La Police nationale congolaise (PNC) a frappé fort. Ce vendredi 26 décembre, le commissariat provincial a présenté à la presse plus de 40 présumés criminels, interpellés à l’issue d’une vaste opération sécuritaire menée pendant les fêtes de Noël à Lubumbashi. Alors que la fête de la Nativité a été marquée par une recrudescence des violences dans plusieurs quartiers de la ville, la riposte des forces de l’ordre n’a pas tardé. Les suspects sont accusés de vols à main armée, de violations de domicile et d’atteintes graves à la sécurité des personnes. Lors de leur arrestation, la police a mis la main sur un important butin : armes de guerre, munitions, pistolet de fabrication artisanale, ainsi que divers objets volés. Selon le major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la PNC, deux figures clés ressortent parmi les détenus : Mutombo Kalambay et Kalenga Guelord. Présentés torse nu, couverts de tatouages, ils symbolisent, selon la police, la dangerosité de ce réseau criminel. Leur passé judiciaire est lourd. Le 11 décembre dernier, ce duo s’était illustré lors d’une attaque violente dans le quartier Kisanga. Après avoir tiré à trois reprises pour intimider les témoins, ils avaient emporté 17 500 dollars américains, neuf téléphones portables et plusieurs documents parcellaires. En parallèle, une seconde bande, composée principalement de jeunes désœuvrés, a été neutralisée au centre-ville le jour de Noël. Ces derniers auraient semé le désordre et pillé plusieurs commerces. La police affirme avoir récupéré plus de 600 cartons de boissons alcoolisées, soupçonnés de provenir de ces actes de vandalisme. Lors de la présentation officielle des suspects, le commissaire provincial de la PNC dans le Haut-Katanga, le général Blaise Kilimbalimba, a tenu un discours ferme :« La récréation est terminée. Vous avez attaqué la population avec des armes, c’est une infraction grave selon la loi congolaise. Vous avez volé et détruit les biens de nos concitoyens, et aujourd’hui vous tentez d’afficher un regard innocent. Vous passerez les fêtes derrière les barreaux « , a-t-il déclaré. Le général a également lancé un avertissement sans équivoque à ses propres troupes : » Même les policiers qui seront impliqués dans des activités criminelles iront en prison. La paix de la population n’est pas négociable ». Ce coup de filet envoie un signal fort aux réseaux criminels actifs dans la province. Toutefois, le défi reste majeur. Le Haut-Katanga clôture un mois de décembre sous haute tension sécuritaire, avec des foyers d’insécurité signalés à Lubumbashi, Likasi et jusqu’à la cité frontalière de Kasumbalesa. Si cette opération apporte un certain soulagement aux habitants, l’opinion publique attend désormais le démantèlement total des réseaux criminels dormants, condition indispensable pour une paix durable dans toute la province. Daniel Faray
Haut-Katanga : Le Général Mbula Kilimbalimba déploie ses troupes pour une Noël sous haute protection
À la veille des festivités de la Nativité, le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC) a mené une caravane motorisée d’envergure à travers Lubumbashi. L’objectif afficher, la puissance de feu des forces de l’ordre et garantir aux Lushois une célébration de la nativité dans la sérénité la plus totale. Ce mercredi 24 décembre 2025, les moteurs ont vrombi dans les artères de la capitale cuprifère. Sous la conduite du Général Mbula Kilimbalimba Blaise, une impressionnante caravane motorisée a sillonné la ville pour marquer le terrain. Parti de la route de contournement, le cortège a traversé les points névralgiques de la province. De la route Kipushi aux quartiers populaires de la Katuba (Kisanga, Triangle, Kaponda), en passant par la commune Annexe (Kalebuka, Kasungami) et les zones résidentielles de Kampemba et de la Ruashi. Ce périple urbain, qui s’est achevé symboliquement à la Grand Place de la Poste au centre-ville, visait à inspecter le dispositif sécuritaire avant la grande nuit de Noël. Face à la presse, le patron de la police provinciale s’est voulu ferme et rassurant. Pour lui, cette parade n’est pas qu’une simple promenade, mais un message clair envoyé aux fauteurs de troubles. « Cette caravane vise à rassurer la population du Haut-Katanga. C’est aussi une démonstration de force pour signifier que la PNC est prête à affronter toute éventualité », a martelé le Général. Il a précisé que ses hommes sont désormais en ordre de bataille et seront déployés massivement dans chaque quartier. Une attention particulière sera portée sur les lieux de rassemblement : Églises pour les veillées de prière, boîtes de nuit et espaces de divertissement. L’ordre est clair , la vie doit suivre son cours normal sous l’œil vigilant des forces de l’ordre. Alors que les familles s’apprêtent à célébrer la naissance du Christ, le dispositif policier semble avoir été calibré pour étouffer la moindre menace urbaine. En quadrillant ainsi les communes périphériques comme le centre-ville, le commissariat provincial entend transformer cette période de fin d’année en un succès sécuritaire exemplaire. La population peut donc converger vers les lieux de culte et de fête avec un sentiment de sécurité renforcé. Daniel Faray
RDC : La Cour constitutionnelle déclare les requêtes de Constant Mutamba recevables mais non fondées
Ce vendredi 19 décembre, la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a rendu sa décision dans le dossier opposant Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, aux institutions de la République. Siégeant à Kinshasa, la capitale, la haute juridiction a déclaré recevables mais non fondées les deux requêtes en inconstitutionnalité introduites par l’ancien ministre. Ces requêtes visaient notamment les résolutions de l’Assemblée nationale ayant autorisé l’ouverture d’instruction et les poursuites judiciaires à son encontre, ainsi qu’un arrêt avant dire droit de la Cour de cassation. En conséquence, la Cour constitutionnelle a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par Constant Mutamba et a confirmé la validité des actes contestés. Pour rappel, l’ancien ministre a été condamné à 3 ans de prison dans une affaire de détournement de fonds publics, portant sur environ 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani. La décision de la Cour constitutionnelle permet ainsi la poursuite normale de la peine de Constant Mutamba. Gédéon Mbikayi
Haut-Katanga : La découverte d’un nouveau corps inerte à Kasumbalesa ravive le spectre de l’insécurité
Dans moins de 72 heures dans la province du Haut-Katanga, le réveil a de nouveau été hoché ce vendredi 19 décembre 2025 pour les habitants de la cité frontalière de Kasumbalesa. Une nouvelle découverte macabre vient alourdir un bilan sécuritaire déjà critique, plongeant la population dans une inquiétude profonde. Le corps sans vie d’une femme, vêtue d’un pantalon noir, a été retrouvé tôt ce matin au bord de la route. Le drame s’est produit au niveau du tronçon communément appelé courbure. Ce lieu n’est pas choisi au hasard par les auteurs de ces crimes, il se situe à proximité de l’endroit où, il y a peu, treize corps avaient été ramassés, marquant ainsi une récidive terrifiante dans la zone. À Kasumbalesa, la peur ne se cache plus, cette cité, pourtant poumon économique stratégique de la République Démocratique du Congo grâce à sa frontière, semble s’enfoncer dans une spirale de violence que rien ne semble freiner: « Nous ne dormons plus que d’un œil. Passer par la courbure est devenu un risque mortel », confie un habitant sous le choc. La répétition de ces incidents au même endroit soulève des questions sur la surveillance de ce périmètre spécifique, désormais perçu par les résidents comme une zone rouge. Devant la gravité de la situation et l’indignation qui gagne la rue, le gouvernement provincial du Haut-Katanga est désormais au pied du mur. Selon des sources proches du gouvernorat, des mesures de sécurité exceptionnelles sont actuellement à l’étude. Alors que l’enquête commence pour identifier la victime et les circonstances de son décès, les regards sont tournés vers les autorités sécuritaires. Une question demeure sur toutes les lèvres , quand s’arrêtera cette série noire qui endeuille Kasumbalesa ? Daniel faray
RDC : Ouverture du procès du Lieutenant-Général Philémon Yav devant la Haute Cour militaire
En République Démocratique du Congo, le procès du Lieutenant-Général Philémon Yav s’ouvre ce vendredi 19 décembre 2025 devant la Haute Cour militaire. Ce haut gradé des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), a notamment commandé la 2ᵉ région militaire dans le Haut-Katanga avant d’assurer la direction de la 3ᵉ zone de défense, dans l’Est du pays, jusqu’à son arrestation. Poursuivi par l’auditorat général des FARDC, l’officier général fait face à de lourdes accusations réparties en deux dossiers distincts. Dans le premier volet de l’affaire, Philémon Yav est poursuivi pour trahison ; incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline. Dans le second dossier, il comparaît aux côtés d’un co-prévenu, Issa Shauri Chibogo, sous les chefs d’accusation de trahison ; participation à un mouvement insurrectionnel. Cette audience marque une étape clé dans le traitement des dossiers de sûreté de l’État et de discipline au sein du commandement militaire en RDC. Daniel Faray
Drame de Kasumbalesa : Mesures de sécurité drastiques et enquêtes ouvertes après la découverte de 13 corps
À la suite de la macabre découverte de 13 dépouilles au quartier Whisky, les autorités urbaines de Kasumbalesa passent à l’offensive. Entre enquêtes judiciaires et nouvelles régulations pour les motocyclistes, la ville se mobilise pour stopper une série d’assassinats qui endeuille la région. Contacté par notre rédaction, le maire de Kasumbalesa, Maître André Kapampa, a officiellement confirmé l’ampleur du drame. Il a précisé que le parquet a immédiatement ouvert des enquêtes judiciaires afin de faire toute la lumière sur ces crimes et d’identifier les auteurs de cette tuerie.Pour répondre à l’urgence de la situation, un conseil urbain extraordinaire de sécurité s’est tenu le mercredi 17 décembre 2025 sous la présidence de l’autorité urbaine, débouchant sur un plan de sécurisation renforcé. Face au mode opératoire des malfrats, qui ciblent principalement les conducteurs de taxis-motos, des mesures de prévention rigoureuses ont été édictées. Selon Manassé Von Lili, assistant du maire, ces nouvelles consignes visent à briser l’isolement des victimes potentielles: Un recensement de tous les motocyclistes opérant dans la zone sera effectué. Il est désormais interdit de circuler sur de longs trajets sans être accompagné d’un convoyeur. Pour toute destination jugée à risque, le motocycliste a l’obligation de se faire photographier avec son client avant le départ. Une recommandation stricte est faite aux conducteurs de ne consommer aucune nourriture ou boisson offerte par les clients , pour éviter les cas d’empoisonnement ou de sédation. Le respect scrupuleux des heures de service sera désormais surveillé. Les conducteurs sont appelés à collaborer étroitement avec la justice en signalant tout comportement ou individu suspect. L’émotion suscitée par cette affaire dépasse les limites urbaines. La gravité de la situation a alerté les autorités provinciales, l’arrivée du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga Martin Kazembe Shula devient impératif a-t-on appris. Ce déplacement vise à évaluer l’efficacité des mesures prises et à apporter un soutien logistique supplémentaire aux forces de l’ordre locales. En attendant les conclusions de l’enquête, un climat de prudence extrême règne dans la cité frontalière, où chaque habitant espère que ces mesures permettront de restaurer durablement la paix. Rédaction
Haut-Katanga : Horreur à Kasumbalesa, 13 corps découverts au quartier Whisky, un rescapé brise le silence
Dans la province du Haut-Katanga, une découverte macabre a secoué la ville de Kasumbalesa ce mercredi 17 décembre 2025. Au moins 13 corps sans vie ont été retrouvés dans un site isolé du quartier Whisky, situé à environ 7 kilomètres du centre urbain. Ce drame met en lumière l’insécurité persistante dans les zones périphériques de la province. L’alerte a été donnée par un homme qui revient de l’enfer. Victime d’une agression brutale, ce motocycliste a survécu à une tentative d’étranglement perpétrée par des malfrats. Après l’avoir dépouillé de sa moto, les assaillants l’ont abandonné dans cette zone reculée, le croyant mort. C’est le récit de ce rescapé qui a guidé les autorités vers le lieu du crime, révélant l’ampleur de l’horreur. Sur place, les autorités ont fait face à une scène de désolation. Parmi les 13 victimes dénombrées figurent quatre motocyclistes et une femme qui ont pu être formellement identifiés. Plusieurs autres dépouilles ont été retrouvées dans un état de décomposition très avancée, réduites pour certaines à l’état de squelettes, ce qui laisse supposer que ces crimes étaient commis sur une période prolongée. Le maire de Kasumbalesa, Maître André Kapampa, a confirmé que le parquet avait été saisi et qu’une enquête judiciaire était officiellement ouverte pour identifier les auteurs de ces crimes odieux. La population de Kasumbalesa reste sous le choc, après cet événement pathétique . #GO
Haut-Katanga : Plus de 400 interpellations à l’approche des fêtes lors de l’opération Ndobo
Le Haut-Katanga a connu une nuit d’opérations intenses de police dans le cadre de l’opération Ndobo. Ces bouclages ciblés, menés dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre 2025, ont abouti à l’interpellation de plus de 400 personnes. Le Commissaire divisionnaire Blaise Mbula Kilimbalimba, commissaire divisionnaire de la Police Nationale Congolaise , a supervisé l’opération et précisé la répartition des arrestations, avec une centaine de présumés malfrats interpellés à Kasumbalesa et plus de 300 personnes arrêtées à Lubumbashi dans la Commune Kenya. L’objectif principal de ces actions est de lutter contre le banditisme urbain et d’assurer la quiétude de la population à l’approche des fêtes de fin d’année. Daniel Faray
Haut-Katanga : La ministre de l’ESU suspend le comité de gestion du CRAA de Lubumbashi pour aliénation de patrimoine
La ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Professeure Marie-Thérèse Sombo, a pris une décision majeure impactant la gestion du Centre de Recherche Agro-Alimentaire (CRAA) situé à l’entrée de la ville de Lubumbashi. Par un arrêté signé le 12 décembre 2025, les membres du comité de gestion du CRAA ont été officiellement suspendus de leurs fonctions.Cette mesure fait suite à de graves accusations portées contre les trois responsables. Il s’agit de : Jules Nkulu Mwine (Directeur Général), Sylvestre Kabala Kaleba (Secrétaire), Odette Kabamba wa Banza (Finances).L’arrêté ministériel est explicite, faisant état d’indices sérieux de culpabilité à charge du comité de gestion pour aliénation du patrimoine immobilier du CRAA, ce qui correspond à une présumée vente ou cession illégale de biens immobiliers appartenant au centre. Parallèlement à la suspension, la ministre Sombo a immédiatement pourvu au remplacement de l’équipe dirigeante. Un nouveau comité de gestion a été nommé à titre intérimaire. Ce nouveau comité est composé des personnalités suivantes : Professeur Olivier Ehanga Bomolo, Professeure Florence Kampemba, Professeur Élie Mukuna. Cette décision vise à garantir la continuité administrative du centre pendant que les enquêtes sur la gestion du patrimoine se poursuivent. Daniel Faray
Haut-Lomami: La révolte de la population face à la motion qui vise le gouverneur
La population de Kamina se révolte contre la motion de défiance à l’Assemblée Provinciale pour la destitution du Gouverneur BANZA MULUME Marmon. En effet, depuis les premières heures de ce vendredi 12 décembre 2025, les activités de la ville de Kamina étaient fragilisées par un affrontement entre la population et les éléments de la Police. Tout est parti d’une plénière au cours de laquelle les députés provinciaux reprochaient au chef de l’exécutif provincial du Haut-Lomami la megestion, tandis que la population voit en lui l’homme providentiel pour le développement de ladite province, longtemps restée à la traîne à cause de la haine et des conflits internes entre les communautés de base. Après un sit-in devant le bureau de l’Assemblée Provinciale et échange franc avec le patron de l’organe délibérant du Haut-Lomami, les récipiendaires se sont dispersés et le climat est revenu à la normale. C’est une affaire à suivre. Willy NZAM Fils