Dans la salle de conférence de l’institut Français s’est tenu un point de presse du festival Dezetoiles, le mardi 11 mars 2025. Une rencontre organisée en vue de rappeler en amont le bien fondé et le canevas de cette manifestation prévue ce samedi 15 mars prochain. Prenant la parole en premier, le Directeur artistique de ce festival, Kaizer KABUYA, a de prime abord signalé qu’il s’agit de la 4ème édition dont le thème est Résonnance. Elle est axée sur une musique assistée par ordinateur et sur scène. Musique assistée par ordinateur À l’ère du numérique, la musique peut-être numérisée. Il est impérieux d’apprendre aux artistes comment ils peuvent faire de leur musique un véritable business à travers l’internet afin de promouvoir l’industrie musicale en République Démocratique du Congo en général et dans le Haut Katanga en particulier. Musique sur scène Elle se passera sur scène sous les yeux et appréciations du public qui sera présent. Les artistes devront prouver aux spectateurs la maîtrise des faits scéniques dans les installations de l’institut Français qui est partenaire de cet événement culturel en collaboration avec le centre d’art Biasasa. Les têtes d’affiche de ce rendez-vous culturel sont entre autre, Ted Smith de Lubumbashi et Dan WAKA de Goma. Ils accompagneront d’autres jeunes qui, pour la toute première fois seront découverts par un grand public comme l’actuelle étoile montante de la musique urbaine Phenoboy, connu grâce à un clip qu’il a eu avec RJ Kanierra sous la médiation des organisateurs de ce festival a fait savoir Kaizer. L’objectif de ce festival reste l’échange culturel, le partage de bonnes valeurs et la découverte de nouveaux talents. Alfred MWEHU
Situation sécuritaire en RDC : Moïse Katumbi favorable à la démarche de la CENCO et l’ECC
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’église du christ au congo (ECC) ne sont pas restées indifférentes face à la situation sécuritaire qui prévaut en République Démocratique du Congo. Soucieux de la cohésion nationale, les responsables de ces deux structures d’appui à la paix ont ainsi amorcé les consultations depuis la chute de goma par les rebelles du M23 et AFC de Corneille Nanga. Les émissaires de l’église catholique et protestante ont pris langue avec les présidents de RDC Félix Tshisekedi et du Rwanda Paul Kagame, ainsi que quelques acteurs politiques de l’opposition, notamment Moïse Katumbi et les cadres de sa famille politique Ensemble pour la République ce dimanche 16 février 2025 à Bruxelles (Belgique). À l’issue de cette rencontre, le camp de l’opposant Katumbi s’est affiché favorable à cette initiative : « Depuis l’accord de la Saint Sylvestre en 2016 jusqu’au forum pour la réconciliation Katangaise en 2022, en passant par les accords de Genève en 2018 et les consultations d’octobre 2020 pour « sauver la Nation », chaque fois que l’appel à la paix, à l’unité, à la réconciliation et au vivre ensemble retentit, Moïse Katumbi répond présent sans jamais hésiter à mettre de côté son intérêt personnel pour privilégier le bien commun. Cet engagement, il le poursuivra sans faille ! » précise Olivier Kamitatu son porte-parole. » C’est pourquoi il soutient et encourage les consultations des chefs des Églises en faveur de la tenue d’un dialogue essentiel qui permettra de remettre la République Démocratique du Congo sur les rails. Ensemble Pour la République s’engage fermement à assumer ses responsabilités au service de l’intérêt supérieur de notre nation » renchérit Kamitatu. Bien avant cette rencontre, les sources humanitaires ont affirmé l’incursion des rebelles du M23 dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu, une information non encore confirmée par le gouvernement congolais. Daniel faray
Haut-Katanga : Jacquemin shabani casse la décision destituant le Vice-Gouverneur
Dans la province du Haut-Katanga s’observe une forme de bras de fer entre l’organe délibérant et le vice-gouverneur Martin Kazembe. Dans une session extraordinaire convoquée il y a peu, le numéro deux de l’exécutif de cette partie de la République Démocratique du Congo courait une déchéance. Des questions d’ordre juridique se sont ainsi invitées pour contester la procédure mais également son aboutissement. Quelques semaines après, le patron de la territoriale a, dans un télégramme, rebondi pour couper court à ce conflit entre les deux parties. Jacquemin Shabani a ainsi qualifié le dossier de destitution du vice-gouverneur Martin Kazembe par l’Assemblée provinciale de cavalière. Dans sa lettre du 08 février 2025 envoyée au président de cet organe délibérant Michel Kabwe , le VPM Shabani Jacquemin affirme que la décision soulève des questions juridiques, des procédures irrégulières et menace la stabilité de la province. Ce membre du gouvernement Judith Suminwa rappelle que les moyens de contrôle de l’Assemblée provinciale sur le gouvernement provincial sont encadrés par la loi n°08-012 du 31 juillet 2008 portant principe de la libre administration des provinces mais aussi l’article 161 du règlement intérieur de l’Assemblée provinciale : « Ces dispositions ne confèrent en aucun cas à l’Assemblée provinciale le pouvoir de destituer un membre du gouvernement provincial pour des actes posés avant l’exercice de ses fonctions sauf dans les cas expressément prévus par la loi », a-t-il écrit. Il a par la même occasion précisé que : «En l’espèce, aucune disposition légale ne prévoit la déchéance d’un membre d’un gouvernement pour des faits commis en dehors de sa fonction, conformément au principe général du droit selon lequel « toutes choses étant égales par ailleurs ». Ainsi donc le Vice-premier ministre de l’intérieur et sécurité confirme que « la décision de destitution prise par l’Assemblée provinciale est donc contraire à ce principe et aux textes en vigueur en République Démocratique du Congo ». Pour rappel, les députés provinciaux ont pris la décision de destituer le Vice-gouverneur Martin Kazembe suite à la signature de l’arrêté du 11 Novembre 2023 portant désaffectation d’un espace public de l’Etat situé au quartier Baudouin dans la commune de Lubumbashi, d’une superficie de 1 hectare 30 ares au profit du pasteur Léonard Lambalamba de l’église viens et vois. Daniel Faray
Haut-Katanga: Décès inopiné du député et opérateur économique Nazem Hodroj Nazembe
Connu pour sa passion pour le football et l’économie, le député et promoteur du groupe de presse Malaïka TV, Nazem Hodroj Nazembe est décédé, mercredi 05 février 2025. La nouvelle a été annoncée dans la matinée de ce jeudi 06 février par son média de Lubumbashi à travers un communiqué publié sur ses réseaux sociaux officiels. Cette annonce au public ne précise tout de même les causes de la mort de cet opérateur économique dans l’espace grand Katanga. Nazem laisse derrière lui des centaines de travailleurs dans ses entreprises médiatique, commerciale, et autres. Il était de son vivant président honoraire du Football Club St Eloi Lupopo de Lubumbashi. Alfred MWEHU
Agression rwandaise: Des manifestants en furie mettent à sac des ambassades à Kinshasa
Le visage de Kinshasa ce mardi 28 janvier 2025, était celui de ressentiment suite à l’incursion du M23-RDF à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Des manifestants ont envahi les artères de la capitale, déversant leur colère. Quelques ambassades étaient les cibles de cette cohorte. En toile de fond, la dégradation de la situation sécuritaire à l’Est du pays, plus particulièrement au Nord-Kivu, dont le chef-lieu est depuis peu le théâtre des violents affrontements entre d’une part les forces loyalistes et les forces d’autodéfense Wazalendo et d’autre part les rebelles du M23 appuyés par le Rwanda. Les ambassades du Rwanda, du Burundi, de la Belgique, de la France et des États-Unis d’Amérique ont été mises à sac lors de ces manifestations. En outre, le pillage et le vandalisme des résidences privées, dont celle de l’ancien Président du Sénat Léon Lengo ont été enregistrés. Une situation que déplore Jean-Noël Barrot, ministre français des affaires étrangères : « L’ambassade de France à Kinshasa a été attaquée ce matin par des manifestants. Un incendie, désormais maîtrisé, a été provoqué. Ces actes sont inadmissibles » déclare-t-il. Le commissaire divisionnaire de la police de Kinshasa, Blaise Kilimbalimba a déclaré que la présence de ses hommes sur le lieu de la manifestation était pour protéger la population et ses biens. Ces manifestations interviennent un jour après celles des étudiants de l’Université de Kinshasa qui ont protesté contre la même cause. Alfred MWEHU
Lubumbashi : Ensemble pour la République hausse le ton après l’arrestation de son membre
La première force politique de l’opposition de RDC, Ensemble pour la république exprime son indignation après l’arrestation d’un membre de ce parti. Jean-Claude Ndala Muselwa s’est heurté à la filature de l’agence nationale de renseignements (ANR) depuis le samedi 21 décembre. Il a été conduit dans la geôle de ce service alors qu’il revenait de la commémoration du 5ème anniversaire du parti de Moïse Katumbi, à en croire un communiqué de la coordination du Haut-Katanga du parti Ensemble pour la République. Le signataire de la note, le député Calixte Mukasa, explique que ce jeune a été conduit à l’ANR Lubumbashi depuis le jardin zoologique de la ville cuprifère. « Nous dénonçons et condamnons avec la dernière énergie ces actes barbares qui violent le prescrit des articles 8, 17 et 23 de notre constitution. Exigeons la libération immédiate et sans condition de notre camarade », indique Calixte Mukasa. Ce parti exige également la restitution par les services des renseignements du véhicule de Amisi Sudi interfederal de la jeunesse emporté le même jour. Daniel Faray
Fungurume: La reforestation est aussi une priorité pour le bourgmestre Leusaint Kaleng Ntamb
Fungurume, une entité au cœur de l’activité minière intériorise de nos jours la priorité qu’il faut accorder à la préservation de l’environnement, ceci grâce au leadership de son bourgmestre, Leusaint Kaleng Ntamb. La politique environnementale de Fungurume fait ses preuves grâce à l’implication des partenaires de cette commune, à l’instar de l’entreprise minière Tenke Fungurume Mining TFM. L’enjeu du 05 décembre, journée nationale de l’arbre était celui de planter 2500 arbustes afin de lutter contre le réchauffement climatique à Fungurume, et ceci sera rendu possible en misant sur un engagement concret pour la reforestation, en mettant à contribution ceux qui partagent la maison commune de Fungurume. L’entreprise minière Tenke Fungurume Mining s’illustre de plus en plus écologique et pose des actions en appui aux décideurs de cette entité de la province du Lualaba. En cette journée de l’arbre au pays, l’autorité municipale a reçu symboliquement de son partenaire TFM une plantule. Leusaint Kaleng, aux côtés du Directeur général adjoint et du Chef des opérations de TFM en compagnie de leurs agents, tous ont planté un arbre, un exemple qu’ils ont prêché pour que Fungurume se mette à l’abri des activités humaines qui peuvent la détruire. Cet engagement de la commune de Fungurume fait d’elle, une actrice active qui porte la vision environnementale du Chef de l’État Félix Tshisekedi et de la gouveneure du Lualaba Fifi Masuka.
LubumFestDoc: Un cinéma qui va vers le public
Initié pour promouvoir dans un premier temps les films documentaires congolais, LubumFestDoc est un festival de promotion du cinéma qui va allumer ses projecteurs du 03 au 06 décembre prochain. À cet effet, un point de presse a eu lieu à l’Institut français de Lubumbashi, ce vendredi 29 novembre 2024. Intéressé par ce projet, le Directeur de l’Institut français, Thomas De Douhet qui était présent à cette rencontre, a salué cette initiative de Fils Ngeleka, réalisateur et assistant au département des arts du spectacle de l’Université de Lubumbashi. Il a décrié le manque d’infrastructures modernes qui handicape le cinéma en République Démocratique du Congo en général et à Lubumbashi en particulier. Fils Ngeleka a souligné l’importance de créer à Lubumbashi un véritable écosystème du film documentaire, en favorisant la production, la diffusion et la formation. Les deux animateurs de ce point de presse sont revenus tour à tour sur la difficulté d’atteindre le public lushois qui semble indifférent envers ce septième art. « Nous savons tous que c’est à peine que le public de Lubumbashi s’intéresse au cinéma local, voire congolais. D’où il faudrait des stratégies pour atteindre tous les coins possibles de cette partie sud de la RDC. C’est ainsi que nous parlons d’un CINÉMA QUI VA VERS LE PUBLIC. Nous irons vers les spectateurs même si le mois de décembre est confronté à de fortes pluies, chose qui ne nous permettra pas de faire des projections un peu plus dans les périphéries » a affirmé Fils Ngeleka. Pour ce qui est du résultat du récent appel à candidature lancé par les organisateurs de ce gala, trois films congolais ont été retenus dont deux de Kinshasa et un de Goma. Aucun cinéaste de Lubumbashi n’a répondu favorablement à cet appel. Le Festival propose toutefois une sélection de films en provenance de différents pays en l’occurrence la France, le Gabon, le Burundi, le Maroc, les États-Unis et le pays hôte, la RDC. Alfred MWEHU
Rénouvellement du permis de conduire: La CNPR pose les conditions d’obtention
Sept ans après l’absence du permis de conduire biométrique, celui-ci a été renouvelé cette fois-ci avec puce par le ministère de transports, depuis le lundi 25 novembre 2024. À Lubumbashi, les chauffeurs n’ignorent pas l’importance de cette pièce d’identité. Ils ont tout de même manifesté leur inquiétude sur la formalité d’obtention dont ils entendent parler. L’obtention de ce permis est conditionnée à la réussite aux examens théoriques et pratiques que va organiser dans les prochains jours la Commission Nationale de la Prévention Routière. Rencontré à ce sujet, le chef d’antenne de la CNPR Lubumbashi, a précisé certaines lignes de conduite notamment les formations de recyclage. « Ces formations vont concerner les privés et les conducteurs de transports en commun qui utilisent les voitures manuelles. Les notions de code de la route seront enseignées pour prévenir les accidents de circulation. Il y aura un questionnaire qui constitue la partie théorique et le terrain qui est la pratique proprement dite » a affirmé Symphorien MWAMBA Kayembe. À propos du manque à gagner chez les transporteurs à cause du temps à consacrer pour ce recyclage, Symphorien Mwamba a argué en ces termes, « Le temps sera court que possible pour ne pas perturber les travailleurs. D’ailleurs les chauffeurs qui ont déjà la notion du code de la route n’auront qu’un temps de recyclage et ne passeront pas par les théories ». Ce permis de conduire biométrique a pour objectif d’améliorer la sécurité routière, de réduire les accidents de la circulation et de promouvoir le respect du code de la route, a-t-il renchéri. Alfred MWEHU
Lubumbashi: La Lucha s’insurge contre la révision de la constitution
En désaccord avec le changement de la constitution en République Démocratique du Congo, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement a officiellement lancé des opérations de grandes envergures, mardi 19 novembre 2024. La section de Lubumbashi s’est réunie pour donner les lignes directrices des marches pacifiques qu’elle organisera sur l’ensemble du territoire national. Pour Duc Mbuyi, s’il y a des gens qui veulent toucher à la constitution, c’est parce qu’il y a anguille sous roche, soit des intérêts politiques qui priment. « L’article 220 limite le mandat du Président de la République. Puisqu’on veut changer les textes, on veut toujours passer par ce même article pour nous soumettre au referendum. Nous en tant que citoyen congolais, en tant que LUCHA disons non à la révision de la constitution » a déclaré ce militant de LUCHA avant d’être paraphrasé par un autre membre qui a procédé à la lecture du communiqué. « La LUCHA exprime sa ferme opposition aux manœuvres sournoises et irresponsables du Président Félix Tshisekedi et son parti politique de vouloir modifier la constitution dans l’objectif de se maintenir au pouvoir au-delà de deux mandats. La constitution de la République Démocratique du Congo dans son état actuel est les fruits de luttes ardues et des sacrifices énormes de plusieurs congolais dont les militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS parti au pouvoir). Toute tentative de la modifier pour se faire des intérêts d’un régime corrompu, incapable et répressif, constitue une trahison envers la nation et ses martyrs » a lu Japonais Kabamba. Quant à l’analyse des récents discours de Félix Tshisekedi à Kisangani et à Lubumbashi, Lucha a rappelé au garant de la nation qu’il avait promis de respecter cette constitution lors de son investiture malgré qu’il la qualifie aujourd’hui « d’étrangère ». De plus, il l’accuse à tord qu’elle impose de céder une partie du territoire national aux étrangers. D’après ce mouvement citoyen, ceci n’est que le reflet de l’ignorance et d’une tentative de manipulation. Le mouvement Lutte pour le Changement LUCHA a également rappelé au Président de la République que les travaux préparatoires de l’élaboration de la constitution de la RDC ont été conduits jadis par des congolais dont certains sont encore en vie. Conformément à l’article 64 de la constitution, Lucha a ainsi déclaré une offensive démocratique et populaire pour la défense de la constitution avec une série d’actions citoyennes sur toute l’étendue de la RDC à partir du mercredi 20 novembre 2024, comme elle l’a fait sous le régime du Président Joseph Kabila à l’issue de son second mandat en 2016 jusqu’en 2018. Alfred MWEHU