Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi est attendu ce samedi 16 novembre 2024 dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-katanga. À cet effet, plusieurs militants de sa famille politique sont mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux. Lors de son séjour dans cette province cuprifère, le chef de l’État tiendra trois grandes activités, d’après le gouvernement provincial que dirige le gouverneur Jacques kyabula Katwe. À son arrivée, le Président de la République tiendra un meeting populaire à la Place Moïse Tshombe. Après l’étape de Lubumbashi, le chef de l’État sera dans la cité frontalière de Kipushi, située à plus de 30 kilomètres de la deuxième ville de la RDC dimanche 17 Novembre 2024. Félix Tshisekedi va clôturer son séjour par l’inauguration du nouveau siège de l’assemblée provincialle du Haut-katanga le lundi 18 novembre prochain. Des milliers de personnes, membres de partis politiques de l’Union sacrée, la plateforme qui soutient le président Félix Tshisekedi, se sont massées samedi sur la place de la Poste dans la ville de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, où le chef devra s’adresser à la population congolaise. Daniel Faray
RDC: La réaction du Ministre de l’Intérieur après l’interpellation musclée de Sesanga
La brutalité exercée sur l’opposant Delly Sesanga, lors de sa brève interpellation le jeudi 14 novembre 2024 à Kinshasa indigne ses pairs.La clameur publique n’a pas tardé d’alimenter les réseaux sociaux, pointant du doigt le régime en place d’instaurer une dictature. Le patron de la territoriale, Jacquemain Shabani n’a pas tardé de fixer l’opinion sur les motivations qui ont conduit à l’inévitable. Pour le ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, la manifestation de Delly Sesanga et autres acteurs tant politiques que de la Société civile « n’était pas annoncée. Les autorités municipales n’étaient pas informées ». « Nous regrettons qu’on en soit arrivé à des voies de fait. L’idéal est d’annoncer pour que les dispositions soient prises », rappelle Jacquemain Shabani. Une occasion pour Jacquemain Shabani d’appeler les hommes en uniforme à la tolérance envers les acteurs politiques : « Nous sensibilisons nos Forces de l’ordre au strict respect des droits et libertés des uns et des autres. Je me suis personnellement employé à me rassurer que Delly Sesanga soit en sécurité et recouvre sa liberté. Bien que, j’ai essayé de l’atteindre au téléphone, mais je n’ai pas pu l’avoir ». Les conditions d’interpellation de Sesanga sont indignes, outre que ce dernier n’a manifesté aucune résistance et rien ne pouvait justifié qu’il soit saisi par ses vêtements pour être bousculé comme un malfrat , estiment d’aucuns. Daniel Faray
RDC : Le Secrétaire général du parti Envol tacle Kabuya et Jacquemain Shabani après l’interpellation de Sesanga
La manifestation pour barrer la route à un probable changement ou révision de la constitution de RDC, a coûté une interpellation brutale à l’opposant congolais Delly Sesanga. Si certains y voient un ancien député humilié publiquement par les forces de l’ordre, Augustin Kabuya secrétaire général du parti au pouvoir y voit les choses autrement. Pour lui : « Delly Sesanga a été évacué pour sa sécurité » ajoutant qu’au « rond-point victoire où il était, (le malheur) pourrait lui arriver et être amputé au pouvoir en place, la Police a joué un rôle important » a-t-il révélé. Un argument mal digéré par Me Rodrigue Ramazani Secrétaire général du parti Envol. Ce dernier estime que : « Toute personne sensée doit condamner cette brutalité policière. Prétendre protéger Sesanga, alors que sa lutte contre un 3ᵉ mandat de Tshisekedi inspire le peuple et fait vaciller ce régime incompétent. Honte à vous ! Pris de peur, le pouvoir panique et montre son vrai visage ». Face à la position de Jacquemain Shabani, Vice Premier ministre de l’intérieur évoquant la non information de cette marche auprès des autorités compétentes, Me Rodrigue Ramazani fixe l’opinion, évoquant le contraire : « La légèreté dans la gestion des affaires publiques est très alarmante. Trouvez ci-dessous la lettre d’information et les accusés de réception des autorités concernées. Le VPM a menti au peuple. Un Parlement sérieux l’aurait déjà interpellé et voter une motion de défiance », s’est-il indigné. Aussitôt libéré, l’opposant Sesanga a promis de continuer la lutte pour barrer la route au processus de la révision constitutionnelle. Daniel Faray
RDC : Moïse Katumbi indigné de l’interpellation musclée de Delly Sesanga
Changement ou révision de la constitution en République démocratique du Congo, un sujet qui ne fait pas l’unanimité entre l’opposition, la majorité au pouvoir, les acteurs de la société civile y compris l’église catholique. Depuis peu des voix s’élèvent du côté de la mouvance présidentielle, notamment le parti au pouvoir UDPS pour soutenir l’idée ouvertement annoncée par le chef de l’État congolais dans un meeting populaire tenu à Kisangani dans la province de la tshopo. Non favorable à cette proposition du camp de l’Union sacrée pour la nation, une frange de l’opposition entreprend déjà les manifestations contestataires pour barrer la route à cette manœuvre. Ce jeudi 14 novembre 2024 à Kinshasa, l’initiateur du sursaut national contre le changement de la constitution Delly Sesanga et ses partisans étaient sur la rue pour protester pacifiquement contre toute tentative visant un changement ou une révision de la loi fondamentale de RDC. Cette initiative de l’ancien candidat président de la République aux élections de 2023 , lui a coûté une interpellation musclée par les éléments de la police nationale congolaise. Les indignations fusaient de partout, dénonçant le musèlement des activités de l’opposition sur le territoire national. Moïse Katumbi par exemple, a mal digéré l’arrestation de son ancien compagnon de lutte lors de la campagne présidentielle de décembre dernier 2023. « La défense de notre Constitution est désormais criminalisée ! L’arrestation de Delly sesanga constitue une étape supplémentaire alarmante dans la dérive totalitaire du pouvoir. J’exprime ma plus vive indignation et j’appelle Félix Tshisekedi à retrouver le bon sens et à libérer le président d’Envol et tous les autres prisonniers politiques. Persécuter les opposants pour changer la Constitution en vue de conserver le pouvoir est une erreur tragique qui emporte toutes les dictatures » a-t-il ponctué. Quelques heures après, le président du parti Envol a été libéré, appelant les kinois à une grande manifestation prévue le 16 décembre 2024 à Kinshasa pour la même cause. Daniel Faray
Fungurume : Les leaders communautaires participent à l’élaboration du plan annuel d’investissement pour 2025
Soucieux d’impulser le développement de son entité et de veiller au bien-être de ses administrés, particulièrement ceux qui sont impactés par l’activité minière, le bourgmestre de Fungurume Leusaint Kaleng Ntamb a présidé durant 2 jours par le biais du Comité local de développement, les séances de consultations de la population, en vue de l’élaboration du plan annuel d’investissement pour l’exercice 2025. Du jeudi 07 novembre au vendredi 09 novembre, sous la direction de Yubi Umba Ndolo, le Comité local de développement a pris langue avec les leaders communautaires de 12 cellules du Quartier Dipeta et ceux de 13 cellules du Quartier Costaud de Kelengile pour recueillir les vrais besoins en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. Lors de ces séances de travail, les experts en développement, par leur écoute appuyée, ont pu recueillir les propositions des représentants des communautés de Dipeta et de Kelengile, qui se résument comme suit: L’accès à des services de santé de qualité, l’éducation adéquate, les infrastructures routières en bon état, les moyens de transport efficaces, la sécurité renforcée, l’urbanisation des zones non conformes à la régulation, l’approvisionnement en eau potable, ainsi que le renforcement des services d’électricité. Ce cadre d’échange entre experts en développement et représentants des communautés locales constitue donc un pilier pour le développement durable d’une entité et permet aux décideurs de réaliser des projets qui répondent aux besoins réels de leurs administrés.
RDC : Katumbi compte sur Donald Trump pour la paix à l’Est de son pays
L’élection brillante de Donald Trump à la tête des Etats d’Amérique absorbe l’actualité du monde.Les médias en parlent, les acteurs politiques mais également quelques chefs d’États qui n’ont pas tardé de lui présenter officiellement les encouragements et messages des félicitations après sa victoire historique face à la démocrate Kamala Harris, lors de la présidentielle du mardi 05 novembre 2024. Plusieurs personnalités ont à cet effet promis une collaboration avec le nouvel homme fort américain. C’est le cas du Président de la RDC et quelques acteurs politiques de l’opposition congolaise. C’est l’exemple du challenger de Tshisekedi à la présidentielle de décembre 2023, Moïse Katumbi qui compte sur le nouveau chef d’État américain pour la restauration de la paix en République démocratique du Congo, qui fait face à une agression des groupes armés depuis de décennies. « Votre retour à la Maison Blanche comme 47ème Président des Etats-Unis suscite un grand espoir pour le monde menacé par le recul de la démocratie, la montée de l’autoritarisme et la guerre, comme c’est le cas en RDC. Vous êtes la preuve que le courage, l’abnégation et la détermination permettent de venir à bout de toutes les épreuves. Je vous souhaite plein succès pour votre mandat », a écrit Moïse Katumbi sur ses différentes plateformes numériques. Pour rappel, cette élection est la deuxième en moins de 10 ans pour Donald Trump après son premier mandat de 2016 à 2020, devenant ainsi 47ᵉ président élu des États-Unis d’Amérique, un pays considéré comme la première puissance mondiale. Pour sa seconde location à la maison Blanche, certains observateurs attendent voir les actions de ce dernier face aux défis environnementaux, économiques et les conflits armés dans plusieurs régions du monde comme la République démocratique du Congo et l’Ukraine. Daniel Faray
Lubumbashi: Le mouvement Syreine en sit-in contre la pollution de l’air
Les membres de la Synergie des Intelligences pour la Refondation de l’État et de l’Éveil dans la Nation ont fait du porte-à-porte avant d’atteindre la cible. La population et les forces vives de Kimbeimbe qui constituaient la délégation sont descendues dans la rue, samedi 02 novembre pour protester contre la pollution de leur environnement. Ces manifestants pointent du doigt accusateur la société Mining Ennering Service qui, dans son exploitation dégage une odeur qualifiée de toxique par la population. Devant les installations de cette entreprise, Fiston Nsala qui dirigeait la délégation a lu le mémo. « Nous population riveraine du quartier Kimbeimbe, venons dénoncer avec la dernière énergie la pollution de l’air(écho système) par la société Mining Engineering services dont nous sommes victimes depuis plusieurs jours, mois et années. Malgré nos multiples rappels, avertissements et interpellation envers la société, qui du reste est insensible à nos cris de détresse, sans compassion à l’égard de cette pauvre population victime de nombreux abus causés par ladite entreprise » peut-on lire dans ce mémorandum. Ces manifestants ont sur place immédiatement exigé : « L’arrêt immédiat de cette usine qui s’adonne à la prolifération des produits toxiques qui du reste constituent un danger sociétal et humanitaire. L’indemnisation des préjudices causés par cette entreprise. Aux décideurs, acteurs politiques, société civile et association de protection et de la promotion de l’environnement d’être non seulement derrière cette population mais aussi à l’écoute de celle-ci en désarroi » ont-ils écrit. Le représentant de la société accusée a reçu ce mémo et a promis de le remettre à qui des droits. Le quartier Kimbeimbe issu du village Makolongulu est depuis un temps une entité industrielle. La population décrie sans cesse l’exploitation des entreprises qui l’expose à la pollution. Alfred MWEHU
Best View Awards: Restitution de la 1ère édition et perspectives
Après la tenue de la première édition du gala Best View Awards au chapiteau du Pullman Karavia le 25 octobre dernier, l’heure est à l’évaluation de ce grand rendez-vous. Les organisateurs ont donné un point de presse à Lubumbashi jeudi 31 octobre 2024. Au cours de cet échange entre les professionnels des médias, les acteurs clés de Best View Awards et le représentant de l’union nationale de la presse du Congo, les erreurs enregistrées le jour de l’événement ont été évoquées, notamment le non respect de l’heure à laquelle devrait commencer la manifestation et l’absence de certains lauréats à qui l’invitation n’avait pas été donnée. À propos des appréciations, le déplacement des membres de l’équipe vers les territoires et villes pour chercher de plus près la confirmation de certaines chaînes dont leurs candidats devraient compétir a été noté, à cela s’ajoute un jury composé des professeurs d’universités qui n’ont admis aucune complaisance dans l’analyse des contenus des compétiteurs. Après l’évaluation, l’équipe dirigeante de ce gala qui prime les journalistes, a annoncé officiellement la deuxième édition de Best View Awards. Aucune précision n’a été révélée sur le lieu et la date par les organisateurs qui ont promis de le faire dans les prochains jours devant la presse. Le directeur général de Best View, Michel Twite a confié qu’en dehors des provinces issues du démembrement du Katanga (Haut Lomami, Tanganyika et Lualaba), Kinshasa veut rejoindre ce gala. Une proposition qui sera étudiée minutieusement par l’ensemble de l’équipe, a-t-il renchéri. Alfred MWEHU
Justice : Seth Kikuni n’a pas sa langue en poche devant les juges
En République démocratique du Congo, l’acteur politique Seth Kikuni était devant les juges ce mercredi 30 octobre 2024 pour la deuxième audience de son procès qui l’oppose au ministère public. Contrairement à la première audience, l’opposant congolais est apparu, débarrassé de sa longue barbe et bien coiffé, dégageant une sérénité, à la prison centrale de makala à Kinshasa. La présentation du prévenu, le rappel des infractions qui pèsent contre ce dernier, ont laissé place à la confrontation entre les deux parties (ministère public et le collectif d’avocats de Seth Kikuni). Prenant la parole, même étant prison avec un état de santé moins stable, Seth Kikuni n’est pas resté taiseux devant les juges, et pouvait ponctuer: « Le Congo va mal parce que le grand Katanga va mal, le Congo va mal parce que les minerais du grand Katanga ne construit pas le Congo, mais plutôt les immeubles et les villas d’un groupe des gens. Pour le bonheur de mon pays, je vais continuer à sensibiliser la jeunesse de prendre sa responsabilité pour sauver le Congo dans les mains des prédateurs ». Ce procès est jugé politique par quelques membres de l’opposition et de sa famille politique Piste pour l’émergence. Seth Kikuni est resté très critique face à l’action du gouvernement central de Kinshasa suite à l’instabilité du social des congolais : « Les politiciens tiennent des discours pour diverses raisons, pour interpeller, pour éduquer, pour informer, pour inspirer, pour susciter dans le chef de la population un sentiment de satiété, de satisfaction émotionnelle et intellectuelle. Le peuple fait face à plusieurs défis. Il dort, il se réveille, le pain qui coûtait 100 FC coûte désormais 400 FC. Le dollar qui se changeait à 1200 FC, se change désormais à 2850 FC. Et ce que ce peuple attend de ses leaders, ce sont des réponses », déplore-t-il. Une première demande de la mise en liberté provisoire de cet opposant est déjà rejetée par le tribunal. Ses avocats comptent sur le respect de la procédure pour espérer l’acquittement de leur client, ont-ils fait savoir après la plaidoirie. Daniel Faray
Nord-Kivu : Guillaume Bisimwa annonce la 10ème édition du festival Amani à Goma
Près de 35.000 festivaliers de la sous region des grands lacs sont attendus à Goma pour la 10 ème édition du Festival Amani qui se tiendra du 14 au 17 novembre 2024, dont la thématique va graviter autour du bénévolat au service de la communauté. Une édition qui met en avant cette fois-ci la journée de l’entrepreneuriat. C’est le Directeur artistique du Festival Amani, Guillaume Bisimwa qui a annoncé la tenue de ce rendez-vous pour la paix au Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général major Peter Chirimwami, ce mardi 29 octobre dans une entrevue. Guillaume Bisimwa a sollicité l’accompagnement de l’autorité provinciale pour la réussite de cet événement culturel de haute facture qui met en relief la quête de la paix dans une sous région en proie à l’insécurité, « Les jeunes ont envie que cet événement soit un moment de pouvoir passer des messages de paix et de cohabitation, de développement de la région » a ponctué l’hôte du gouverneur militaire. Des grands noms de la musique sont annoncés à cette fête, notamment, Black M, Jossart N’yoka Longo, sans omettre la coqueluche du Katanga, RJ Kaniera.