Penser à l’indépendance, c’est l’être, c’est le devenir même. En effet, le devenir de tout homme est dans sa pensée. Penser à l’indépendance, c’est l’être, c’est le devenir même de l’homme…Pour ou contre l’indépendance de la République Démocratique du Congo ?Cette question semble être difficile, mais facile à répondre, elle est en même temps facile, mais aussi difficile à répondre. En effet, nous sommes joyeux, nous sommes contents de célébrer soixante et un an d’indépendance ou de dépendance? D’amour ou de haine? De joie ou de tristesse? De paix ou de guerres? De bonheur ou de malheur? De vie ou de la mort dans notre pays la République Démocratique du Congo en ce jour? Nous avons déjà eu quatre Républiques, mais toujours avec nos mêmes fagots de souffrances et de misères, avec mêmes visions, avec mêmes idéaux, avec même système politique, avec même système dictatorial, avec les mêmes individus, même si les fronts changent… Nous ne faisons que changer d’emblèmes (…) mais jamais penser comment changer nos problèmes. Certes, l’hymne national de notre pays riche en style, en fond et en contenu, doré des belles paroles, mais qui ne sont jamais mises en pratiques.Pour ou contre l’indépendance de la République Démocratique du Congo ? Sur le plan politique :Notre système politique est télécommandé par l’Occident, parfois même l’Orient. Pour preuve, jamais on n’a eu les dirigeants de notre choix. Sur 100% de nos dirigeants congolais, 80-90% sont les dirigeants qui nous sont imposés de façon directe ou indirecte par l’Occident. Même s’ils sont là, c’est pour masquer notre vigilance, mais en réalité ils agissent en personnes non grata. Sur le plan économique:L’économie du pays est la force, le devenir même de son territoire national et de ses populations. Mais notre économie nationale n’est jamais dans les mains des congolais. Si elle est dans leurs mains, ils ne sont que les gardes des trésors de l’Occident et de l’Orient. Pour preuve, notre pays manque des machines appropriées pour frapper sa propre monnaie sur place dans le pays. Il faut recourir en Occident pour aller y frapper sa propre monnaie. Si on suit bien, peut-être là où cette monnaie est frappée, les congolais eux-mêmes n’y connaissent même pas; ils voient simplement les billets des banques qu’on leur présente simplement. Autre élément très important reste à signaler; nous constatons par ailleurs que sa monnaie a moins d’importances que la monnaie étrangère alors que le développement de son territoire national et de ses populations ne pourrait bien se faire qu’avec l’échange monétaire de l’économie de son propre pays… Pays riche, mais pauvre, pas puisque certains les veulent, mais puisqu’une poignée d’individus (de gens) préfèrent s’enrichir beaucoup plus au détriment de la nation et de la population. Le pays dépense beaucoup, mais il gagne moins en retour. Sur le plan de développement :Le mental (la tête) est le centre de développement de l’homme et de son environnement. Ainsi donc, le développement de la République Démocratique du Congo doit être tout d’abord mental avant d’être pratique ou concret. Mais comment on peut se développer mentalement si hier on n’a pas bien mangé? Comment on peut s’asseoir pour penser comment se développer si on ne sait pas si on mangera aujourd’hui et demain? Comment on peut s’asseoir pour penser comment se développer si d’ores on sait déjà que si je le fais, demain on va venir le détruire ou le ravir? Comment on peut s’asseoir pour penser comment se développer si on sait déjà que le pays va mal ? Comment on peut s’asseoir pour penser comment se développer s’il y a déjà les germes de l’injustice, de tribalisme, de haine, de jalousie, de division et de discrimination qui gangrènent le coeur et la pensée de l’homme? Sur le plan social:Comment on peut on peut devenir indépendant, si on attend que le gouvernement vienne combler le trou qui est devant ma parcelle? Comment on peut devenir indépendant si on ne prend pas soin de son milieu et de son environnement? Comment on peut devenir indépendant si on ne s’aime pas? Comment on peut devenir indépendant si la réussite de l’autre nous fait mal au cœur ? Comment on peut devenir indépendant si on ne sait pas travailler pour soi et pour l’intérêt des biens communs? Comment on peut devenir indépendant si on n’accepte pas sa condition de vie sociale? Comment on peut devenir indépendant si on n’envie que d’aller chez les autres? Comment on peut devenir indépendant si on quitte son milieu pour aller dans un autre où on n’y va pas pour gagner, mais pour échouer, pour souffrir ou pour mourir ? Comment on peut devenir indépendant si on doit quitter son pays pour aller en Orient ou en Occident se réfugier? Comment on peut devenir indépendant si on va investir ailleurs que chez soi? Comment on peut devenir indépendant si on se méfie de ses frères pour donner confiance aux étrangers ? Sur le plan culturel:L’indépendance de chaque peuple dépend aussi de son histoire et de sa culture. En effet, notre pays est l’un des pays au monde qui fut admiré sur tous les plans dont le plan culturel. Mais qu’est ce que nous constatons aujourd’hui, tous nos arts libéraux, nos masques, nos statues, etc. ont été emportés en Occident où aujourd’hui, ils font objets des grands musées qui sont beaucoup visités au monde et qui font entrer beaucoup d’argent. Nous sommes tellement passionnés des cultures des autres au point où nous ignorons et nous tuons facilement nos propres cultures et nos origines. On nous colonise même de façon directe en nous envoyant des articles qui se détériorent facilement, on nous fait oublier par exemple nos anciennes vases telles que, les casseroles en argile, les cruches en argile, nos thermos en calebasses etc… Parfois nos dialectes sont ignorées et remplacées par les langues étrangères; l’histoire de nos groupes ethniques, clans, tribus, groupements, collectivités, etc. est oubliée et remplacée par Novellas et tant d’autres chaînes de télévisions. Même si on en parle, c’est pas pour
Likasi: Infrastructures, le pont Uele de Kikula dans les oubliettes ?
Plus de cinq mois que les travaux de réhabilitation du pont Uele sur la rivière Kaponona dans la commune de Kikula sont annoncés, mais rien n’est encore fait. Il avait été impétueusement basculé par les dernières fortes pluies de la saison. Son écroulement a causé plusieurs dégâts. Deux adultes dont une femme enceinte et quatre enfants s’y étaient glissés et tombés dans la rivière pleine des eaux de pluie, heureusement repêchés par les riverains. À son temps, une équipe ad hoc avait été mise sur pied pour son redressement, sur le champs rien n’a pris forme. À moitié submergé dans les eaux de la rivière Kaponona, depuis son écroulement, ce pont est resté dans les oubliettes en dépit de SOS de riverains. Pour atteindre l’autre bout, les habitants se servent, certains de la tuyauterie de la REGIDESO qui passe en travers, d’autres bravent la frayeur pour y passer bien qu’avec acrobaties. Pendant la saison de pluie, la traversée à cet endroit est fatidique. Enfants, jeunes et vieux se disputent la priorité avant que les eaux ne débordent. À lui seul, ce pont permet la jonction de plus de cinq mille habitants des quartiers périphériques au reste de la commune de Kikula. Moïse LUNDA
Likasi : La gestion des crédits médicaments alloués aux centres de santé publics au cœur des tribunes d’expression populaire
Dans le cadre de l’exécution du Programme de Gouvernance Intégrée de USAID, mis en œuvre par DAI, une série des tribunes d’expression populaire sont organisées dans la ville de Likasi sous le thème « La gestion des crédits médicaments alloués par les partenaires dans les centres de santé ». Ces assises se sont ouvertes par le centre de santé Simba de la commune de Likasi. L’objectif principal est d’accompagner les institutions et les structures gouvernementales œuvrant dans le secteur de la santé à plus de recevabilité et de transparence vis-à-vis de leurs populations. Il s’agit de donner une impulsion en ce sens afin de susciter les améliorations dans la gouvernance des centres de santé. Dans la foulée, il est question d’amener les communautés bénéficiaires des services dans les centres de santé cibles à exiger la recevabilité auprès des gestionnaires des centres de santé et de leurs hiérarchies à savoir Bureaux centraux des zones de santé et Division provinciale de la santé. Ces explications ont été fournies de fond en comble par Me Leonard Wande Moju, spécialiste en engagement civique au PGI lors du recadrage technique. Ensuite, le Médecin Chef de Zone de santé de Likasi, Sylvie Nkulu est revenue sur le circuit des médicaments et leurs répartition dans les centres. Elle a été renforcée par l’Infirmier Titulaire et le comité de développement de l’aire de santé (CODESA) du CS Simba quant à la gestion de ces crédits médicaments. Ce dernier est revenu également sur les carences observées des médicaments dans les centres de santé et a proposé des actions concrètes à mener pour y remédier. Pour rappel, tout est parti de la carte score communautaire qui, à son temps avait permis d’identifier les indicateurs de défaillance à la suite desquels un plaidoyer avait été mené auprès des Partenaires Techniques et Financiers PTF notamment PROSANI, Projet de Santé Intégré financé par l’Agence Américaine pour le Développement International USAID. Moïse Lunda
RDC: Union sacrée de la nation, la dynamique et ses effets induits, lecture de Chérubin Okende
Après la débâcle du FCC à la suite de la déchéance du Bureau Mabunda à l’Assemblée nationale, plusieurs analystes politiques appelaient le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba à démissionner pour ne pas essuyer le ridicule d’une déchéance humiliante comme cela fut le cas avec Jeanine Mabunda. Visiblement Sylvestre Ilunga ne l’entend pas de cette oreille. Dans la suite de ces démêlés, le Premier ministre a convoqué les députés du FCC à un dîner le même jour et à la même heure que le Président de la République qui a entretenu les députés nationaux acquis à la dynamique de l’Union sacrée de la nation, font observer les analystes de la situation politique de l’heure au pays. Pour l’élu de la Lukunga, la motion de censure doit être fondée sur les défaillances de l’action gouvernementale face aux attentes des populations congolaises liées notamment à la paix, la sécurité, l’Etat de droit, la démocratie et la situation sociale. Par ailleurs, Chérubin Okende pense que le vote de la motion de censure est aussi une opportunité offerte au FCC de prouver ses allégations selon lesquelles la famille politique de Joseph Kabila conserverait sa majorité parlementaire pour imposer la cohabitation au Chef de l’Etat. Au lieu de voir l’acharnement à humilier un individu, ce qu’il ne soutient pas, Chérubin Okende estime plutôt que l’avènement d’une nouvelle configuration politique avec un nouveau bureau à l’Assemblée nationale et un nouveau gouvernement est une bonne opportunité à saisir pour l’épanouissement de la démocratie en République Démocratique du Congo. Félix Matudi
Djugu : La population compte encore sur la présence de la MONUSCO
Dans un sondage mené auprès de la population par le reporter de draft.gouverne.info/ dans plusieurs localités de Bahema Badjere, touchées en majorité par les conflits armés, cette population a rejeté une prétendue connexion entre les troupes de la MONSUCO et les assaillants de la Codeco. Ceci pour couper cours aux spéculations sur un quelconque ravitaillement des miliciens de la Codeco par les forces onusiennes déployées sur le terrain. La population sondée estime nécessaire la présence des contingents onusiens dans cette zone pendant ce moment. Le Vice président des jeunes du village Dedja reconnait l’effort de la MONSUCO sur le terrain, malgré certaines défaillances qui restent encore à déplorer dans leurs interventions, « la MONSUCO, surtout les Bangladais basés à Blukwa intervient souvent si on les appelle, mais parfois en retard » indique-t-il. Au sujet d’une prétendue collaboration entre cette force et les assaillants, il ponctue en langue locale, le swahili, « si bado onaka, wala bado sikiyaka » pour dire « Nous n’avons jamais vu cela moins encore entendu ». À Ro, une petite localité située à quelques km de Fataki, par ailleurs, l’annonce du départ de la force Uruguayenne inquiète la population civile de cette contrée, surtout qu’un site des déplacés est juste à quelques mètres d’une base de contingents Uruguayens. « Les gens risquent de fuir suite à leur départ, ils sont rigoureux, même les assaillants ont peur de ces militaires, plusieurs fois nous avons été sauvés par eux » confie le Président du site de déplacés retrouvé aux environs de la base de ces contingents. Malgré ses soutiens, les actions des contingents sur le terrain restent au centre de divergences des vues. La population demande plutôt à l’état de mobiliser des moyens à mettre à la disposition des FARDC pour garantir plus de sécurité aux populations même dans des localités isolées. Quelques personnes qui ont exprimé leur mécontentement face aux actions de la MONSUCO, reprochent à cette force d’avoir beaucoup plus concentré ses activités aux environs des sites de déplacés en défaveur de ceux-là qui sont restés dans les villages. Sans souhaiter leur départ, ces personnes sondées comptent encore sur la présence des contingents onusiens pour leur sécurité. « MONSUCO circule beaucoup dans des sites des déplacés, nous qui sommes aux villages, nous ne sommes vraiment pris en considération, ils ont plus de moyens que les FARDC mais elles devraient être aussi plus mobile qu’elles » indique Jean-Robert. Jean-LO
RDC : Consultations présidentielles, des anciens candidats à la présidentielle de 2018, hôtes de Félix Tshisekedi
4è journée des consultations présidentielles, des personnalités politiques ont été reçues ce jour par le Chef de l’État, parmi elles, Marie Josée Ifoku, Théodore Ngoy, Noël K. Tshiani, Gabriel Mokia, Seth Kikuni et Kin Kiey Mulumba. Reçus en deuxième lieu, les députés nationaux membres du groupe parlementaire MS- AA2 G7 ont fait savoir au Président de la République leur lecture des faits politiques actuels. Pour eux, le rétablissement de la sécurité à l’Est du pays et la réforme de la CENI sont leurs principales préoccupations. Au sujet de la CENI, les députés nationaux du mouvement social et alliés souhaitent que cette institution soit dépolitisée. Ainsi, la nomination de ses animateurs ne dépendrait pas des groupements politiques. Quant à l’avenir de la coalition FCC-CACH, le groupe parlementaire MS- AA2 G7 estime que la création d’une nouvelle majorité parlementaire s’avère nécessaire. Félix Matudi
RDC : Consultations nationales, les artistes et acteurs culturels chez le Chef de l’État
C’est ce mercredi 4 novembre 2020 que deux délégations constituées respectivement des artistes et acteurs culturels ont été reçus par le Chef de l’Etat. Ensemble, ils ont échangé sur les questions existentielles du secteur culturel. Yoka Liye a expliqué au Chef les maux qui rongent le secteur culturel et les recommandations contenues dans le rapport final du 2eme Forum des opérateurs culturels qui s’est tenu au Musée National durant 5 jours. En plus, il lui a fait savoir l’urgence qu’il y a pour la RDC de ratifier la Charte Panafricaine de la culture surtout que d’ici l’année prochaine le Congo va trôner au sommet de l’Union Africaine. Et à Madame Yolande ELEBE de noter que le professeur Yoka, a rappelé au consultant que la présidence de la RDC à l’Union Africaine sera avant tout culturelle. Le Chef de l’Etat a vite rassuré la délégation qu’il ne va ménager aucun effort pour que son pays soit dans un bref délai signataire de cette charte. La 2eme délégation a été celle des comédiens congolais composée de Rock Bodo, Fiston Sai Saï, Ursule Pechanga et Masumu Debrindet. Felix M.
RDC : Consultations du Chef de L’État, Simon Kimbangu Kiangani tient à la paix au pays
Autre personnalité qui a échangé ce mercredi 04 novembre 2020 avec le Président Félix Tshisekedi, c’est le Père Spirituel de l’église Kimbanguiste. À l’issue de cet échange, M. Kimbangu kiangani a donné la quintessence de leurs discussions à la presse. À en croire ses propos, ils ont échangé sur la question de la paix au pays. Felix Matudi
Haut-katanga : Les agents de la Mairie de Lubumbashi réclament 57 mois de salaire
La Mairie de Lubumbashi s’est réveillée sous une tension ce lundi 19 octobre 2020.Depuis les premières heures, un sit-in est observé dans son enclos.Selon le constat, des centaines d’agents ont pris d’assaut l’hôtel de ville pour réclamer leurs arriérés de salaire. Sur place notre source affirme par la voix des grévistes qu’ils ont totalisé 57 mois d’arriérés de salaires. Tous les bureaux ont été fermés. Aucune activité dans toutes les divisions de la Mairie.