Le lancement du projet de développement des 145 territoires de la RDC a ramené une lueur d’espoir dans le chef des congolais qui résident dans des contrées reculées, puisque ce projet prône le développement à la base. Parmi les 145 territoires qui fondent leurs espoirs sur ce projet, figure le territoire de Sandoa, l’un des 5 territoires de la province du Lualaba. Dans ce territoire, le plus gros défi à relever sera le manque d’emploi au sein de la jeunesse a affirmé Dieudonné Koj Zidane, président des jeunes leaders de Sandoa: « Par rapport au projet de développement des 145 territoires, nous demandons au gouvernement de le confier à la jeunesse et non à certains commerçants comme semble le relayer certaines rumeurs. Nous luttons ici à Sandoa pour encadrer la jeunesse, mais il n’y a pas d’emploi et ça nous inquiète. Nous avons ici à Sandoa des associations qui encadrent les jeunes avec comme objectif de lutter contre le chômage et la pauvreté, et ces associations peuvent mener ce projet à bon escient. Nous voulons que la jeunesse se retrouve ». Pour rappel, le coût de ce projet est estimé à environ 1,66 milliards USD et chaque territoire bénéficiera d’un paquet d’investissement prioritaire évalué en moyenne à 10 millions USD. Ce financement est reparti sur trois exercices budgétaires à hauteur de : 300 millions USD pour 2021, 700 millions USD pour 2022 et 660,1 millions USD pour 2023 respectivement, l’objectif étant de « réduire les inégalités spatiales, redynamiser les économies locales, et transformer les conditions et le cadre de vie des populations congolaises vivant dans les zones jusque-là mal desservies par les infrastructures et services sociaux de base » tel que l’a précisé le gouvernement. #Jedida Mbal
Lualaba: la Société civile ADDH hausse le ton suite à la détérioration de la voirie de Kolwezi
L’Action pour la Défense des Droits Humains ADDH regrette le délabrement de plusieurs artères de la ville de Kolwezi et ses environs. Dans un communiqué de presse publié en ce mois de mars, cette organisation de la société civile fustige le fait que depuis le début de l’année en cours, plusieurs artères principales se sont dégradées. Plusieurs avenues sont citées dans ce communiqué, notamment les avenues Katakokombe, Dominique Diur, la route de l’aéroport, la chaussée Joseph Kabila, etc. Outre la dégradation de ces avenues, l’ADDH décrie également le manque de canalisation sur certaines avenues, et la mauvaise canalisation des eaux sur d’autres. Faisant d’une pierre deux coups, l’ADDH attire également l’attention des autorités sur les embouteillages que causent les travaux d’élargissement de la route nationale numéro 39 en direction du rond-point Mwangeji. Pour prévenir d’éventuelles catastrophes, l’ADDH demande : Au ministre provincial des infrastructures d’entamer des travaux d’urgence sur les artères qui présentent des dangers de circulation pour les usagers.-Aux organisations citoyennes de la province du Lualaba de continuer d’éduquer et de sensibiliser la population à travers les médias et les campagnes sur la culture et l’assainissement du milieu. Enfin, cette organisation de la Société civile interpelle la population sur la culture de l’assainissement du milieu ainsi que la protection des infrastructures. #Jedida Mbal
RDC : Mémorandum des gouverneurs, Jérémie YAV fait sa lecture
Après la 8ème session des gouverneurs qui s’est tenue du 22 au 23 décembre 2021 à Kinshasa, les réactions des analystes politiques fusent de partout. C’est notamment celle de Jérémie Yav cadre de la société civile dans le Haut-Katanga qui a accordé une interview à notre rédaction. Alfred MWEHU: En tant que cadre de la société civile, de quel œil regardez-vous le mémorandum des gouverneurs ? Jérémie YAV: À mon sens, nous sommes dans ce jeu ou système qui veut s’enraciner. Les acteurs politiques veulent continuer à chanter à la gloire d’un individu pour leur maintien politique. C’est vrai, nous sommes dans l’article 200 de la constitution qui stipule que une ou deux fois de l’an, les gouverneurs, vice-gouverneurs, ministre de l’intérieur doivent se retrouver en conférence avec le chef de l’État. Mais vous allez sans doute constater qu’il n’y a pas de différence entre ce qui s’est passé lors de la dernière conférence tenue en date du 28 au 29 décembre 2020. La seule chose qui m’a surpris, ce qu’on a demandé pour deux ans, qu’on puisse surseoir à la motion de défiance pour faciliter la stabilité en province. Alfred MWEHU: Puisque vous avez anticipé, êtes-vous pour la surséance de cette motion de défiance ?Jérémie YAV: C’est bien beau, mais cela pourrait occasionner la malversation, la gabegie financière voire le détournement de fonds. Dans la mesure où quand le gouverneur constitutionnellement parlant est redevable envers l’assemblée provinciale, il pourrait se permettre de tout faire d’autant plus qu’il sait que pour deux ans il est dans sa stabilité. À mon avis, il y a à boire et à manger d’autant plus qu’il y a toujours à relativiser. Alfred MWEHU: Les déchéances de gouverneurs se sont accentuées ces deux dernières années. Il y a 14 sur 26 provinces qui en ont connu. Est-ce qu’il y a de quoi s’interroger sur les intérêts individuels ?Jérémie YAV : Oui ! Il y en a. Nous sommes en République Démocratique du Congo où il y a un certain Narcissisme de sauver les intérêts du consensus, conglomérat ou du cartel. Mais moi, je pense que c’est un faux fuyant quand on pense que, c’est parce qu’il y a instabilité au niveau gouvernemental que le développement n’est pas effectif. C’est faux ! C’est un problème lié au système. On peut mettre les gouverneurs de ces 26 provinces pendant 5 ans, le système est moisi. Ce n’est pas une question liée à leur absence. Ça n’a rien à voir. Et donc le gouvernement national est entrain de supposer que c’est parce que les gouverneurs ont été déchus qu’il n’y aura pas de développement. Ce qui est tout faux ! Par exemple, le gouverneur Mujey avec la province du Lualaba qui n’était qu’un district urbano-rural. Cette province a actuellement des infrastructures un tout petit peu compréhensibles comparativement à avant. Est-ce que vous pouvez rendre sa déchéance d’une institutionalité outrancière ? Regardez ce qui s’est passé dans le Tanganyika avec Zoé Kabila ! Au fond, il suffit que vous apparteniez à l’union sacrée et vous aurez toutes les oreillers du régime en place. Le gouverneur Jacques Kyabula n’en fait pas exception. Qui, à mon sens a fait une transhumance. Si ce dernier s’était maintenu dans la posture des gouverneurs précités qui n’ont pas fait de beaux yeux au système, il ne serait pas gouverneur. Alfred MWEHU: Enfin, comment trouvez vous la sollicitation des gouverneurs quant à la mise à la disposition d’un montant forfaitaire de deux millions de dollars américains destinés à meubler davantage l’actif du quinquennat du président de la République ? Est-ce un montant conséquent ?Jérémie YAV: Je pense que c’est honnêtement suffisant pour eux. Il ne faut pas que j’entre dans une polémique pour laquelle je n’ai pas qualité. Au regard de cette sollicitation, nous comptons sur l’honnêteté des exécutifs provinciaux. Le comble ce que quand nous pensons à la congolité, c’est là que nous nous posons des questions notamment celle de savoir si c’est une manière de renchérir avec la gabegie financière qui gangrène tout le pays. #Alfred MWEHU
Likasi: L’hôpital Général de Référence Daco sans infirmiers ni électricité
Plus de cinq mois déjà que la grève des infirmiers perdure à l’Hôpital Général de Référence Daco de la commune de Kikula et près de deux mois sans électricité. Ces deux problèmes majeurs minent le bon fonctionnement de cet hôpital considéré comme deuxième structure médicale en termes d’importance après Jason Sendwe de Lubumbashi dans l’espace Grand-Katanga. Les conséquences de cet état de chose sont énormes selon son médecin directeur, le Docteur Hugues Kilufia. « La population en pâtit par rapport aux soins de proximité. Elle est obligée de parcourir de longues distances pour se faire soigner et rentrer au domicile avec tous les risques possibles », déclare-t-il. De ce fait, l’Hôpital Général de Référence Daco ne génère plus de recettes. De fil en aiguille, sa morgue reste aussi fermée faute de moyens pour l’achat du carburant à alimenter le groupe électrogène qui fonctionne par intermittence. Le médecin directeur de cette structure hospitalière lance un cri d’alarme aux autorités locales, provinciales et aux personnes de bonne volonté. « Nous demandons aux autorités compétentes et même aux entreprises minières ou à quiconque soucieux de la santé de la population de nous venir en aider. Cette situation est d’autant plus criante, on n’en peut plus », lance-t-il. L’hôpital Daco présente une image d’un parent pauvre, car les malades n’y viennent plus et les salles sont quasiment désertes. Du côté de la Snel, le CDLK affirme que le transformateur qui dessert cette structure est hors usage. Les démarches sont en cours pour l’acquisition d’un autre. #Moïse LUNDA
Lubumbashi : Le député Nanou Memba réagit après l’interdiction de son meeting par la mairie
Le député national Nanou Memba a réagi ce mardi 14 décembre depuis Kinshasa face à l’annulation de son meeting prévu ce jeudi. L’élu de Kipushi reconnaît avoir tenu informé l’hôtel de ville dans un temps imparti malgré cette annulation. « Nous avons informé l’hôtel de ville dans un temps imparti. C’est au maire de nous sécuriser pour la bonne tenue de ce meeting. Le maire doit sécuriser moi et la population qui a soif d’écouter le message de leur élu. Certes qu’il a parlé de la Covid-19, mais nous avons déjà pris des précautions parmi lesquelles la distribution des masques », déclare Nanou Memba. Nanou Memba a dénommé sa rencontre Meeting de Vérité, dont le mobile est la dénonciation de la mauvaise gestion du gouvernement provincial du Haut-Katanga que lui-même qualifie d’archaïque et mafieuse. Pour rappel, c’est ce même mardi 14 décembre que le maire de la ville, Gyslain Lubaba a interdit toute marche à la grand-place de la poste pour éviter une contamination à grande échelle pendant cette période de Covid-19 qui est à sa quatrième vague en République Démocratique du Congo. #Alfred MWEHU
Haut-Katanga : Redevance minière, les mouvements citoyens veulent y voir clair
Les mouvements citoyens de Lutte pour le Changement (lucha), Filimbi ainsi que La Voix du Peuple prévoient une marche pacifique ce mercredi 09 novembre 2021 à Lubumbashi dans la capitale du cuivre en la commune de la Ruashi. De commun accord, ces jeunes seront dans la rue pour exiger la transparence dans la gestion des ressources financières issues de la redevance minière, la mise à la disposition du public du plan de développement local et le respect de la procédure de passation des marchés publics, peut-on lire dans un communiqué contresigné par ces mouvements. « La redevance minière étant une taxe pré-affectée, les bénéficiaires de celle-ci doivent l’affecter aux projets prioritaires et non à pas à la construction de leurs bureaux, au paiement des agents et autres projets », soutient Bienvenue Matanda Tshibaka partisan de Filimbi. Cette tripartite citoyenne, rappelle les autorités congolaises à une gestion orthodoxe et à la redevabilité, poursuit-il. « C’est maintenant que nous devons prendre au sérieux et savoir bien gérer ce que les expatriés payent en contrepartie de ce que la terre de nos ancêtres leur offre ». #Daniel Faray
RDC: Assassinat des journalistes, l’ong Journaliste en danger au front
Le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya a eu une séance de travail avec le secrétaire général de l’ONG Journaliste en danger, JED, ce mardi 07 septembre 2021 dans son cabinet. Etait associé à cette réunion, le porte-parole de l’état major général des FARDC. À la table des échanges, la sécurisation des journalistes dans les zones concernées par l’état de siège. « Nous avons tenu une séance de travail sur demande du ministre de la communication. Nous avons parlé de la situation de la liberté de presse, plus précisément ce que nous considérons comme la dégradation de la situation sécuritaire de journalistes, surtout à l’Est du pays dans les provinces sous état de siège », a confié Tshivis Tshivuadi, Secrétaire général de Journaliste en danger. Il y a peu, JED a tiré la sonnette d’alarme. Dans une conférence de presse, cette organisation de défense des journalistes a dénoncé ce qu’elle considère comme indifférence. C’est ainsi qu’au cours de cette séance de travail, toutes les parties prenantes ont examiné la possibilité de mettre en place un mécanisme national de protection des journalistes durant cette période d’état de siège pour assurer leur sécurité. JED a aussi proposé la création d’une plateforme d’échanges entre les journalistes et les points focaux de services concernés par la sécurité des jornalistes pour échanger des informations et aussi entrevoir la prévention de cas d’atteinte à la liberté de la presse. Ils vont non seulement étudier les voies et moyens sur comment protéger les journalistes, mais aussi prevenir contre les cas d’impunité de certaines personnes tout à fait identifiables qui constituent une menace pour les journalistes. Le secrétaire général de JED sort de cette rencontre satisfait du fait que leur cri d’alerte soit parvenu à l’autorité. Par ailleurs, le ministre Muyaya a rassuré du soutien du gouvernement qui est aussi préoccupé par ce dossier. Pour rappel, en trois mois, trois journalistes ont été assassinés et chaque jour JED reçoit des alertes de journalistes qui font objet de menaces de mort. #Félix MATUDI
Lualaba: Quand la gratuité de l’enseignement bute aux infrastructures insuffisantes au village Kyowelo
Kyowelo, un village situé à 12 km de Kolwezi dans la province du Lualaba au sud de la République démocratique du Congo. À vue d’oeil, faire de la brique est l’activité principale dans cette contrée qui avoisine une entreprise minière qui exploite le cuivre et le cobalt. L’avenir de la jeunesse de Kyowelo repose sur l’éducation scolaire qui fait face à plusieurs défis. Au beau milieu du village se trouve l’école primaire Komesha, l’unique cadre pour la scolarisation des enfants de Kyowelo. Cette institution du secteur public compte trois classes de fortune, pour tout le cycle primaire et pour toute la population à scolariser du village. Au lieu de quelques heures, une journée convient pour organiser les enseignements de la première année primaire à la sixième. Par conséquent, les jeunes de Kyowelo arrêtent leur cursus scolaire au niveau primaire faute d’infrastructures pour organiser le cycle secondaire. Ce tableau peu reluisant du village Kyowelo s’inscrit dans un contexte de la gratuité de l’enseignement effective à l’école primaire Komesha atteste son Directeur. Pour le chef du village qui mise sur l’éducation des jeunes en vue d’un meilleur lendemain de son entité, les actions sociales de l’entreprise minière CHEMAF dans le domaine de l’enseignement, notamment la construction d’une école en matériaux durables, sont plus qu’attendues par la communauté où elle est implantée, afin de relever ce défi majeur de l’éducation de la jeunesse de Kyowelo. #GO
Lubumbashi: “Beni n’est pas un laboratoire” slogan des mouvements citoyens descendus sur la rue
Les mouvements citoyens LUCHA, FILIMBI et VOIX DU PEUPLE sont descendus sur la rues de Lubumbashi ce jeudi 14 janvier pour dénoncer les tueries enregistrées à l’Est du pays. Réunis dans la matinée à la place MoïseTshombe, les manifestants ont pris la direction du parquet de Lubumbashi avant de chuter vers le gouvernorat de province où ils ont déposé un mémo auprès du Directeur de cabinet adjoint de l’exécutif provincial le Professeur Christian Kunda Mutoki. En outre, ces militants ont profité de cette occasion pour demander l’implication des autorités provinciales dans la lutte contre l’insécurité grandissante dans la ville cuprifère. Alfred MWEHU
Lubumbashi : Les enseignants du secteur privé manifestent pour la reprise des cours
Frappés par les effets induits de la série des mesures restrictives des activités scolaires liées à la crise sanitaire de Covid-19, les enseignants du secteur privé de Lubumbashi ont manifesté ce jeudi 14 janvier pour exiger la reprise des cours à l’enseignement primaire et secondaire. Venus des différents établissements scolaires, ces professionnels de la craie se sont dirigés vers le siège de l’assemblée provinciale du Haut-Katanga où ils ont déposé leur mémo. “Après 7 mois de chômage que nous avons passé en détresse pendant l’État d’urgence décrété en mars 2020, aujourd’hui nous restons à nouveau à la maison à cause du Couvre-feu. Nous crévons de faim, alors que les églises, les bars et les marchés fonctionnent normalement. En quoi la reprise de l’école augmenterait le nombre de patients de Covid-19 aussi longtemps que les secteurs précités exercent librement leurs activités ?”. Se sont-ils interrogés à travers ce mémo. Alfred MWEHU