, Jeudi 05 juin, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a dénoncé « une dérive autoritaire » après l’interdiction par la mairie de Lubumbashi de leur marche pacifique prévue mercredi dernier pour exiger la transparence sur le projet de construction d’un mur de clôture de l’aéroport de la Luano qui suscite le doute. Pour es militants de cette structure de la société civile le coût des travaux de construction de ce mur évalué à 7 millions de dollars, ne peut que susciter des interrogations jusqu’à être qualifié sans hésitation de « surfacturation ». Par ailleurs, la LUCHA a relevé le problème plus profond de la gestion inéquitable des libertés publiques dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut Katanga. « Alors que certaines formations politiques proches du pouvoir organisent leurs activités librement, ont-ils rappelé ce jeudi dans un point de presse, les mouvements citoyens , eux, sont empêchés. Une politique de deux poids, deux mesures et qui met en péril la démocratie locale » a déclaré Louis Tshikonde. Pour rappel, il y a peu que le député national Eliezer Ntambwe a dénoncé le montant de sept millions de dollars américains alloué à la construction du mur de la clôture de l’aéroport international de la Luano. Une révélation qui a irrité tant la société civile que la classe politique en République Démocratique du Congo où plusieurs dossiers de détournement des fonds publics défrayent la chronique. Alfred MWEHU
Haut-Katanga : Jean-Claude Muselwa Ndala recouvre la liberté après six mois de détention à la prison de Kasapa
Jean-Claude Muselwa Ndala, militant du parti d’opposition Ensemble pour la République, a été libéré ce jeudi 05 juin 2025, après avoir passé plus de six mois en détention. Son arrestation, survenue en décembre 2024 à Lubumbashi, avait suscité l’indignation de son parti qui dénonçait une répression politique. C’est en marge d’une manifestation marquant l’anniversaire de son parti que Jean-Claude Muselwa Ndala avait été interpellé. Son parcours carcéral a débuté par une détention de 16 jours dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR). Il a ensuite été transféré au Parquet, où il a passé six jours, avant d’être finalement incarcéré à la prison centrale de Kasapa pour une période de six mois. Les motifs précis de son arrestation n’ont jamais fait l’objet d’une communication officielle par les autorités. Alors que le flou demeure sur les raisons exactes de cette détention prolongée, le parti Ensemble pour la République a constamment affirmé que l’arrestation de son cadre relevait d’une atteinte à la démocratie. À peine libéré, Jean-Claude Muselwa Ndala n’a pas manqué d’exprimer sa profonde gratitude. Il a tenu à remercier publiquement Moïse Katumbi Chapwe, président national de son parti, ainsi que le sénateur Salomon Idi Kalonda et l’ensemble des personnes qui l’ont soutenu tout au long de cette épreuve. Sa libération marque un soulagement pour ses proches et ses compagnons de parti, mais laisse en suspens la question des circonstances de son arrestation et de sa détention. Daniel Faray
Lubumbashi : La mairie interdit les manifestations de la LUCHA au sujet du mur de l’aéroport de la Luano
La mairie de Lubumbashi a rappelé à l’ordre les jeunes du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) concernant leur projet des manifestations. En réponse à leur correspondance, le maire Patrick Kafwimbi a souligné que tout rassemblement ou attroupement public est actuellement proscrit dans la ville, conformément à deux récents communiqués officiels. La LUCHA avait prévu d’organiser une marche ce mercredi pour exprimer son mécontentement face à des zones d’ombre et la probable surfacturation liées au projet de construction du mur de clôture de l’aéroport international de la Luano. Ce chantier est estimé à 7 millions de dollars, un montant que le mouvement citoyen juge excessif et opaque. Cette interdiction met en lumière la tension entre les autorités locales et la société civile, particulièrement sur les questions de transparence dans la gestion des fonds publics, dénonce un membre de LUCHA sous anonymat. La LUCHA avait pour objectif d’appeler les députés provinciaux à enquêter sur cette affaire et à éclairer la population. Daniel Faray
Lubumbashi : La LUCHA dénonce la surfacturation du mur de l’Aéroport de la Luano et manifeste ce mercredi
Les jeunes du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA RDC) descendront dans les rues de Lubumbashi ce mercredi pour protester contre de présumées irrégularités dans le projet de construction du mur de clôture de l’aéroport de la Luano. Ils entendent dénoncer des zones d’ombre et la probable surfacturation émaillant ce chantier. Dans une lettre d’information déposée à la Mairie et au gouvernorat du Haut-Katanga, la LUCHA affirme que l’érection de ce mur aurait coûté la somme de 7 millions de dollars. Le mouvement citoyen vise également, par cette action, à exhorter les députés provinciaux à s’investir pour apporter la lumière sur cette affaire et informer pleinement la population. La manifestation s’inscrit dans un contexte où la transparence dans la gestion des fonds publics est une préoccupation majeure pour la société civile congolaise, ont-ils fait savoir. Daniel Faray
Haut-Katanga: Les défis qui attendent le nouveau patron la PNC
Quelques heures après la remise et reprise au commissariat provincial du Haut-Katanga de la police nationale congolaise, entre le commissaire divisionnaire entrant Blaise Kilimbalimba et le sortant Dieudonné Odimba, les attentes de la population se prononcent davantage pour que les défis sécuritaires qui préoccupent la population soit maîtrisés. À la société civile, l’on salue ce changement tout en étant disposée à toute collaboration avec le service de sécurité. « Nous souhaitons la bienvenue au nouveau commissaire Blaise qui a fait montre de professionnalisme dans la ville province de Kinshasa. Mais la province du Haut-Katanga connaît une autre réalité en dehors de l’implication politique de la gestion sécuritaire, il y a ces groupes politiques et socioculturels qui constituent un défi à relever dans la province du Haut Katanga. Il y a également des jeunes des partis politiques qui sont à la base de l’insécurisation dans la province, qui nécessite une meilleure approche en matière de dialogue avec les responsables des partis politiques et socioculturels pour que la paix et la quiétude publique soient établies » a déclaré Jeff Mbiya avant d’évoquer la menace des milices face à laquelle la province est confrontée, « La province du Haut-Katanga est sous la menace des Maï Maï au niveau du Nord notamment à Mitwaba, Pweto et autres. Des menaces qui exigent le renforcement de l’effectif des éléments de la police afin de veiller sur la sécurité des personnes et leurs biens » a suggéré cet activiste de la société civile. Lubumbashi n’étant pas la seule ville de la province du Haut-Katanga, les défis sécuritaires qui attendent le Général Kilimbalimba s’annoncent majeurs. Alfred MWEHU