En République démocratique du Congo, la cour militaire se déclare incompétente pour juger le conseiller spécial de l’opposant Moïse Katumbi. C’est une nouvelle qui dédouane davantage Salomon Idi Kalonda Della, des charges qui pesaient contre lui devant la justice militaire. La Cour militaire a répondu favorablement à la requête de la défense, respectant ainsi la nouvelle qualité de Salomon Kalonda, élu Sénateur. Dans son arrêt rendu ce lundi 08 juillet, la Cour s’est déclarée incompétente pour juger un sénateur en fonction, rapporte le collectif d’avocats de Salomon Idi Kalonda Della. Bras droit de l’opposant Moïse Katumbi, Salomon Kalonda avait été arrêté par les services de renseignements, le 31 mai 2023, sur le tarmac de l’aéroport de Nd’jili à Kinshasa. Toute une panoplie d’infractions étaient à sa charge, c’est notamment la détention illégale d’arme à feu et de munitions de guerre, l’incitation des militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et discipline et l’atteinte à la sûreté de l’État. En pleine détention, Salomon Kalonda est tombé plusieurs fois malade. Après plusieurs demandes de ses avocats et médecins, il pu bénéficier d’une libération provisoire pour aller se faire soigner à l’étranger. Malgré sa détention et son état de santé, Salomon Idi Kalonda Della a pu se faire brillamment élire député provincial dans son Kindu natal et sénateur dans le Haut-Katanga. Daniel Faray
Lubumbashi: Les exploitants forestiers en sit-in devant l’assemblée provinciale
Leurs activités tournent au ralenti depuis près de 7 ans, les exploitants forestiers artisanaux du Haut-Katanga ont manifesté ce lundi 8 juillet devant l’assemblée provinciale. Ils ont par une marche demandé la levée de la mesure interdisant l’exploitation forestière qui date de 2017. Ces manifestants estiment qu’ils font face à une pesanteur politique que légale pour justifier l’abus de droit par ceux-là qui devraient donner les autorisations d’exploitation des bois. Il estiment que cet arrêté devrait être levé mais en insérant des instructions d’encadrement de cette exploitation. Devant le président de l’assemblée provinciale, le ténor de cette de cette association a fait savoir des recommandations ci-après: Respect des dispositions légales en ce qui concerne l’exploitation forestière Dépolitiser le secteur d’exploitation artisanal de bois d’œuvre dans le Haut-Katanga Prendre des mesures d’encadrement pour une exploitation dans les règles de l’art Permettre aux communautés de bénéficier des revenus de l’exploitation des bois d’œuvre dans leurs terroirs. Michel Kabwe, président de l’organe délibérant du Haut-Katanga, a reçu cette plainte et a promis à ces exploitants d’organiser une rencontre avec le gouverneur de province afin que celui-ci fasse parvenir cette doléance auprès de la ministre nationale de l’environnement, Ève Bazaiba. Par ailleurs, La décision de l’État avait été motivée par la coupe abusive et frauduleuse du bois par des autorités civiles sans titre ni qualité, mais aussi certains étrangers. Alfred MWEHU
Lubumbashi: Des expatriés arrêtés pour avoir enfreint l’interdiction de la moto au centre-ville
Quelques jours après le lancement de « l’opération zéro mototaxi et marché au centre-ville », une confusion gagne les esprits de la population. Une situation causée par le manque de clarté de cet arrêté urbain sur l’interdiction des mototaxis et des motos personnelles. Ce mercredi 03 juillet, pour avoir enfreint la mesure interdisant la présence des motos au centre-ville, trois expatriés ont été appréhendés par les agents de la mairie de Lubumbashi. À en croire les propos de l’un des éléments de l’hôtel de ville, ces sujets indiens devraient se rendre à la mairie pour se procurer la plaque d’immatriculation privée avant d’accéder au centre-ville. En outre, la mairie de Lubumbashi a fixé une amende allant de 100.000 à 200.000 FC soit 70$ pour tout motocycliste ou conducteur de tricycle de transport en commun qui va continuer à circuler au centre-ville. Alfred MWEHU
Haut-Katanga: La session ordinaire de mars a été clôturée à l’Assemblée provinciale
Après l’Assemblée provinciale de Kinshasa, c’est le tour de l’hemicycle du Haut-Katanga de clôturer ce lundi 01 juillet la session ordinaire de mars. Dans une correspondance adressée aux élus provinciaux et au public, le Président de cet organe délibérant a écrit ce qui suit: « Eu égard à ce qui précède, j’ai l’honneur d’informer les honorables députés provinciaux, les membres du gouvernement provincial du Haut-Katanga ainsi que toute la population du Haut-Katanga que la session ordinaire de mars 2024 se clôture ce jour », lit-on dans ce communiqué. Entretemps, le gouverneur de la province séjourne à Kinshasa où il répond depuis le 27 juin à l’appel du vice-premier ministre de l’intérieur, alors que les députés provinciaux sont partis en vacances parlementaires. Pas d’installation du gouvernement en attendant le retour du patron de l’exécutif provincial. De leur côté, les élus provinciaux vont regagner le parlement au mois de septembre prochain. Alfred MWEHU
Lubumbashi : La Mairie interdit aux motocyclistes l’accès au centre-ville
L’autorité urbaine de la ville cuprifère de Lubumbashi a signé une mesure portant interdiction aux motocyclistes d’accéder au centre-ville, en toute fin de la semaine passée. Cette décision prise pour éradiquer les accidents et les problèmes liés aux embouteillages, suscite des réactions et divise la population lushoise. Ce Lundi 1er Juillet matin, « le centre-ville de lubumbashi est propre, pas trop d’embouteillages et aucune moto de transport n’y est visible. Les motocyclistes sont tout autour du centre-ville, mais n’y accèdent pas », constatent nos reporters sur place à Lubumbashi. L’interdiction aux conducteurs de mototaxis d’accéder au centre-ville engendre d’une part un sentiment de « satisfaction et de soulagement » pour certains lushois qui sentent l’autorité de l’État et pensent que « la propreté sera restaurée et les embouteillages seront bien sûr éradiqués » et d’autre part, « ça a été une décision politique, injuste, et vide de sens pour contraindre ces concitoyens qui n’ont que cette activité comme source des revenues. La Mairie devrait plutôt s’attaquer aux grands fléaux comme l’insécurité, l’insalubrité, l’éducation qui est en perte de vitesse… afin d’éviter les troubles et l’insécurité », disent avec regret d’autres personnes questionnées sur le sujet. Pour l’heure, les motocyclistes digèrent mal l’affaire et attendent vivement de rencontrer l’autorité supérieure pour exposer leur desiderata, car disent-ils, « Iyi moto ndjo baba, ndjo maman, ndjo yetu mining », pour dire cette moto est notre unique gagne-pain. Si la mairie veut nous interdire l’accès à notre milieu stratégique de recherche du pain quotidien, qu’elle nous recrute dans ses services et nous offre des bons salaires, déclarent-ils. À l’unanimité, ils se solidarisent ainsi pour remonter leur plainte au gouverneur de province. Gédéon MBIKAYI
RDC : Les gouverneurs de Kinshasa et du Haut-katanga convoqués à Kinshasa
En République démocratique du Congo, les gouverneurs de Kinshasa et du Haut-Katanga respectivement Daniel bumba et Jacques Kyabula sont interdits de déposer leurs programmes devant les assemblées provinciales. Ces derniers sont ainsi convoqués à Kinshasa le lundi 01 juillet au bureau du Vice-premier ministre de l’intérieur, sécurité et décentralisation Jacquemain SHABANI . Une nouvelle qui tombe dans la soirée du vendredi 28 juin 2024, après publication de leurs gouvernements incluant des postes des commissaires provinciaux en plus de 10 ministres. Pour rappel, lors de la cérémonie officielle de remise des notifications aux gouverneurs, le ministre de l’intérieur avait insisté sur le fait de ne pas dépasser le quota de 10 ministres dans les exécutifs provinciaux. Daniel bumba et Jacques kyabula sont jusque là, les deux gouverneurs qui ont nommé des commissaires provinciaux dans leurs gouvernements. Ceci semble être la cause de leur convocation, estiment quelques uns. Daniel Faray
Lubumbashi: Un méga concert a réuni des artistes de tout bord à l’institut français
L’Initiative « Construire Ensemble » avec la collaboration de l’Institut Français a organisé le mercredi 26 Juin 2024 un méga concert de musique et slam dans l’enceinte de l’institut français de Lubumbashi. Placée sous le thème : « Impact des activités humaines sur la biodiversité au Katanga », cette rencontre culturelle a réuni des artistes musiciens et des slameurs de renom pour sensibiliser le public au changement climatique et à la protection de l’environnement. La poésie a résonné dans une salle du spectacle de la Halle de l’étoile plongée dans une ambiance lumineuse des torches des spectateurs dès l’entame. LYS Claudia, éminente slameuse, et Solange Tolongi, jeune chanteuse prometteuse de la ville cuprifère, ont ouvert le spectacle avec des textes percutants et des mélodies envoûtantes, répondant parfaitement aux attentes d’un public avide de beauté artistique. Le point culminant de la soirée a été la prestation de Corneille Chabala, connu sous le nom de « la nouvelle étoile ». Ce slameur talentueux, réputé pour sa maîtrise scénique et son charisme, a captivé l’auditoire avec ses vers percutants et ses mouvements de danse captivants. Ancien représentant de la RDC au festival international du slam au Burkina Faso en 2022, où il avait brillé en se classant deuxième, Corneille Chabala a une fois de plus prouvé son talent artistique. Pour parfaire cette soirée mémorable, Kaizer Chief Kabuya, figure emblématique du rap et de la chanson à Lubumbashi, a apporté sa touche personnelle à l’événement. Sa voix magistrale et ses compositions ont complété brillamment le tableau, offrant aux spectateurs une expérience artistique inoubliable. Ce concert a été un véritable festin artistique où la musique, le slam et la poésie ont uni leurs forces pour éveiller les consciences sur les enjeux environnementaux. À travers leurs performances, ces quatre talents urbains ont su toucher les cœurs et les esprits des lushois présents à ce rendez-vous culturel. Alfred MWEHU
RDC : Mgr Fulgence Muteba est le nouveau président de la Conférence épiscopale nationale du Congo CENCO
La Conférence épiscopale nationale du Congo ( CENCO) a désormais une nouvelle équipe dirigeante. Elle sera présidée par Mgr Fulgence Muteba, Archevêque de Lubumbashi, il sera secondé par Mgr Etienne Ung’Eyowun, Évêque de Bondo comme 1er Vice-président suivi de Mgr Jean -Bertin Nadonye, Évêque de Lolo 2ème Vice-président. Monseigneur Fulgence Muteba, archevêque métropolitain de Lubumbashi de l’église catholique a été nommé Président de la CENCO ce jeudi 27 Juin 2024. Il remplace à ce poste l’archevêque métropolitain de Kisangani, Mgr Marcel Utembi. Âgé de 61 ans son excellence Mgr Fulgence Muteba est l’une des grandes autorités ecclésiastiques de l’église catholique romaine en RDC. Le 22 Mai 2021 le pape François l’avait nommé archevêque métropolitain de Lubumbashi succédant ainsi a feu Jean-Pierre Tafunga, dans la province du Haut-Katanga. Il a été ordonné prêtre le 5 août 1990 et nommé évêque de Kilwa-Kasenga le 18 mars 2005 avant de venir à Lubumbashi. Mgr Fulgence Muteba, est détenteur d’un diplôme en théologie pastorale à l’Université de Montréal au Canada, il a été professeur de théologie à Lubumbashi et à l’Université catholique de Kinshasa mais aussi secrétaire de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Daniel Faray
RDC : Ouverture de la septième édition de la Conférence Nationale sur l’Énergie à Kolwezi
La septième édition de la Conférence Nationale sur l’Énergie a débuté ce jeudi 9 mai 2024 à Kolwezi, dans la province du Lualaba en République Démocratique du Congo. Cet événement majeur, organisé par DRC-NRJ, se tiendra jusqu’au 11 mai et réunira des acteurs clés du secteur de l’énergie pour discuter des enjeux et des perspectives du domaine. Cette conférence a pour objectif de promouvoir le développement durable du secteur de l’énergie en RDC, en mettant en avant les innovations technologiques, les bonnes pratiques et les opportunités d’investissement dans le domaine. Les participants auront l’occasion d’échanger sur les défis actuels et futurs liés à la production, à la distribution et à la consommation d’énergie dans le pays. Des experts nationaux et internationaux, des représentants du gouvernement, des entreprises du secteur énergétique, des chercheurs et des acteurs de la société civile sont présents à cette conférence pour partager leurs connaissances et leurs expériences. Des sessions plénières, des ateliers thématiques et des tables rondes sont prévus au programme afin d’aborder les différentes dimensions de la question énergétique en RDC. La Conférence Nationale sur l’Énergie constitue une plateforme essentielle pour favoriser la coopération, l’innovation et le dialogue entre les différents acteurs du secteur. Elle permet également de sensibiliser le public aux enjeux énergétiques et de promouvoir une utilisation plus efficace et durable des ressources énergétiques du pays. Cette septième édition de la conférence revêt une importance particulière dans un contexte où la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique sont au cœur des préoccupations mondiales. Les discussions et les recommandations issues de cet événement contribueront à orienter les politiques énergétiques de la RDC vers un avenir plus durable et résilient. La Conférence Nationale sur l’Énergie à Kolwezi est un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs engagés dans le secteur de l’énergie en RDC. Cet événement offre une occasion unique de réfléchir collectivement aux défis et aux opportunités qui façonnent l’avenir énergétique du pays, dans un esprit de collaboration et d’innovation. Rédaction
Haut-Katanga: De nouveaux contrôleurs et inspecteurs en sit-in devant le gouvernorat
Brandissant un imprimé et habillés en gilet, les nouvaux inspecteurs et contrôleurs de l’inspection générale du travail étaient en sit-in ce vendredi 10 mai devant le gouvernorat du Haut-Katanga. Ces nouvelles unités recrutées après le concours organisé le 23 juillet 2023, sont venues demander à l’exécutif provincial son implication dans le dossier de non payement des frais de fonctionnement et salaire. La procédure d’entrée au gouvernorat a pris plus de deux heures, les concernés n’ont pas attendu la présence du gouverneur pour lire leur mémo. Ils l’ont fait devant la presse qui était sur place. Parmi eux, certains ont abandonné leurs anciens emplois pour ce nouveau travail qui, malheureusement semble improductif. "Excellence Monsieur le Gouverneur, au regard de ce qui précède et vue l'urgence, constatant une stagnation du processus pour notre prise en charge effective malgré les instructions du chef de l'état, nous recommandons à votre attention ce qui suit, sachant que vous êtes le représentant du Chef de l'Etat en Province : Votre implication personnelle et urgente dans ce dossier, conformément à l'esprit des instructions du Président de la République, lors du 131ème conseil des Ministres qui est un remède de soulagement pour la charge de nos malheurs. En le faisant vous donnerez l'honneur et la dignité à notre beau pays et par ricochet à notre Province ; Nous sollicitons également de vous, notre prise en charge par une prime locale spéciale de la Province, pour soulager tant soit peu notre souffrance et nous permettre de faire un travail de qualité qui aura comme conséquence la paix sociale dans notre Province. Tout en vous remerciant en avance pour votre implication directe et dans l'espoir que notre requête retiendra votre honorable attention, nous vous prions d'agréer, Excellence Monsieur le Gouverneur, l'expression de notre considération patriotique", peut-on lire dans ce mémo dont la copie est parvenue à la rédaction de draft.gouverne.info/. Dans la foulée, il y a des ressortissants des autres provinces du pays qui ont du mal à se débrouiller et ne vivent que grâce à la mutualité. D’après ces nouvelles unités, le Président de la République avait déjà instruit aux ministères de tutelle de mettre ces inspecteurs et contrôleurs dans les meilleures conditions de travail. Alfred MWEHU