Le spectre d’un conflit ethnique plane sur le territoire de Kambove. Dans une note de conjoncture sécuritaire publiée ce mercredi 15 avril 2026, le Cadre de Concertation de la Société Civile du Haut-Katanga dresse un constat alarmant de la situation à Miringi, où la cohabitation pacifique semble avoir cédé la place à une hostilité ouverte. Le tableau décrit par la thématique sécurité de cette structure citoyenne est sombre. Selon Bertin Tshoz, porte-parole de l’organisation, le village de Miringi est devenu le théâtre d’une recrudescence de violences intercommunautaires. Le bilan, encore provisoire, fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés, illustrant l’escalade d’une crise qui couve depuis plusieurs semaines. L’inquiétude majeure réside dans la rupture du contrat de confiance entre la population et les services de sécurité. Le communiqué souligne un seuil de suspicion réciproque sans précédent : Faute de protection étatique jugée moins efficace, les habitants se tournent vers l’autodéfense: » Le recours aux armes blanches, notamment les machettes, se généralise dans les foyers pour assurer une protection individuelle », prévient la Société civile. Ce phénomène de militarisation civile est perçu comme le signe avant-coureur d’un embrasement généralisé si l’autorité de l’État n’est pas restaurée dans l’immédiat. Face à ce péril imminent, les forces vives du Haut-Katanga rejettent l’option d’une militarisation accrue de la zone, craignant une répression brutale. Elles privilégient une approche de médiation préventive. Dans cette optique, l’organisation lance un appel direct au sommet de l’État. Elle exhorte le Président de la République à mandater, toutes affaires cessantes, une mission de paix et de sensibilisation. Cette délégation aurait pour mission de restaurer les mécanismes de dialogue communautaire et de promouvoir le vivre-ensemble dans une région déjà fragilisée par des tensions foncières et minières latentes. L’urgence est désormais à la désescalade. Pour les observateurs locaux, le dossier Miringi constitue un test majeur pour la cohésion sociale dans la province du Haut-Katanga en cette année 2026. ________________Daniel FARAY
Haut-Katanga : JUSTICIA Asbl dénonce une vague d’enlèvements d’opposants sur fond de débat constitutionnel
Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 15 avril 2026, l’organisation de défense des droits de l’homme JUSTICIA Asbl, sous la signature de son président Me Timothée Mbuya, monte au créneau. L’ONG dénonce une série d’arrestations arbitraires et d’actes d’intimidation visant des figures de proue de l’opposition et de la société civile dans le Haut-Katanga. Le climat politique se crispe davantage dans le sud-est de la République Démocratique du Congo. Selon les alertes documentées par JUSTICIA Asbl, une véritable opération de ratissage aurait eu lieu le 13 avril dernier à Lubumbashi. Le récit des faits est particulièrement inquiétant. Une quinzaine de personnes auraient été enlevées dans le Haut-Katanga. Parmi les victimes figurent des personnalités de premier plan : Raphaël Mututa, président honoraire de la Fondation Katangaise, et Yannick Kyungu, fils de l’illustre figure politique feu Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza. D’après l’organisation, l’opération aurait été menée par des éléments de la Garde républicaine et les deux personnalités auraient déjà été transférées à Kinshasa, où elles seraient en détention. Pour Me Timothée Mbuya et son organisation, ces incidents ne sont pas isolés. Des faits similaires auraient également été signalés dans les localités de Kashobwe et Mitwaba. JUSTICIA Asbl y voit une corrélation directe avec le contexte politique national: « Ces actes visent à faire taire les voix opposées à un éventuel troisième mandat du Président Félix Tshisekedi », dénonce le communiqué, soulignant que cette vague d’intimidation s’inscrit dans le cadre du débat houleux sur la révision de la Constitution en RDC. Face à ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire, JUSTICIA Asbl exige : La libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes interpellées. La cessation immédiate de toute forme de harcèlement contre les acteurs politiques et de la société civile. Le respect de la liberté d’expression et d’opinion, piliers fondamentaux de la démocratie. Cette série d’incidents intervient dans un climat politique marqué par de profondes divergences sur l’avenir institutionnel du pays. L’évolution de la situation sécuritaire dans le Haut-Katanga et les éventuelles réactions des officiels feront l’objet de nos prochaines mises à jour. _______________La Rédaction
RDC : Félix Kabange Numbi dénonce une dérive autoritaire après l’arrestation de deux notables à Lubumbashi
L’arrestation musclée du président de la notabilité katangaise, Raphaël Mututa, et du professeur Francis Nkulu, survenue ce lundi 13 avril 2026, continue de susciter de vives réactions. Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, l’ancien ministre Félix Kabange Numbi livre un réquisitoire sévère contre le pouvoir en place, affirmant que la République Démocratique du Congo a basculé hors de l’État de droit. Pour Félix Kabange Numbi, l’interpellation des deux notables en plein jour et dans un lieu public par des hommes lourdement armés n’est pas un fait divers, mais le signe d’un changement de paradigme sécuritaire. Selon lui, cette opération menée sans explication ni procédure illustre une méthode de gouvernance qu’il attribue directement au régime de Félix Tshisekedi: « Ce constat n’est plus une opinion, c’est une réalité que vivent désormais nos compatriotes. Le pouvoir choisit désormais la force plutôt que le droit », martèle-t-il, qualifiant cet acte de dérive assumée. L’acteur politique alerte sur les conséquences sociales d’une telle approche. En multipliant ce qu’il qualifie d’arrestations arbitraires, le régime installerait, selon lui, un climat de défiance et de peur au sein de la population. Il rappelle toutefois un précédent historique : « L’histoire est claire , on peut contenir un peuple un temps, mais jamais indéfiniment ». Face à cette situation, l’ancien ministre exige la libération immédiate et sans condition de Raphaël Mututa et du professeur Francis Nkulu. Il exhorte les autorités à revenir à la raison et à respecter scrupuleusement les textes légaux. _______________La Rédaction
Haut-Katanga : La Société Civile dénonce une vague d’enlèvements de notables à Lubumbashi
Le Cadre de concertation de la Société Civile du Haut-Katanga a rompu le silence ce Mardi 14 avril 2026. À travers un communiqué de presse 027/04/CCSKT/GSP/2026 signé par Bertin Tshoz dont une copie est parvenue à draft.gouverne.info/, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie d’épidémie d’enlèvements visant des figures intellectuelles et sociales de la région. L’alerte fait suite à l’enlèvement, depuis lundi dernier, du professeur Francis Nkulu, ancien cadre du parti engagement pour le Congo (ECO) et membre de l’union sacrée. Cette interpellation est intervenue peu après celle de Raphaël Mututa, président de la cellule des notables katangais. La société civile souligne que le professeur Nkulu avait récemment démissionné de son parti politique, le 04 avril dernier. Ces opérations, menées par des hommes armés en plein cœur de Lubumbashi, créent un climat d’insécurité qui inquiète les acteurs sociaux. Pour Bertin Tshoz et le cadre de concertation, ces arrestations ciblées menacent directement les efforts de réconciliation nationale initiés par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. L’organisation estime que l’usage de la force contre des notables pour leurs opinions politiques fragilise les fondements de la démocratie congolaise: « Un pays ne se construit pas pendant la guerre, ni par des arrestations populaires de notables. La paix ne s’achète pas ; elle se construit par des dialogues fraternels et constructifs », précise le communiqué. Face à cette escalade, la Société Civile du Haut-Katanga formule trois exigences majeures à savoir : Une trêve immédiate des arrestations au Katanga pour préserver le processus de paix; Le respect de la liberté d’opinion, rappelant que la construction d’une nation repose sur la tolérance; L’implication des corps constitués, s’interrogeant sur le silence des églises, des sages et des élus (députés et sénateurs) face à cette situation. En conclusion, la société civile réaffirme son engagement pour la promotion des droits de l’homme et interpelle la conscience nationale. Elle appelle à cultiver l’amour et l’unité pour éviter que la démocratie ne soit mise en péril par des méthodes d’intimidation. _______________La Rédaction
Haut-Katanga : Un budget ambitieux, mais l’agriculture toujours en difficulté
Dans le cadre de son Plan de Développement Provincial (PDP) 2026-2030, la province du Haut-Katanga affiche une ambition forte : Mobiliser 3,48 milliards de dollars pour transformer son économie et améliorer les conditions de vie de la population. Mais derrière cette ambition, une réalité interpelle à savoir : La place limitée accordée à l’agriculture, qui ne bénéficie que de 5 % du budget, aux côtés d’autres secteurs économiques. Selon l’économiste Sylvain Nakitumba, cette orientation budgétaire reflète une tendance ancienne : « L’agriculture est restée longtemps négligée, parce que l’économie provinciale dépend essentiellement des revenus miniers ».Pourtant, le budget global a fortement évolué, passant d’environ 580 millions de dollars (2022-2025) à 3,48 milliards aujourd’hui. Une progression saluée, mais qui ne profite pas suffisamment au secteur agricole. Un secteur essentiel mais sous-financé Avec seulement 5 %, soit environ 0,17 milliard de dollars, les moyens alloués à l’agriculture restent très faibles face aux besoins. « Ce montant ne peut pas répondre aux défis actuels, notamment la dégradation des sols causée par les activités minières », explique l’expert. Dans ces conditions, l’agriculture peine à jouer pleinement son rôle dans l’économie locale, malgré son importance pour les ménages. Des conséquences socio-économiques préoccupantes Le sous-financement de l’agriculture pourrait aggraver plusieurs problèmes notamment la dépendance accrue aux importations, notamment depuis la Zambie ; la hausse des prix des produits alimentaires, l’insécurité alimentaire et la malnutrition. « Une province qui ne produit pas ce qu’elle consomme devient vulnérable », prévient l’analyste Sylvain Nakitumba. Face à cette situation, Sylvain Nakitumba plaide pour une véritable diversification économique. Cette approche s’inscrit aussi dans la perspective de « l’après-mine », alors que les ressources minières ne sont pas infinies. Sans un investissement plus important dans l’agriculture, la diversification économique du Haut-Katanga restera limitée.__________________Trésor Kasamba
Monde: Au siège de la FAO, le pape Léon XIV dénonce l’utilisation de la famine comme arme de guerre
À l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation, le pape Léon 14 a été reçu ce jeudi 16 octobre au siège de la FAO l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Dans son discours, il a affirmé qu’une paix durable n’est possible que si la famine est vaincue. Il s’est exprimé devant une assemblée à laquelle ont pris part la reine d’Espagne, le roi du lesotho et l’ancien secrétaire général de l’ONU. Le pape Léon 14 a participé ce jeudi 16 octobre à la célébration du quatre-vingtieme anniversaire de l’organisation des nations-unies pour l’alimentation dont son siège se trouve à Rome. Cette organisation onusienne, a pour but de lutter contre la faim et la malnutrition dans le monde. Dans son allocution devant une assemblée composée des plusieurs personnalités, le souverain pontife déplore l’utilisation de la famine comme arme de guerre, il appelle à ne pas sombrer dans l’empathie face aux défis actuels. Le pape Léon 14 en a profité pour appeler le monde à la prise de conscience collective pour éradiquer toutes les facettes de la faim. Pie M.
Religion : Communauté Évangélique Shekinah Glory Honore la Mémoire de l’Apôtre Georges Kabula Olivier lors d’un Culte d’Action de Grâce
La Communauté Évangélique Shekinah Glory annonce l’organisation d’un culte spécial d’action de grâce le dimanche 15 juin 2025, en hommage à la vie et au ministère de son regretté visionnaire et représentant légal, l’Apôtre Georges Kabula Olivier. Le culte se tiendra au siège de l’église central, Sise avenue docteur Kalumba, quartier craa arrêt usine derrière la faculté de la polytechnique (UNILU) à partir de 14h30. L’Apôtre Georges Kabula Olivier a regagné la maison du père depuis le 5 mai dernier, laissant derrière lui un héritage spirituel d’une ampleur considérable. Pendant près de 21 ans, il a dirigé avec sagesse et dévouement la Communauté Évangélique Shekinah Glory, la transformant en une force dynamique de foi et de service. Connu pour sa douceur, son esprit rassembleur et sa capacité inouïe à écouter chacun, l’Apôtre Georges était bien plus qu’un leader spirituel ; il était un père, un mentor et un ami pour d’innombrables personnes. Sa vision audacieuse et son engagement inébranlable envers la propagation de l’Évangile ont permis l’implantation de plus de dix églises à travers la région, faisant de Shekinah Glory une communauté vaste et influente. Ce culte d’action de grâce sera l’occasion pour les membres de la communauté, les amis, les partenaires et tous ceux qui ont été touchés par son ministère de se rassembler pour célébrer la vie d’un homme de Dieu exceptionnel. Ce sera un moment de reconnaissance pour les âmes qu’il a touchées, les vies qu’il a transformées et les fondations solides qu’il a bâties pour l’avenir de l’église. La Communauté Évangélique Shekinah Glory invite cordialement le public, les dignitaires religieux et civils, ainsi que les médias à se joindre à eux pour ce moment solennel et inspirant. Daniel Faray
Incursion du M23-RDF : Ce que pense un activiste de LUCHA des manifestations violentes des jeunes
Contacté par la rédaction de draft.gouverne.info/, Louis Tshikonde du mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement), a évoqué la nécessité de manifester de manière pacifique au regard du contexte actuel. « Ce qui s’est passé à Kinshasa est très horrible. L’histoire nous rappelle que ceux qui ont vécu les pillages des années 90 ont de très mauvais souvenirs. Certes, nous sommes tous en colère suite à la situation d’insécurité dans la partie Est de notre pays, mais nous ne pouvons pas nous livrer aux actes de vandalisme. Nous devons plutôt hausser notre voix dignement pour la faire entendre au niveau international » a déclaré cet activiste de droits de l’homme. Par ailleurs, Louis Tshikonde a salué l’annulation de la marche prévue ce jeudi 30 janvier par la mairie de Lubumbashi pour des raisons d’ordre sécuritaire, une marche de soutien aux Forces Armées de la République qui défendent la patrie dans la province du Nord-Kivu. Aujourd’hui ce sont des millions de dollars perdus à Kinshasa par des opérateurs économiques après les pillages orchestrés. Si Les Lushois ont l’autorisation de marcher, il faudrait qu’ils le fassent pacifiquement sans casse ou quoi que ce soit pour ne pas handicaper l’économie du pays qui peine à décoller, a renchéri Louis Tshikonde, cadre du mouvement citoyen LUCHA. Le contexte sécuritaire au Nord-Kivu reste encore inquiétant. À cette guerre s’est ajoutée celle du numérique avec la course à la propagation des intox contre tel ou tel autre camp. Alfred MWEHU
Lubumbashi: Moïse Katumbi disposé à orienter les gouverneurs pour le développement du pays
À quelques jours de la célébration de la fête de l’indépendance de la République démocratique du Congo le 30 Juin, Moïse Katumbi est passé dans une émission à téléphone ouvert sur Mbegu radio émettant depuis Lubumbashi deuxième ville de la RDC. L’opposant congolais s’est livré à l’exercice de questions réponses avec les auditeurs en direct. Dès l’entame, l’ancien candidat à la présidentielle de 2023 a souhaité une bonne fête de l’indépendance à ses compatriotes congolais. Le président national du parti Ensemble pour la République Moïse Katumbi a confié qu’il est prêt à prodiguer « des conseils » aux gouverneurs pour l’avancement et le développement de la population. Interrogé par un congolais vivant à Kasumbalesa lors de cette émission à téléphone ouvert sur sa réaction après la sortie du gouvernement Jacques Kyabula dans le Haut-katanga, l’ancien gouverneur du grand Katanga a regretté que certains gouverneurs puissent avoir peur d’aller le rencontrer pour bénéficier de son expertise : « Au lieu de venir prendre les conseils pour les aider à gouverner, certains gouverneurs ont peur parce que si on les voit juste me saluer, leur travail sera en péril. Les gens penseront que c’est un acolyte de Katumbi, il est en train de nous combattre », répond Katumbi à cet auditeur. Et de préciser : « Non, je ne combats personne, mais je combats la souffrance des congolais. Je suis prêt à aider les gens même si je suis opposant, je suis syndicaliste de la population. Mon souhait, c’est donner de l’eau, l’électricité, à manger, améliorer le salaire des policiers, militaires, fonctionnaires… », a-t-il expliqué. Sur une autre question et d’un ton triste, Moïse Katumbi semble ne pas apprécier la taille du gouvernement Judith Suminwa, qu’il considère comme budgétivore : « Le budget de la RDC n’est même pas comparable au budget de basket d’un pays américain, mais nous avons une équipe gouvernementale d’une cinquantaine des ministres à charge du trésor public », ponctue-t-il. Alors candidat président de la République en 2023, Moïse katumbi avait promis le paradis aux congolais une fois elu président de la République. Malgré le résultat en sa défaveur, le président du parti Ensemble pour la République poursuit la lutte comme opposant républicain. Daniel Faray
Kolwezi : Les universités en collaboration avec les confessions religieuses se lancent dans la lutte contre la présence des jeunes filles dans la rue
Ces échanges autour de la problématique de la présence de la jeune fille dans la rue, ont eu lieu au cours d’un colloque organisé grâce à une collaboration tripartite entre les universités, les institutions qui s’occupent des enfants abandonnés ainsi que les confessions religieuses. Le cadre choisi est la salle de fête de l’église Orthodoxe. Plusieurs femmes de plusieurs confessions religieuses ont répondu en masse afin de recevoir les enseignements sur le thème principal « éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ». À tout seigneur tout honneur, les premiers à prendre la parole sont les femmes, trois au total. Devant une assemblée constituée en majeure partie de la gente féminine, madame Ouriane, Madame Cynthia ainsi que Madame Annie ont axé leurs messages sur les qualités d’une bonne femme, qui plus sont celles d’une bonne épouse. Elles ont notamment insisté sur l’humilité, la douceur, le sens d’obéissance à son mari, la noblesse du cœur etc… Après les speechs de ces trois dames venues des grandes confessions religieuses du pays, place au développement avec les professeurs des universités invités pour l’occasion. Le premier à prendre la parole est le professeur et psychologue Jacques Kanyembo. Il a axé son intervention sur le rôle que joue la famille dans l’éducation d’un enfant: « Autrefois, il était difficile de voir des enfants dans la rue, puisque l’éducation était bien assurée par les parents suivant nos coutumes, mais actuellement c’est tout le contraire à cause des habitudes que nous prenons de l’étranger. Actuellement, les enfants en général, et les jeunes filles en particulier s’éduquent tout seuls. Si plusieurs enfants sont dans la rue aujourd’hui, c’est parce que plusieurs mères sont intéressées par les études et ensuite par le travail. La conséquence c’est qu’on confie l’éducation aux bonnes ». Ensuite, c’est le professeur KABULO Baudoin qui est également intervenu sous sa casquette de psychologue. Il s’est, pour sa part, appesanti sur les raisons qui poussent les enfants à quitter le toit parental : « La première raison qui pousse un enfant à quitter sa famille c’est le manque d’amour, surtout venant de leurs mères. Les parents doivent aimer leurs enfants, et surtout leur faire sentir cet amour. Deuxièmement c’est le besoin d’appartenir à un groupe dans lequel ils se sentent en sécurité, protégés, invulnérables… Dieu au départ a conçu la famille pour ça, mais malheureusement, ça manque actuellement dans nos familles. Chers parents, la place des enfants n’est pas dans des centres d’accueil, mais plutôt au sein de la famille ». Le dernier intervenant à prendre la parole est le professeur Jean-Pierre. Dans son propos, il a notamment évoqué la possibilité de créer un centre de prise en charge des grossesses à risque ainsi que la création d’une école qui apprend aux femmes à lire et à écrire. Dans son mot de la fin, le Père Gustave Muderwa, initiateur de ce colloque a exhorté toutes les femmes à bien encadrer leurs enfants afin qu’ils ne se retrouvent pas dans la rue. Il a également appelé toutes les personnes éprises de bonne volonté, à soutenir la maison MAPENDO ainsi que la maison KWETU dans la lourde tâche qu’elles se sont assignées, à savoir, l’encadrement des enfants abandonnés. #Jedida Mbal