À Lubumbashi chef-lieu de la province du Haut-Katanga, le phénomène shegue devient inquiétant. Face à ce fléau, une initiative visant à restaurer l’ordre et à gérer le phénomène croissant des enfants en situation de rue, plusieurs individus, ayant érigé leur quartier général au niveau du Tunnel Bel-Air, ont été interpellés dans la matinée de ce mercredi 03 décembre 2025. Le Tunnel Bel-Air s’était progressivement mué en un campement de fortune permanent, servant d’abri à des dizaines de mineurs en rupture familiale, souvent appelés « Shegués ». Face à cette situation devenue alarmante, l’autorité urbaine, sous la houlette de la Maire Joyce TUNDA, a lancé une opération d’envergure visant à démanteler ces foyers informels. Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une politique de lutte contre l’insécurité et d’offre d’un cadre d’encadrement à cette jeunesse. Ce phénomène, qui a pris une ampleur inquiétante ces derniers mois, suscite de vives réactions au sein de la population. Les habitants de Lubumbashi ont réitéré leur appel pressant aux autorités provinciales, urbaines et aux services de sécurité. Ils demandent des mesures concrètes et pérennes afin que la capitale du cuivre, surnommée Wantanshi, retrouve la quiétude tant souhaitée. L’enjeu pour les autorités réside désormais dans la gestion post-opérationnelle, notamment l’identification, la prise en charge psychosociale et la réintégration des mineurs arrêtés. Daniel Faray
Haut-Katanga : Neuf morts dans deux accidents de la route sur l’axe Likasi-Kolwezi
La province du Haut-Katanga a été frappée par une vague d’accidents mortels ce samedi 29 novembre 2025. Un bilan tragique fait état de neuf personnes décédées dans deux incidents distincts sur l’axe Likasi-Kolwezi, confirmant la récente recrudescence de l’insécurité routière dans la région. L’accident le plus meurtrier s’est produit aux premières heures de la matinée, près du marché de Mulungwishi. Une collision frontale impliquant un véhicule de marque Wish transportant des passagers et un camion de type Howo a coûté la vie à huit personnes. Selon Christophe Liya de la Commission nationale de prévention routière (CNPR) du Haut-Katanga, qui a confirmé les faits à notre rédaction, l’origine du drame est double, l’excès de vitesse et un dépassement hasardeux commis par le chauffeur du véhicule Wish. Le même jour, un second accident mortel a été signalé à quelques kilomètres plus loin, au niveau du village de Katozembe. Un piéton a été mortellement percuté par un véhicule. Ce drame porte à neuf, le nombre total de victimes enregistrées en une seule journée. Daniel Faray
Lubumbashi: Les agents de la RTNC exigent le départ de leur Directeur provincial
À la veille de la tenue de l’assemblée générale prévue ce mercredi 26 novembre pour tabler sur la situation salariale et l’émission du signal de la RTNC Lubumbashi, la tension est montée d’un cran dans la matinée. Venus pour la circonstance, les agents n’ont pas pu tenir leur réunion suite au déploiement des éléments de la police dans les installations de la Radio Télévision Nationale Congolaise. L’occasion faisant le larron, ces travailleurs ont manifestement exigé le départ de leur directeur provincial, Christophe Lokangu. Tout s’est passé au croisement des avenues Sandoa et Lubilanshi où la délégation syndicale a fait la lecture du mémo devant la presse et le regard des agents de l’ordre. Violation du secret de délibération lors des réunions, opacité totale dans la gestion de la chaîne, ainsi que la disparition de plus de 20.000 dollars destinés au paiement des loyers pour deux ans, c’est en substance ce qu’a déploré ladite délégation syndicale avant la dénonciation du non-paiement de la prime syndicale. Selon ces agents, leur dirigeant n’inspire plus confiance. Les installations de cette chaîne de l’État ne dispose plus de toilettes fonctionnelles et la télévision n’émet plus depuis six mois. Aucune réaction du gouvernorat, de la mairie ou de l’Assemblée provinciale pour résoudre ce problème qui envoie au chômage un grand nombre de travailleurs. Les agents ajoutent qu’ils ne bénéficient plus d’aucun avantage, notamment le transport et les soins de santé. Par ailleurs, le Directeur provincial ne s’était pas présenté sur le lieu du travail, et refuse jusqu’à présent de s’ouvrir à la presse pour un droit de réponse. Alfred MWEHU
Lubumbashi: Un mort et deux blessés suite à une altercation entre les motocyclistes et un militant politique à Lubumbashi
Dans la province du Haut-Katanga, un incident violent survenu mardi soir près de la station-service Petrosil, à l’entrée de Lubumbashi, a fait un mort et deux blessés. L’altercation a opposé un groupe de motocyclistes à un jeune homme identifié comme un militant d’un parti politique. Le bilan a été confirmé ce mercredi 26 décembre 2025 par le Major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la Police en province. Selon les témoignages recueillis sur place, la confrontation a débuté par une vive dispute entre les motocyclistes et le jeune homme. Un policier en faction, affecté à la garde de la station-service, est intervenu pour tenter de maîtriser la situation. Alors qu’il s’interposait, le policier aurait été pris à partie par un groupe de jeunes qui tentaient de s’emparer de son arme de service. Pour se défendre et dissuader les assaillants, l’agent aurait tiré des coups de feu en l’air, malheureusement, les tirs ont atteint l’un des motocyclistes. Blessé, le motard a été évacué, mais il a succombé à ses blessures plus tard dans la soirée de mardi 25 novembre 2025. Cet incident a déclenché la fureur du groupe de motocyclistes. En réaction, ils auraient tenté d’incendier la station-service. Le policier a dû prendre position pour protéger le site d’une destruction imminente. Le policier impliqué dans la fusillade a été rapidement interpellé et mis à la disposition des autorités. Il est actuellement interrogé dans le cadre d’une enquête visant à déterminer les circonstances exactes de l’usage de son arme de service et l’enchaînement des événements. Daniel Faray
Lubumbashi: Le Journaliste Daniel Faray victime de la violence policière lors d’un contrôle de routine
L’ancien journaliste de Nyota télévision et l’actuel journaliste de draft.gouverne.info/ ainsi que collaborateur de Mikuba radiotélévision, Daniel Faray est arrêté par la police dans l’après-midi de ce vendredi 21 novembre 2025. Selon les vidéos et messages d’alertes envoyés par sa femme à notre rédaction, tout s’est passé au niveau de l’arrêt Golf Manshinga quand Faray a présenté les documents de bord exigés que les éléments de la Police de Circulation! routière ont dans la foulée déclaré « incomplets ». Sur ces entrefaites, il s’en est suivi une véritable tracasserie dont la violence a entraîné des blessures au corps de ce journaliste Lushois, jusqu’à se faire menotter, tel un malfrat. Notre confrère a passé quelques instants dans les locaux de la police pour être auditionné. Victime d’une brutalité injustifiée des agents de l’ordre, Daniel Faray a été relâché, il déplore la perte d’une importante somme de 3.000 USD qu’il détenait à bord du véhicule abandonné aux mains des policiers, après leur interpellation musclée. Alfred MWEHU
Lubumbashi : Des creusseurs en colère barricadent la route Kinsevere
Une atmosphère inhabituelle a été observée sur la route Kinsevere au niveau du 93ème poteau dans la matinée de ce mercredi 19 novembre 2025. Il s’agissait d’une vive tension provoquée par des creuseurs en colère dénonçant le prétendu décès de deux d’entre eux qui seraient entrés par effraction dans la concession de la société minière MMG, et auraient été plus tard retrouvés morts. Ces manifestants ont cassé les vitres d’un bus de cette entreprise minière. Une situation tendue qui a empêché certains travailleurs de MMG d’accéder au site industriel à cause des barricades érigées. Contacté par TopCongo, le chef Kampelembe du village Kampelembe, situé sur la route de Kinsevere, a confirmé ces tensions. Il a tout de même démenti les rumeurs sur le décès de deux creuseurs. Selon lui, ces creuseurs artisanaux ont été admis dans une structure médicale du village Kifita. Certaines sources sur place renseignent que les creuseurs en colère auraient molesté un agent du service de sécurité de la société accusée. Pour l’heure, les responsables de MMG n’ont pas encore clarifié les faits. Un silence qui rendrait de plus en plus coupable Minerals and Metals Group, une entreprise minière spécialisée dans les métaux de base comme le cuivre et le zinc. Alfred MWEHU
Fin du bras de fer à Lubumbashi : Joyce Tunda Kazadi Rétablie dans ses Fonctions de Maire Intérimaire
La situation administrative à la tête de la capitale du Haut-Katanga a été clarifiée. Après plusieurs semaines de flottement et de spéculations, Joyce Tunda Kazadi a été officiellement rétablie dans ses fonctions de Maire Intérimaire de la ville de Lubumbashi, mettant fin à une période d’incertitude. La cérémonie de remise et reprise s’est tenue dans la soirée du mardi 18 novembre 2025, dans l’enceinte du bureau du ministère provincial de l’Intérieur. L’événement s’est déroulé en présence de plusieurs figures administratives clés, notamment le Secrétaire provincial de l’Administration publique, l’Inspecteur provincial de la Territoriale, ainsi que le Chef de division provinciale de l’Intérieur et Sécurité. Ce rétablissement fait suite à une clarification émanant de l’exécutif provincial. Le Gouverneur intérimaire, Martin Kazembe, avait rappelé que Mme Tunda avait été officiellement notifiée par la Vice-Ministre de l’Intérieur pour occuper le poste de Maire Intérimaire en l’absence du titulaire. L’officialisation de ce statut a été concrétisée ce mercredi matin. Dès son arrivée à l’Hôtel de ville, Joyce Tunda Kazadi a reçu les honneurs protocolaires de la part de la police, marquant son retour formel à la direction de la ville. Parallèlement, la nouvelle structure de l’exécutif municipal a été définie. Patrick Kafwimbi , l’ancien occupant la fonction de maire intérimaire, n’est pas écarté de l’administration locale et occupe désormais les fonctions de Maire Adjoint Intérimaire de Lubumbashi. Le nouveau duo à la tête de la ville est désormais attendu au tournant pour relever les défis pressants de la capitale cuprifère, notamment en matière d’assainissement et de sécurité urbaine. Daniel Faray
Haut-Katanga : Likasi en furie après l’homicide d’un jeune homme
La tragédie survenue dans la soirée du lundi 17 novembre 2025 à Likasi, où le jeune homme Banza wa Banza Steve a été mortellement abattu par balle réelle, a dégénéré ce matin en une crise sociale ouverte. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la colère et l’inquiétude de la population ont mené à des attroupements de jeunes qui ont rapidement dégénéré en affrontements avec la Police Nationale Congolaise (PNC), entraînant des interpellations musclées. L’incident initial, survenu vers 20 heures, a vu Banza wa Banza Steve être touché par balle, deux heures avant le couvre-feu. L’absence d’éclaircissements rapides sur les circonstances de ce drame et l’identification de l’auteur ont attisé le mécontentement de la communauté. Dès les premières heures de la matinée du mardi 18 novembre 2025, des groupes de jeunes manifestants se sont formés, protestant contre l’insécurité grandissante et la mort de leur concitoyen. Ces attroupements, dénonçant l’efficacité des dispositifs de sécurité, ont été accueillis par une réponse ferme des forces de l’ordre. Cet événement tragique remet en question l’efficacité des dispositifs de sécurité mis en place pour la protection des civils. Le fait qu’un tel acte puisse se produire par balles réelles et à une heure relativement précoce, juste avant le couvre-feu, est perçu par beaucoup comme un signal alarmant: « Il est crucial que des mesures immédiates soient prises pour protéger notre communauté, cet incident soulève des inquiétudes majeures concernant la sécurité des civils et nous craignons que d’autres drames de ce type ne se reproduisent si les responsables de l’ordre public n’agissent pas », a réagi un résident sous le couvert de l’anonymat. La population de Likasi appelle désormais les autorités locales, y compris la police et les instances de sécurité, à lancer une enquête approfondie pour identifier l’auteur ou les auteurs de cet homicide et les traduire en justice. Daniel Faray
Lubumbashi : Tensions et affrontements au centre-ville après le passage de Michel Kabwe
Des incidents ont éclaté ce Jeudi 13 novembre 2025 au centre-ville de Lubumbashi, impliquant des motocyclistes se présentant comme membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Ces échauffourées ont eu lieu juste après le passage du Président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabwe, qui effectuait une visite au Lycée Tuendelee. M. Kabwe s’y était rendu pour constater l’étendue des dégâts matériels causés par les récentes pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville. Selon des témoins, les tensions auraient fait place aux violences (jet de pierres) entre les motocyclistes du parti présidentiel. La cause de cet affrontement serait un désaccord sur le partage de la somme d’argent laissée par l’autorité provinciale lors de sa visite. Un groupe de motocyclistes aurait tenté de s’accaparer la totalité du montant, provoquant la colère et la réaction des autres membres lésés. Daniel Faray
RDC : La ministre Thérèse Kayikwamba Wagner saisit la justice après une campagne de dénigrement en ligne
La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a mandaté un cabinet d’avocats pour déposer une plainte contre les auteurs de contenus jugés « mensongers et diffamatoires » circulant sur les réseaux sociaux. L’annonce a été confirmée ce jeudi 06 novembre dans la soirée par son entourage, à travers un communiqué relayé à la presse. Selon les informations recueillies ce vendredi 07 novembre par *draft.gouverne.info/* depuis Lubumbashi, le cabinet ALTUS, basé à Bruxelles, a été chargé de conduire les démarches judiciaires auprès des juridictions compétentes, aussi bien en République démocratique du Congo qu’à l’étranger. Ces actions visent, selon les proches de la ministre, à « rétablir la vérité et défendre l’honneur » d’une personnalité injustement ciblée. « Madame la ministre dénonce avec fermeté les attaques orchestrées depuis l’extérieur du pays et qui ont pris la forme d’une campagne de dénigrement systématique sur les réseaux sociaux », peut-on lire dans la note officielle. D’après des sources au ministère des Affaires étrangères, la démarche de Kayikwamba Wagner s’inscrit dans un effort plus large de lutte contre la désinformation et les atteintes à la vie privée des responsables publics. La ministre aurait également saisi certaines plateformes numériques pour le retrait des publications concernées et l’ouverture d’enquêtes sur leurs auteurs. Dans une déclaration à la presse, Thérèse Kayikwamba Wagner a rappelé qu’elle assumait « pleinement [sa] responsabilité de mère et de ministre », tout en invitant les citoyens congolais à privilégier « le débat d’idées dans le respect et la vérité ». Cette affaire relance le débat sur la régulation des contenus numériques et la responsabilité des influenceurs dans l’espace public congolais, à un moment où les réseaux sociaux occupent une place croissante dans la vie politique du pays. Gédéon Mbikayi