Après avoir bouclé sa mission de contrôle de conformité dans la province du Lualaba, le ministère national des Mines annonce la levée partielle et temporaire de la suspension des activités minières et de la commercialisation au sein des entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère, décidée le 19 décembre 2025. Dans un communiqué officiel, le ministre des Mines, Louis Watum, précise que, pour la province du Haut-Katanga, et dans l’attente des conclusions définitives du contrôle en cours, les entités de traitement sont désormais autorisées à recevoir les minerais issus des sites artisanaux légaux ou tolérés, sous l’encadrement des services provinciaux des Mines. Par ailleurs, chaque entité concernée recevra, dans un délai de 72 heures à compter de la publication du communiqué, une notification individuelle. Celle-ci détaillera, au cas par cas, les mesures d’accompagnement exigées pour la correction des manquements administratifs, techniques et de traçabilité relevés. Les correspondances préciseront également les pénalités à acquitter, conformément aux dispositions de la loi minière en vigueur. Cette annonce vient apaiser les tensions parmi les exploitants artisanaux, qui multipliaient récemment les alertes et les menaces à l’endroit des autorités. Ces derniers dénonçaient une décision qu’ils estimaient prise sans considération pour leur survie économique. _________________Alfred MWEHU
Lubumbashi : Un début d’année marqué par la découverte de trois corps sans vie
Dans la province du Haut-Katanga en République Démocratique du Congo, le passage à l’année 2026 a été marqué par une série de drames dans la capitale du cuivre. Ce jeudi 1er janvier, les corps sans vie de trois hommes ont été retrouvés dans différentes communes de Lubumbashi. Alors que la ville célébrait l’entame de la nouvelle année, les services de secours et la police nationale congolaise ont été sollicités sur trois scènes de découverte de corps inertes, réparties entre les communes de Lubumbashi et de Kampemba. Le premier signalement est intervenu au cours de la nuit du réveillon au Camp Scoot, sur l’avenue Biayi prolongée. Des riverains ont alerté les autorités après avoir aperçu une dépouille gisant dans des eaux stagnantes. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la victime, un homme dont l’identité reste à confirmer aurait été surprise par la montée des eaux suite aux précipitations diluviennes qui se sont abattues sur la ville la veille au soir. Au petit matin, un second drame a été constaté au quartier Pengapenga, dans la cellule Basembe. Il s’agit d’un jeune homme, connu localement comme vendeur de boissons. Les circonstances entourant son décès restent, à cette heure, particulièrement floues. Enfin, une troisième victime a été localisée dans la commune de Kampemba, au quartier Bel-Air. Le corps de cet homme, âgé d’une trentaine d’années, a été retrouvé sur l’avenue des cimetières, à proximité immédiate de la voie ferrée. Interrogé sur cette série noire, le ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga, Jean-Jacques Kashiba, a officiellement confirmé les faits à nos confrères de topcongoFM. Tout en présentant ses condoléances aux familles éprouvées, le ministre a pointé du doigt les possibles dérapages liés aux célébrations de la Saint-Sylvestre. « Certains de ces décès pourraient être la conséquence d’excès enregistrés durant la nuit de la Saint-Sylvestre », a déclaré le ministre provincial. Il a toutefois appelé à la prudence en attendant les conclusions des rapports des diffents services. La police scientifique et les autorités judiciaires ont été saisies de ces trois dossiers. Des enquêtes ont été formellement diligentées pour déterminer s’il s’agit d’accidents liés aux intempéries, de conséquences d’une consommation excessive d’alcool, ou d’actes d’origine criminelle. En ce premier jour de l’année, ce triple drame vient rappeler la nécessité de la vigilance lors des grands rassemblements festifs, alors que les services de sécurité restent déployés dans les zones sensibles de la ville pour prévenir tout nouvel incident. ______________Daniel Faray
CAN : La RDC, le Sénégal et le Bénin sont déjà qualifiés avant la 3ᵉ journée !
Fait rare mais totalement logique : la RDC, le Sénégal et le Bénin ont validé leur qualification pour les huitièmes de finale avant même de disputer la troisième journée de la phase de groupes. Les matchs du groupe A et B qui se sont déroulés lundi 29 décembre ont permis aux équipes précitées de se rassurer de leurs qualifications aux huitièmes de finale de la 35è édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Pour la RDC, cette qualification anticipée ne s’explique pas uniquement par les résultats au sein de leur groupe, mais surtout par le mécanisme de qualification intergroupes propre à la CAN à 24 équipes. L’équipe sportive de draft.gouverne.info/ vous explique le schéma et le règlement : De la réglementation 1. Les deux premiers de chaque groupe se qualifient directement.2. Les quatre meilleurs troisièmes sur les six groupes accèdent également aux huitièmes. Autrement dit, seuls deux troisièmes sont éliminés. Pourquoi affirmons-nous alors la qualification des Léopards de la RDC ? Après deux journées :La RDC, le Sénégal et le Bénin ont déjà cumulé un total de points suffisant (4,4,3). Dans d’autres groupes, certaines équipes sont mathématiquement condamnées à finir avec 0 ou 1 point, ce qui garantit que leurs troisièmes seront moins bien classés. De la conclusion mathématique : Même en terminant troisièmes, aucune des trois équipes ne peut figurer parmi les deux pires troisièmes de la compétition. Mais les matchs de la 3è journée sont aussi importants que les autres pour déterminer l’ordre final du groupe (1er, 2e ou 3e), et les affiches des huitièmes de finale. Mais la qualification, elle, est déjà acquise et Sébastien Désabre pourra soit, tourner son effectif contre le Botswana, soit s’engager à fond pour aller chercher la première place alors que le Sénégal sera obligé de recourir au même schéma face au Bénin ce mardi 30 décembre. _________________Gédéon Mbikayi
RDC–Sénégal : Quand les Léopards cessent de résister et commencent à dominer !
Tribune de Gédéon Mbikayi_______________________________ Un nul qui vaut plus qu’un point Le match nul (1-1) face au Sénégal lors de la 2ᵉ journée de la CAN ne se résume ni au score, ni au prestige de l’adversaire. Il marque un changement de statut. La RDC n’est plus une sélection capable d’exploits isolés, elle devient une équipe structurée, constante, difficile à battre. Ce résultat s’inscrit dans une série sans défaite qui prend racine après la désillusion de Kinshasa en éliminatoires de la Coupe du monde, véritable point de bascule du projet. La charnière centrale : le socle de tout Chancel Mbemba, capitaine, patron, régulateur. Mbemba incarne la stabilité mentale et tactique de cette équipe. Son leadership ne se limite pas aux interventions, il organise le bloc, impose le tempo défensif et rassure dans les moments chauds. Axel Tuanzebe, moins expansif, mais redoutablement efficace. Sa lecture du jeu et son timing dans les duels complètent parfaitement Mbemba. Avec lui, la défense congolaise gagne en anticipation et en sérénité. Ensemble, ils forment une paire qui n’a jamais semblé prise en défaut dans cette dynamique récente, donnant à la RDC une assise rare sur le continent. Les côtés : puissance, vitesse et sécurité Arthur Masuakulongtemps perçu comme un latéral offensif, Masuaku a franchi un cap défensif. Sa capacité à répéter les efforts et à fermer son couloir permet à la RDC d’élargir son jeu sans se déséquilibrer. Aaron Wan-Bissaka, spécialiste du duel, presque imprenable en un contre un. Sa présence à droite neutralise les ailiers adverses les plus explosifs et réduit drastiquement les situations de danger. Ces deux profils permettent à la RDC de défendre haut ou bas sans changer d’organisation. Le pivot : L’équilibre invisible Samuel MoutoussamyC’est peut-être la pièce la plus déterminante de la progression congolaise. Moutoussamy protège la défense, coupe les transitions et offre une première relance propre. Il transforme une défense solide en bloc collectif cohérent. Son apport se mesure moins en statistiques qu’en contrôle du match. Le milieu et l’attaque : la continuité et l’impact Gaël KakutaQuand il est bien utilisé, Kakuta apporte la pause, la lucidité et la dernière passe. Son expérience est précieuse dans les matchs fermés. Yoane Wissa / Cédric Bakambu, l’un apporte la mobilité et la pression constante, l’autre le sens du but et le sang-froid. Bakambu, buteur face au Sénégal, symbolise cette capacité nouvelle à frapper au bon moment. Meschack, Mbuku, Sadiki, Mayele, Cipenga et Balikwisha : des répondeurs à la hauteur des attentes. Un peu de mayonnaise, de symbiose et de compétition ensemble, Désabre aura complètement la clé pour déverrouiller le top 5 africain. Les remplaçants : un banc enfin utile C’est l’un des progrès majeurs de cette RDC : les entrants maintiennent le niveau. Qu’il s’agisse de renforcer le milieu, de densifier le bloc ou d’apporter de la fraîcheur offensive, les remplaçants entrent avec un rôle clair. On ne subit plus les changements, on les utilise comme un outil stratégique. Le sélectionneur, l’architecte discret, le génie magicien Derrière cette progression, il y a un sélectionneur qui a su tirer les leçons des échecs passés. Les choix sont désormais cohérents, la hiérarchie claire, le projet lisible. La RDC ne joue plus à l’instinct : elle exécute un plan. Et maintenant ? Avec une telle base défensive, un milieu stabilisateur et une attaque capable de concrétiser, la RDC devient une équipe taillée pour les matchs à élimination directe. Le dernier carré n’est plus un rêve, mais une projection réaliste. Ce match contre le Sénégal n’est pas une fin en soi. C’est le début d’une ère où la RDC ne demande plus la permission d’exister.
Lubumbashi: Fin de cavale pour les « gangsters de Noël »
La Police nationale congolaise (PNC) a frappé fort. Ce vendredi 26 décembre, le commissariat provincial a présenté à la presse plus de 40 présumés criminels, interpellés à l’issue d’une vaste opération sécuritaire menée pendant les fêtes de Noël à Lubumbashi. Alors que la fête de la Nativité a été marquée par une recrudescence des violences dans plusieurs quartiers de la ville, la riposte des forces de l’ordre n’a pas tardé. Les suspects sont accusés de vols à main armée, de violations de domicile et d’atteintes graves à la sécurité des personnes. Lors de leur arrestation, la police a mis la main sur un important butin : armes de guerre, munitions, pistolet de fabrication artisanale, ainsi que divers objets volés. Selon le major Charles Bin Lwamba, porte-parole de la PNC, deux figures clés ressortent parmi les détenus : Mutombo Kalambay et Kalenga Guelord. Présentés torse nu, couverts de tatouages, ils symbolisent, selon la police, la dangerosité de ce réseau criminel. Leur passé judiciaire est lourd. Le 11 décembre dernier, ce duo s’était illustré lors d’une attaque violente dans le quartier Kisanga. Après avoir tiré à trois reprises pour intimider les témoins, ils avaient emporté 17 500 dollars américains, neuf téléphones portables et plusieurs documents parcellaires. En parallèle, une seconde bande, composée principalement de jeunes désœuvrés, a été neutralisée au centre-ville le jour de Noël. Ces derniers auraient semé le désordre et pillé plusieurs commerces. La police affirme avoir récupéré plus de 600 cartons de boissons alcoolisées, soupçonnés de provenir de ces actes de vandalisme. Lors de la présentation officielle des suspects, le commissaire provincial de la PNC dans le Haut-Katanga, le général Blaise Kilimbalimba, a tenu un discours ferme :« La récréation est terminée. Vous avez attaqué la population avec des armes, c’est une infraction grave selon la loi congolaise. Vous avez volé et détruit les biens de nos concitoyens, et aujourd’hui vous tentez d’afficher un regard innocent. Vous passerez les fêtes derrière les barreaux « , a-t-il déclaré. Le général a également lancé un avertissement sans équivoque à ses propres troupes : » Même les policiers qui seront impliqués dans des activités criminelles iront en prison. La paix de la population n’est pas négociable ». Ce coup de filet envoie un signal fort aux réseaux criminels actifs dans la province. Toutefois, le défi reste majeur. Le Haut-Katanga clôture un mois de décembre sous haute tension sécuritaire, avec des foyers d’insécurité signalés à Lubumbashi, Likasi et jusqu’à la cité frontalière de Kasumbalesa. Si cette opération apporte un certain soulagement aux habitants, l’opinion publique attend désormais le démantèlement total des réseaux criminels dormants, condition indispensable pour une paix durable dans toute la province. Daniel Faray
Haut-Katanga : Le Général Mbula Kilimbalimba déploie ses troupes pour une Noël sous haute protection
À la veille des festivités de la Nativité, le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC) a mené une caravane motorisée d’envergure à travers Lubumbashi. L’objectif afficher, la puissance de feu des forces de l’ordre et garantir aux Lushois une célébration de la nativité dans la sérénité la plus totale. Ce mercredi 24 décembre 2025, les moteurs ont vrombi dans les artères de la capitale cuprifère. Sous la conduite du Général Mbula Kilimbalimba Blaise, une impressionnante caravane motorisée a sillonné la ville pour marquer le terrain. Parti de la route de contournement, le cortège a traversé les points névralgiques de la province. De la route Kipushi aux quartiers populaires de la Katuba (Kisanga, Triangle, Kaponda), en passant par la commune Annexe (Kalebuka, Kasungami) et les zones résidentielles de Kampemba et de la Ruashi. Ce périple urbain, qui s’est achevé symboliquement à la Grand Place de la Poste au centre-ville, visait à inspecter le dispositif sécuritaire avant la grande nuit de Noël. Face à la presse, le patron de la police provinciale s’est voulu ferme et rassurant. Pour lui, cette parade n’est pas qu’une simple promenade, mais un message clair envoyé aux fauteurs de troubles. « Cette caravane vise à rassurer la population du Haut-Katanga. C’est aussi une démonstration de force pour signifier que la PNC est prête à affronter toute éventualité », a martelé le Général. Il a précisé que ses hommes sont désormais en ordre de bataille et seront déployés massivement dans chaque quartier. Une attention particulière sera portée sur les lieux de rassemblement : Églises pour les veillées de prière, boîtes de nuit et espaces de divertissement. L’ordre est clair , la vie doit suivre son cours normal sous l’œil vigilant des forces de l’ordre. Alors que les familles s’apprêtent à célébrer la naissance du Christ, le dispositif policier semble avoir été calibré pour étouffer la moindre menace urbaine. En quadrillant ainsi les communes périphériques comme le centre-ville, le commissariat provincial entend transformer cette période de fin d’année en un succès sécuritaire exemplaire. La population peut donc converger vers les lieux de culte et de fête avec un sentiment de sécurité renforcé. Daniel Faray
CAN 2025 : Une victoire fondatrice pour la RDC, entre certitudes tactiques et axes de progression
Tribune de Gédéon Mbikayi ________________________________ Les Léopards de la République Démocratique du Congo ont réussi leur entrée en lice à la Coupe d’Afrique des Nations ce mardi en s’imposant petitement lors de leur premier match du groupe face au Benin, 1-0. Au-delà du résultat positif, cette rencontre offre des enseignements tactiques précieux sur le visage actuel des Léopards : Une équipe solide, disciplinée, mais encore perfectible. Les forces remarquables La première force évidente de la RDC réside dans son organisation collective. Défensivement, les Léopards ont affiché un bloc compact, bien structuré, dirigé dans l’axe par le capitaine Chancel MBEMBA, limitant les espaces entre les lignes. Cette rigueur a permis de contenir les initiatives adverses et de réduire considérablement les situations dangereuses. Au milieu de terrain, la RDC s’est distinguée par une bonne maîtrise des duels et une capacité à casser le rythme de l’adversaire. La récupération haute de Samuel MOUTOUSSAMY et l’impact physique de Edo KAYEMBE ont souvent permis de reprendre rapidement le contrôle du ballon, donnant à l’équipe une assise solide. Offensivement, sans être flamboyante, la sélection congolaise a fait preuve d’efficacité grâce à la lucidité et la rapidité de Théo BONGONDA, l’unique buteur et homme du match inaugural de congolais. Les transitions rapides et l’exploitation des couloirs ont constitué une arme importante, permettant à Arthur MASUAKU (passeur décisif sur un centre) et Aaron Wan BISSAKA de solliciter directement la ligne offensive par des longs ballons. L’équipe a su se montrer pragmatique, marquant au moment opportun (16’) et gérant ensuite intelligemment son avantage. Enfin, l’état d’esprit affiché est un signal fort. De l’engagement et l’émerveillement de Noah SADIKI, passant par le soutien de Cédric BAKAMBU pour finir par la vitesse et le pressing de Nathanaël MBUKU… cette solidarité et discipline tactique traduisent une équipe mentalement prête pour les exigences d’un tournoi long et éprouvant. Les faiblesses à corriger Malgré cette victoire, certaines limites sont apparues et ont causé une perte de possession aux congolais devant une équipe Béninoise bien structurée au milieu de terrain. La RDC a parfois montré des difficultés dans la conservation du ballon, notamment après avoir pris l’avantage. Les phases de possession manquent encore de fluidité, avec un jeu parfois trop direct, entraînant des pertes de balle évitables. La création offensive en jeu placé reste également un chantier important. Face à un bloc regroupé, les Léopards ont peiné à trouver des solutions entre les lignes, dépendant surtout des individualités ou des actions rapides plutôt que d’une construction collective élaborée. Enfin, quelques moments de relâchement défensif ont été observés, notamment en seconde période. Un manque de concentration qui, face à des adversaires plus réalistes, pourrait coûter cher. Perspectives pour la suite Cette victoire inaugurale offre à la RDC une base solide et une confiance légitime. Les fondations sont là : Solidité, discipline et mental. Pour viser plus haut dans cette CAN, les Léopards devront toutefois gagner en maîtrise technique, en créativité offensive et en constance sur l’ensemble du match. Heureusement pour les congolais, le sélectionneur et quelques cadres en sont conscients et promettent une amélioration dans le jeu et dans le résultat. Face au Sénégal lors de la deuxième journée, le Congo RD sera devant un thermomètre pour sa finale des barrages intercontinentaux de Mars prochain et tentera de se venger du mauvais souvenir du stade des Martyrs lors des éliminatoires du Mondial.
CAN 2025 : Le congolais Jean-Jacques Ndala au sifflet du match d’ouverture
La Confédération africaine de football (CAF) a désigné, vendredi 19 décembre, l’arbitre international congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo pour diriger le match inaugural de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, prévue au Maroc. Ce choix témoigne de la confiance de la CAF envers l’officiel congolais, reconnu pour son expérience et sa capacité à gérer des rencontres à haute pression. Le match d’ouverture, moment symbolique de la compétition, donnera le coup d’envoi du plus grand rendez-vous du football africain, et opposera le Maroc, pays hôte, à l’équipe des Comores.Cette rencontre aura lieu le 21 décembre 2025 au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat Pour la République démocratique du Congo, cette désignation représente une grande fierté nationale et met en lumière les progrès de l’arbitrage congolais sur la scène continentale. Jean-Jacques Ndala sera assisté par une équipe arbitrale internationale et aura pour mission d’assurer le respect des règles et le bon déroulement de la rencontre inaugurale de la CAN 2025. La CAN 2025 est donc lancée ! Gédéon Mbikayi
RDC : La Cour constitutionnelle déclare les requêtes de Constant Mutamba recevables mais non fondées
Ce vendredi 19 décembre, la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a rendu sa décision dans le dossier opposant Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, aux institutions de la République. Siégeant à Kinshasa, la capitale, la haute juridiction a déclaré recevables mais non fondées les deux requêtes en inconstitutionnalité introduites par l’ancien ministre. Ces requêtes visaient notamment les résolutions de l’Assemblée nationale ayant autorisé l’ouverture d’instruction et les poursuites judiciaires à son encontre, ainsi qu’un arrêt avant dire droit de la Cour de cassation. En conséquence, la Cour constitutionnelle a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par Constant Mutamba et a confirmé la validité des actes contestés. Pour rappel, l’ancien ministre a été condamné à 3 ans de prison dans une affaire de détournement de fonds publics, portant sur environ 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison à Kisangani. La décision de la Cour constitutionnelle permet ainsi la poursuite normale de la peine de Constant Mutamba. Gédéon Mbikayi
Haut-Katanga : La découverte d’un nouveau corps inerte à Kasumbalesa ravive le spectre de l’insécurité
Dans moins de 72 heures dans la province du Haut-Katanga, le réveil a de nouveau été hoché ce vendredi 19 décembre 2025 pour les habitants de la cité frontalière de Kasumbalesa. Une nouvelle découverte macabre vient alourdir un bilan sécuritaire déjà critique, plongeant la population dans une inquiétude profonde. Le corps sans vie d’une femme, vêtue d’un pantalon noir, a été retrouvé tôt ce matin au bord de la route. Le drame s’est produit au niveau du tronçon communément appelé courbure. Ce lieu n’est pas choisi au hasard par les auteurs de ces crimes, il se situe à proximité de l’endroit où, il y a peu, treize corps avaient été ramassés, marquant ainsi une récidive terrifiante dans la zone. À Kasumbalesa, la peur ne se cache plus, cette cité, pourtant poumon économique stratégique de la République Démocratique du Congo grâce à sa frontière, semble s’enfoncer dans une spirale de violence que rien ne semble freiner: « Nous ne dormons plus que d’un œil. Passer par la courbure est devenu un risque mortel », confie un habitant sous le choc. La répétition de ces incidents au même endroit soulève des questions sur la surveillance de ce périmètre spécifique, désormais perçu par les résidents comme une zone rouge. Devant la gravité de la situation et l’indignation qui gagne la rue, le gouvernement provincial du Haut-Katanga est désormais au pied du mur. Selon des sources proches du gouvernorat, des mesures de sécurité exceptionnelles sont actuellement à l’étude. Alors que l’enquête commence pour identifier la victime et les circonstances de son décès, les regards sont tournés vers les autorités sécuritaires. Une question demeure sur toutes les lèvres , quand s’arrêtera cette série noire qui endeuille Kasumbalesa ? Daniel faray