Les travaux des assises de l’atelier de diagnostic et de partage sur la sécurité ont officiellement été lancés ce 06 mai 2026 dans la commune de Fungurume, dans la prestigieuse salle Audrey. Cette initiative marque une étape importante dans la volonté des autorités de renforcer la sécurité à l’échelle locale. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le vice-gouverneur du Lualaba, Clément Mufundji Tshinat Karl, représentant la gouverneure Marie-Thérèse Masuka Saini. Dans son allocution, il a souligné l’importance de cette rencontre, qui vise à doter la commune de Fungurume d’un plan local de sécurité adapté aux réalités du terrain.Pendant dix jours, ces assises réunissent plusieurs acteurs clés, notamment des autorités provinciales, territoriales, des services de sécurité ainsi que des leaders communautaires. L’objectif principal est de procéder à un diagnostic approfondi de la situation sécuritaire, d’identifier les défis majeurs et de proposer des solutions concrètes et durables.Ce processus participatif s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo, qui prône le renforcement de la gouvernance sécuritaire à travers des mécanismes locaux efficaces et inclusifs. À travers ce plan, Fungurume ambitionne de se doter d’un cadre légal et opérationnel capable de prévenir les risques, améliorer la coordination des interventions et renforcer la confiance entre la population et les forces de sécurité.Ces assises constituent ainsi une opportunité stratégique pour poser les bases d’une sécurité durable dans la commune, en impliquant toutes les parties prenantes dans une démarche concertée et structurée.___________________Degaulle Muloko
RDC : Constitution, troisième mandat, élections… les vérités de Félix Tshisekedi face à la presse congolaise
Devant un parterre des journalistes réunis mercredi 6 mai à la cité de l’OUA, le président de la République Felix Tshisekedi a abordé sans détour plusieurs dossiers brûlants qui dessinent déjà les contours de l’avenir politique du pays. Entre ouverture au débat constitutionnel, position nuancée sur un éventuel troisième mandat et inquiétudes liées à la guerre à l’Est, son intervention marque un tournant stratégique. La rédaction de draft.gouverne.info/ vous fait les grandes lignes de cet échange d'environ 3 heures. Sur le changement de la constitution : Cela sera « Une réforme assumée, mais encadrée ».Sur la question sensible d’un possible changement de Constitution, le chef de l’État n’a pas esquivé. Il a rappelé que cette idée n’est pas nouvelle dans son camp politique, évoquant une position historique de l’UDPS.Plutôt que d’imposer une direction, il plaide pour un débat national structuré, insistant sur la nécessité de procéder avec méthode, transparence et sérieux. Pour lui, aucun sujet d’intérêt national ne doit être tabou, à condition qu’il soit abordé de manière responsable. Sur la possibilité de briguer un toisième mandat Interrogé sur ses intentions personnelles, Félix Tshisekedi adopte une posture prudente, mais lourde de sens. Il affirme ne pas être demandeur d’un troisième mandat, tout en laissant entendre qu’il pourrait répondre à une volonté populaire. Guerre à l’Est : une menace directe sur 2028 C’est sans doute l’un des points les plus préoccupants de son intervention. Le Président établit un lien clair entre la situation sécuritaire et le calendrier électoral.Si le conflit dans l’Est du pays n’est pas maîtrisé, l’organisation des élections prévues en 2028 pourrait devenir impossible. Une déclaration forte qui met en lumière : La gravité persistante de la crise sécuritaireet ses conséquences institutionnelles potentielles. Un peu plus tôt le Président Tshisekedi avait sévèrement prévenu sur un ton ferme : Tant qu’un seul territoire, une seule région, une seule localité… sera sous occupation des rebelles, je considérerai ma mission non accomplie. Par ailleurs, cet échange reste visibilement un discours entre ouverture et calcul politique en vue des prochaines aventures électorales. À travers cette prise de parole, le Président a réellement adopté une ligne équilibrée constituée de l’ouverture au débat sur les grandes réformes, laprudence sur ses ambitions personnelles et la fermeté sur les enjeux sécuritaires. ________________Gédéon Mbikayi
Lubumbashi : L’insécurité enracinée, une étudiante de l’UNILU tuée par des bandits
Dans la province du Haut-Katanga, le deuil frappe à nouveau la capitale cuprifère. Ce vendredi 1er mai 2026, alors que la ville célébrait la fête du Travail, une tragédie a brisé le destin d’une jeune femme, mère de famille et étudiante à l’Université de Lubumbashi (UNILU). Victime d’une violence aveugle, elle laisse derrière elle une communauté universitaire sous le choc et une population exaspérée par une criminalité qui semble ne plus connaître de limites. La victime, dont l’identité suscite une vive émotion sur les réseaux sociaux, était inscrite en Master 1 de Sciences Administratives au sein de la Faculté des Sciences Sociales. Femme de courage, elle jonglait entre ses responsabilités de mère de famille et ses ambitions académiques. Son parcours s’est arrêté net, fauchée par une balle perdue lors d’une incursion de bandits armés. Selon des témoignages concordants recueillis sur place, la jeune femme n’était pas la cible directe de cette attaque aux environs du rond-point carrefour au niveau de l’arrêt texaco. Les malfrats, opérant avec une audace déconcertante, visaient des cambistes exerçant dans le secteur. Dans le chaos des tirs, l’étudiante a été mortellement atteinte. Ce drame met une nouvelle fois en lumière le danger permanent que représente le commerce de change en plein air, véritable aimant pour la criminalité urbaine dans les zones à forte affluence. Cette tragédie n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’une insécurité persistante qui gangrène Lubumbashi. Malgré les efforts affichés par la police et l’organisation d’audiences foraines pour condamner les fauteurs de troubles, la circulation des armes et l’audace des bandits de grand chemin continuent de semer la désolation. Le décès de cette étudiante de l’UNILU relance avec acuité le débat sur l’efficacité des dispositifs de protection des civils. À l’Université de Lubumbashi, la consternation a laissé place à une sourde colère. Pour beaucoup de ses camarades, il ne s’agit plus seulement d’un fait divers, mais d’un échec sécuritaire qui prive le pays d’une partie de sa future élite administrative. La population, aujourd’hui en deuil, attend désormais des actes forts, une traque sans merci des assassins et une sécurisation réelle des zones de transaction financière. ________________Daniel FARAY
Haut-Katanga : Le général Kilimbalimba ne mâche pas les mots face aux rebelles
De passage dans le territoire de Kasenga, le Général Blaise Kilimbalimba, commandant de la police dans cette entité du Sud-est de la RDC, s’est montré sévère lors d’une parade mixte tenue jeudi 29 avril en présence du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe. « Nous, nous respectons les autorités légalement établies. Nous ne respectons pas les rebelles », a-t-il déclaré, en insistant sur la ligne de conduite des forces de défense et de sécurité. Profitant de cette occasion, il a mis en garde contre toute dérive au sein des troupes, notamment l’implication dans la politique et les actes de trahison, « Évitez la trahison et de faire la politique. Nous sommes apolitiques. Nous devons éviter tout comportement de nature à trahir le pays », a-t-il ponctué son discours axé sur la loyauté et le patriotisme. Une mise au point qui démontre la volonté des autorités politico-militaires qui cherchent tant soit peu à mettre la population du Haut-Katanga en sécurité. _________________Alfred MWEHU
Fally Ipupa face à l’histoire : La rumba congolaise à l’assaut du Stade de France
C’est un rendez-vous avec l’histoire que s’apprête à honorer Fally Ipupa. Les 2 et 3 mai, l’artiste congolais Faustin Ipupa Simba investit le mythique Stade de France pour deux concerts qui s’annoncent déjà comme des moments majeurs pour la musique africaine. Figure incontournable de la scène musicale africaine, Fally Ipupa, surnommé « Aigle », se retrouve face à un défi de taille : Remplir et marquer de son empreinte l’une des plus grandes enceintes d’Europe. Avec une capacité de plus de 80 000 places, le Stade de France représente bien plus qu’une scène : C’est un symbole. Au-delà de la performance individuelle, ces concerts incarnent une vitrine exceptionnelle pour la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. À travers son répertoire mêlant modernité et racines, Fally Ipupa entend porter haut cet héritage musical devant un public international. Peu d’artistes africains ont réussi à franchir ce cap. En programmant deux dates consécutives, l’artiste ne se contente pas de relever un défi artistique : Il inscrit son nom dans une nouvelle dimension, celle des grandes figures capables de mobiliser à l’échelle mondiale. « El Maranotch », comme il aime bien se surnommer, devient ainsi le premier artiste musicien basé au congo à jouer au Stade de France. Fans venus d’Afrique, d’Europe et de la diaspora congolaise sont attendus pour ces deux soirées. L’événement dépasse le cadre musical pour devenir un moment de communion culturelle et identitaire. Ces concerts pourraient bien marquer un tournant dans la carrière de l’artiste et ouvrir davantage les portes des grandes scènes internationales à la musique congolaise.À travers ce pari ambitieux, Fally Ipupa ne joue pas seulement sa réputation : Il porte avec lui tout un pan de la culture congolaise, prêt à faire vibrer le Stade de France au rythme de la rumba. De Droit chemin à XX Delirium, 8 Albums solo en 20 ans de carrière, l’aigle s’envole encore plus haut que la voix du crapaud ne peut désormais l’atteindre. ___________________Gédéon Mbikayi
Fungurume : Un militaire condamné à la peine capitale dans une affaire de violences meurtrières
Le Tribunal militaire de garnison de Kolwezi a rendu, mercredi 29 avril 2026, un verdict très attendu dans l’affaire impliquant le caporal Kahunga Asumani Patrick. Poursuivi pour meurtre et tentative de meurtre, le militaire était jugé à la suite des violences survenues lors du soulèvement des creuseurs artisanaux dans la commune de Fungurume. À l’issue du procès, la juridiction militaire a prononcé à son encontre la peine capitale, marquant ainsi une décision forte dans un dossier sensible. Une audience publique à forte portée symbolique L’audience, organisée en séance publique, a attiré une foule importante venue assister au déroulement du procès. Autorités politiques, responsables militaires ainsi que de nombreux habitants ont fait le déplacement pour suivre cette affaire qui a profondément marqué la population locale. La bourgmestre de Fungurume, Aline Makano Tshilombo, a qualifié cette audience d’historique, soulignant l’importance de la justice dans le rétablissement de l’ordre et de la confiance entre les citoyens et les institutions. Un verdict aux implications majeures Cette condamnation intervient dans un contexte de tensions liées à l’exploitation artisanale minière, souvent source de conflits dans la région du Lualaba. Le jugement du caporal Kahunga Asumani Patrick envoie un message fort sur la responsabilité des forces de sécurité dans la gestion des mouvements sociaux. Pour de nombreux observateurs, ce verdict pourrait constituer un tournant dans la lutte contre l’impunité et renforcer l’autorité de la justice militaire en République démocratique du Congo. ___________________Degaulle Muloko
FECOFA : Trois candidatures retenues, six recalées à l’étape provisoire
La Commission électorale de la Fédération congolaise de football association a dévoilé, vendredi 1er mai courant, la liste provisoire des candidats autorisés à briguer la présidence de l’instance. Une étape charnière dans un processus électoral très suivi par les acteurs du football congolais. À l’issue de l’examen des dossiers tenu à Kinshasa, trois candidatures ont été jugées conformes : Bosco Michel Mwehu Beya Kofela (Actuel président de la Linafoot) Véron Mosengo (Ancien secrétaire CAF) Jean Didier Masamba (Ancien secrétaire FECOFA) Ces noms constituent, à ce stade, le trio autorisé à poursuivre la course à la succession à la tête de la fédération. Parallèlement, six autres candidatures ont été écartées. La Commission électorale motive ces décisions par la non-conformité aux dispositions des articles 30 et/ou 37 des statuts en vigueur. Des critères généralement liés à l’éligibilité, à la conformité administrative ou aux conditions d’expérience exigées. Les candidats recalés disposent toutefois d’une voie de recours. Celle-ci doit être introduite exclusivement devant la même juridiction électorale, conformément aux règles établies, et non auprès d’une autre instance. Une précision qui vise à encadrer le processus et à éviter toute contestation hors cadre. Cette publication intervient à l’issue de la phase de dépôt et d’analyse des candidatures, menée au siège de la fédération, dans le respect du calendrier électoral. La validation provisoire des candidatures conditionne la suite du processus. Elle permet de garantir une compétition conforme aux textes et de poser les bases d’une élection crédible, dans un contexte où la gouvernance du football congolais est particulièrement scrutée. L’attention se tourne désormais vers l’éventuelle phase de recours et la publication de la liste définitive. C’est à l’issue de cette séquence que se dessinera réellement le paysage électoral de la FECOFA. Dans un climat d’attente et d’enjeux élevés, chaque décision prise à ce stade pèse lourd sur l’avenir institutionnel du football en République démocratique du Congo. __________________Gédéon Mbikayi
LUCHA : 14 ans de lutte entre mémoire et engagement
À l’occasion de son 14ᵉ anniversaire, le mouvement Lutte pour le Changement LUCHA a tenu à Lubumbashi le vendredi 1 mai, une conférence de presse marquée par un message de son aperçu général de la marche du pays. Ce mouvement citoyen a en amont rendu hommage à ses militants tombés, notamment Luc Nkulula, Obadi Muhindo, Freddy Kambale et Mumbere Ushindi, tout en saluant la résilience de Lafontaine Katsurahande. Cette organisation a également dénoncé la détention de ses militants à Bunia et a exigé leur libération immédiate. Abordant ensuite la situation nationale, la LUCHA a exprimé son inquiétude face à l’insécurité persistante, condamnant l’occupation d’une partie du territoire par l’AFC/M23, soutenu selon elle par le Rwanda, et appelant à une restauration effective de l’autorité de l’État. Dans la même dynamique, le mouvement s’est opposé à toute révision constitutionnelle, interpellant le président Félix Tshisekedi à respecter son serment. Un des membres de ce mouvement citoyen, Louis Tshikonde, a également critiqué certaines orientations de la politique migratoire, estimant que les priorités doivent d’abord concerner les citoyens congolais, notamment les déplacés et les chômeurs. Par ailleurs, la LUCHA a dénoncé l’exclusion de la société civile dans les initiatives diplomatiques liées à la crise sécuritaire à l’Est, tout en exigeant le retrait des forces rwandaises de Goma et Bukavu avant toute négociation. Le mouvement a réaffirmé ses engagements parmi lesquels : Défendre les libertés, préserver la mémoire des martyrs, promouvoir un Congo juste et protéger la souveraineté nationale. _________________Alfred MWEHU
Lubumbashi : La mairie verrouille le centre-ville aux mototaxis pour restaurer l’ordre dans le secteur de transport
Face à l’anarchie croissante du transport urbain, l’autorité urbaine passe à l’offensive. La maire Joyce Tunda Kasanza a officiellement lancé, le mardi 28 avril 2026, l’exécution d’un nouvel arrêté restreignant la circulation des motos et tricycles dans le centre des affaires. Une mesure de fermeté soutenue par la police pour redonner à la capitale cuprifère sa discipline dans le secteur routier. L’époque de la tolérance semble révolue. En remettant officiellement l’arrêté urbain n°009 du 24 mars 2026 au Commissaire provincial de la PNC, le général Blaise Kilimbalimba, la maire de Lubumbashi, Joyce Tunda Kasanza, a posé un acte fort. Ce document, qui modifie et complète les dispositions antérieures, vise un objectif clair, à savoir: L’assainissement du secteur des transports à deux et trois roues, souvent associé au désordre et à l’insécurité. Pour l’autorité urbaine, il ne s’agit plus seulement de réguler, mais de protéger l’image de la ville et la sécurité des citoyens face à une occupation de la chaussée devenue incontrôlable. L’innovation majeure de cet arrêté réside dans la délimitation stricte d’une zone dite « rouge » interdite aux motocyclistes. Le centre-ville est désormais sanctuarisé derrière quatre axes majeurs : Au Nord : L’avenue Ruwe ; Au Sud : L’avenue des Écoles (jonction Sendwe); À l’Est : Le Boulevard Félix Antoine Tshisekedi (direction Bel-Air); À l’Ouest : Les limites du Marché M’zee. Tout conducteur de moto ou de tricycle franchissant ces lignes s’expose désormais à des sanctions sévères. Le choix du partenaire pour l’exécution de cette mesure n’est pas anodin. En s’appuyant sur le Général Blaise Kilimbalimba, actuel chef de la police dans le Haut-Katanga dont l’action à Kinshasa pour le rétablissement de l’ordre public est restée dans les mémoires, Joyce Tunda Kasanza mise sur la fermeté: « Nous espérons des résultats tangibles. Nous avons vu votre travail dans la capitale, et nous comptons sur cette même rigueur pour remettre Lubumbashi sur les rails », a déclaré la Maire lors de la cérémonie à l’État-major de la PNC/Haut-Katanga. De son côté, le commandement de la police a prévenu, la phase de sensibilisation laisse place à la contrainte. Les engins saisis ne seront pas restitués sans que leurs propriétaires ne se soumettent à une formation obligatoire sur le code de la route, une manière de s’attaquer à la racine de l’incivisme. Si cette décision est saluée par de nombreux citadins fatigués par les embouteillages et l’imprudence des conducteurs de moto, elle soulève également le défi de la mobilité pour les milliers de travailleurs qui dépendent de ces transports rapides. L’enjeu pour la mairie sera de maintenir cette discipline sur le long terme tout en fluidifiant le transport collectif par bus, estiment d’aucuns. ________________Daniel FARAY
RDC : Plus de 8,17 milliards USD de marchés et 9 315 sous-traitants, une croissance portée mais inégalement répartie
Selon le rapport statistique 2023-2025 de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur privé, la sous-traitance s’impose progressivement comme un pilier de l’économie de la République démocratique du Congo, malgré des déséquilibres structurels persistants. Avec 9 315 entreprises enregistrées, dont une majorité détenue par des nationaux, le secteur traduit une montée en puissance des opérateurs congolais dans les chaînes de valeur. Cette dynamique reste toutefois fortement concentrée dans certaines provinces à forte activité extractive, notamment le Lualaba, qui domine largement avec plus de 1,4 milliard USD de marchés, suivi du Haut-Katanga et du Haut-Uele. À l’inverse, des provinces comme le Kongo Central, le Nord-Kivu et Kinshasa restent en retrait, confirmant une structuration encore inégale du secteur à l’échelle nationale. Sur le plan économique, la sous-traitance représente désormais un volume financier considérable, avec plus de 8,17 milliards USD de marchés cumulés hors TVA sur trois ans. Ce poids croissant s’accompagne d’un impact notable sur l’emploi, avec plus de 31 000 postes recensés entre emplois déclarés et effectivement créés. Toutefois, le décalage observé entre ces deux indicateurs met en lumière des limites dans le suivi des engagements et dans la concrétisation des promesses faites par les entreprises principales. Ce constat soulève la question de l’efficacité des mécanismes de contrôle et de redevabilité mis en place. Au-delà des performances globales, le rapport met en évidence un secteur encore en transition, marqué par des défis majeurs tels que l’accès limité au financement pour les PME locales, la concentration géographique des opportunités et le manque de transparence dans certaines pratiques. La présence de nombreux projets en cours d’exploitation laisse néanmoins entrevoir des perspectives de croissance importantes, à condition que les réformes engagées soient appliquées de manière rigoureuse. Dans cette optique, l’ARSP appelle à un renforcement de la gouvernance, afin de faire de la sous-traitance un véritable levier de développement, capable de soutenir l’emploi, de favoriser le transfert de compétences et de consolider durablement le tissu économique congolais. ___________________Trésor Kasamba