Face à la montée de certaines rumeurs sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique, le Commissariat Provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC) du Haut-Katanga a rompu le silence ce vendredi 20 mars 2026. Dans une mise au point officielle, le porte-parole de la police clarifie le mode opératoire de ses unités et lève toute équivoque sur de présumées complicités internes. Tout part d’une dénonciation faite par un usager, accusant des patrouilleurs d’être impliqués dans des agressions signalées récemment dans la province. Pour le Major Charles Espéranto Bin Lwamba, porte-parole de la PNC dans le Haut-Katanga, ces accusations ne reposent sur aucun fondement technique. Après vérification interne, le Commissariat Provincial précise que les numéros de téléphone cités dans la plainte n’ont pas été actifs au sein du Centre de Coordination des Opérations (CCO) au cours des deux dernières semaines. « Les allégations faites sont contraires à la réalité des prestations sur le terrain », souligne le communiqué. La police a tenu à expliquer une source fréquente de confusion lors des interventions nocturnes. Le protocole de la PNC prévoit qu’en cas d’alerte, le CCO mette en relation directe la victime et l’équipe d’intervention (le convoyeur de la jeep de patrouille) pour accélérer la localisation. Cependant, le Major Bin Lwamba pointe un phénomène psychologique lié à l’urgence : « Sous l’effet du traumatisme, une victime peut tenter de rappeler le numéro du convoyeur alors que l’équipe est déjà en route. Entendre le téléphone d’un patrouilleur sonner à proximité du lieu du crime peut créer une confusion malheureuse, laissant croire à tort que l’agent est lié aux assaillants ». Réitérant l’engagement de la police à agir dans le strict respect de la loi et des instructions de la hiérarchie, la PNC rassure les habitants de Lubumbashi et de ses environs sur l’intégrité de ses éléments engagés dans la sécurisation des biens et des personnes. Le Commissariat Provincial invite la population à ne pas céder à l’intoxication et à ne pas relayer d’informations non vérifiées qui pourraient fragiliser la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre. La police conclut en exhortant les administrés à maintenir une collaboration étroite avec les services de sécurité pour une lutte plus efficace contre la criminalité urbaine. ______________Daniel Faray
Fin de l’imbroglio : le Général Eddy Kapend de retour à Lubumbashi après un séjour privé à Kinshasa
Alors que les spéculations allaient bon train sur son absence prolongée dans le grand Katanga, le commandant de la 22ᵉ région militaire a regagné son poste en soirée du dimanche dernier. Un retour qui vient couper court aux rumeurs annonçant son arrestation. C’est aux alentours de 19h50 du dimanche 15 mars 2026, que l’avion transportant le Général de brigade Eddy Kapend a touché le tarmac de l’aéroport international de la Luano. Accueilli par une délégation d’officiers supérieurs, le chef militaire a sacrifié au rituel des salutations à la troupe, bien que le protocole habituel des honneurs militaires n’ait pas été déployé en raison de l’heure tardive de son arrivée. Loin des théories de couloir qui commençaient à saturer l’espace médiatique et numérique de RDC, le séjour du Général à Kinshasa s’avère être d’ordre strictement privé. Selon les précisions fournies par Jonathan Kamunga du Journal Universitaire, ce déplacement était dûment autorisé par la hiérarchie militaire. Le haut officier s’était rendu dans la capitale pour célébrer le mariage de sa fille, une parenthèse familiale loin des bureaux de l’état-major de la 22ᵉ région militaire. Malgré la brièveté de ce congé, son absence avait suffi à alimenter diverses rumeurs sur sa position au sein de l’appareil sécuritaire, certains l’annonçait déjà derrière les barreaux pour des raisons non élucidé.Pour dissiper tout malentendu, l’entourage du Général a tenu à souligner sa fidélité indéfectible aux institutions. Ses proches affirment sans équivoque que le Général Kapend demeure loyal au chef de l’État et commandant suprême des forces armées congolaises Félix Tshisekedi, balayant ainsi toute suggestion de dissension. Après avoir quitté l’aéroport, le Général eddy Kapend a regagné sa résidence, marquant ainsi la reprise imminente de ses fonctions officielles dans le chef-lieu du Haut-Katanga. _______________Daniel FARAY
Réparation express du stade TP Mazembe : Moïse Katumbi joue la carte de la solidarité nationale
Face à l’urgence calendaire et pour éviter une sanction technique à l’AS Maniema Union, le président du TP Mazembe a pris les devants en lançant les travaux de réhabilitation de son stade, sans attendre l’exécution des sanctions de la Linafoot contre le FC Saint-Éloi Lupopo. Le 08 mars 2026 restera parmi les dates noire pour le football lushois. Alors que le derby entre le TP Mazembe et le FC Saint-Éloi Lupopo battait son plein, la tension a basculé dans la violence gratuite. À la mi-temps, le constat était désolant, plus de 500 sièges arrachés, des installations techniques sabotées et une pelouse jonchée de débris, contraignant les officiels à l’interruption définitive de la rencontre. Ce chaos a non seulement entaché l’image du sport congolais, mais a surtout mis en péril l’avenir immédiat des compétitions africaines sur le sol national. L’enjeu dépasse désormais les frontières de Lubumbashi. Le stade TP Mazembe est actuellement la seule enceinte de la République Démocratique du Congo homologuée par la Confédération Africaine de Football (CAF). À ce titre, il doit accueillir, dès le 15 mars prochain, le quart de finale aller de la Coupe de la Confédération opposant l’AS Maniema Union à l’USM Alger. Sans une remise en état record, le club de Kindu se voyait menacé d’une délocalisation de son match à l’étranger, un scénario qui aurait constitué un préjudice sportif et financier majeur pour le représentant congolais. Si la commission de gestion de la Linafoot a rapidement réagi en condamnant le FC Saint-Éloi Lupopo à prendre en charge la réparation des dégâts, Moïse Katumbi a choisi de ne pas attendre les lenteurs administratives ou l’exécution de cette sentence. Conscient que chaque heure compte avant l’inspection de la CAF, le président du TP Mazembe a ordonné le déploiement immédiat de ses propres équipes techniques et le déblocage des fonds nécessaires pour la restauration complète de l’infrastructure. Au-delà de l’élan de solidarité de Moïse Katumbi pour sauver l’affiche africaine de l’AS Maniema Union, la justice sportive a rendu son verdict. La commission de gestion de la Linafoot, s’appuyant sur les rapports des officiels de match, a pris des sanctions exemplaires pour décourager la résurgence du hooliganisme dans les stades congolais. _________________ #Daniel FARAY
Médias numériques en RDC : L’UPL au cœur du débat sur la répression pénale des infractions de presse
Face à l’ascension fulgurante des médias en ligne et aux défis juridiques qu’ils imposent, l’Université Protestante de Lubumbashi (UPL) s’apprête à devenir, le temps d’une journée, l’épicentre de la réflexion juridique et médiatique en République Démocratique du Congo. Le samedi 14 février 2026, la Faculté de Droit de l’UPL va accueillir une conférence de grande envergure sous le thème : « Le traitement pénal des infractions de presse commises par voie numérique en droit congolais ». À l’heure où la frontière entre liberté d’expression et cybercriminalité semble parfois poreuse, cette rencontre scientifique tombe à point nommé pour éclairer les zones d’ombre de la législation actuelle. Pour décortiquer cette problématique complexe, l’Université a réuni des figures d’autorité. Parmi les intervenants très attendus, le Professeur Didier Makal, éminent spécialiste du journalisme numérique et détenteur d’un doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC). Sa double expertise académique et pratique sur les nouveaux médias sera complétée par l’analyse rigoureuse du Professeur Carlos Mupili Kabyuma, dont l’apport juridique promet d’enrichir les débats sur les mécanismes de poursuites et de défense. L’objectif de cet événement dépasse le simple cadre académique. Il s’agit d’une véritable mission de salubrité publique visant à éveiller et cultiver la conscience des journalistes, des juristes et du grand public. Alors que le paysage médiatique congolais est en pleine mutation, comprendre les risques pénaux liés à la publication numérique est devenu indispensable pour garantir un exercice responsable de la liberté de la presse. Ouverte au public, cette conférence se tiendra à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga et ambitionne d’avoir un retentissement national. Professionnels des médias, praticiens du droit et citoyens engagés sont attendus pour échanger sur l’avenir numérique de la RDC. Dans un monde hyperconnecté, cette réflexion à l’UPL s’impose comme une étape cruciale pour l’État de droit en République Démocratique du Congo. ______________Daniel faray
FOOT RDC : Lamine Ndiaye et le TP Mazembe, la fin d’une épopée gravée dans le marbre
L’incroyable devient un credo, ce qui ne semblait être qu’une rumeur persistante a fini par s’écrire en lettres de départ. Ce jeudi 29 janvier 2026, le match contre Sanga Balende marquait l’ultime danse de Lamine Ndiaye sur le banc des Corbeaux. Le technicien sénégalais, architecte des plus belles heures du club, a officiellement rendu son tablier. Le temple de la Kamalondo a un goût amer ce soir. En affrontant Sanga Balende au stade Kibasa maliba de la Kenya, les supporters ne savaient pas encore qu’ils assistaient aux dernières consignes criées depuis la ligne de touche par le Grand Maître. Après une collaboration intense, marquée par une résilience à toute épreuve, Lamine Ndiaye a choisi de se retirer, laissant derrière lui un vide immense et un héritage colossal. Un rappel historique sur l’homme du miracle d’Abou Dhabi Parler de Lamine Ndiaye, c’est feuilleter les pages les plus glorieuses de l’histoire du football congolais et africain. Son nom restera éternellement lié à l’année 2010, une année de grâce où le TP Mazembe a brisé le plafond de verre mondial. Sous sa houlette, Mazembe a dominé l’Afrique en remportant la Ligue des Champions de la CAF en 2010 avec une autorité déconcertante. Il est l’homme qui a conduit les Corbeaux en finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. En éliminant l’international Porto Alegre (2-0), Mazembe devenait le premier club non européen et non sud-américain à atteindre ce stade de la compétition. Un exploit qui avait placé Lubumbashi sur la carte mondiale du football. Au-delà des trophées a son actif avec le club de Moïse Katumbi, il a instauré une discipline de fer et une identité de jeu qui ont fait du TP Mazembe une machine à gagner crainte sur tout le continent. Son retour plus récent sur le banc des Corbeaux s’inscrivait dans une volonté de reconstruction. Malgré les défis et un contexte de transition, le technicien sénégalais a tenté, avec son flegme habituel, de redonner de l’éclat au blason noir et blanc. Aujourd’hui, la démission de Lamine N’Diaye ne sonne pas comme un échec, mais comme la fin d’un cycle naturel. Le credo de l’incroyable, qu’il a lui-même souvent prôné, l’accompagnera vers de nouveaux horizons, tandis que les lushois, eux, n’oublieront jamais l’homme qui les a fait rêver d’étoiles tant au niveau continental que mondial, estiment d’aucuns. ______________Daniel Faray
CAN 2025: Jacques NDALA, blanc comme la neige!
Après avoir examiné tous les contentieux liés au match de la finale de la CAN 2025 qui a couronné les lions de la teranga du Sénégal vainqueurs de l’épreuve reine du football continental, le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football CAF, n’a retenu aucune charge contre l’arbitre Jean-Jacques NDALA. La CAF, a par la même occasion salué la bravoure, le professionnalisme, le sens de responsabilité ainsi que la grande personnalité de l’arbitre congolais qui a su prendre des décisions courageuses à des moments clés du match. Aucune erreur matérielle n’a été signalée tout au long de la rencontre. Une opportunité à saisir pour le natif de Kisenge Manganèse afin d’améliorer davantage son rendement pour les futures échéances qui se profilent à l’horizon, dont la la Coupe du Monde 2026. Un grand honneur pour le quatuor arbitral Congolais de la finale du 35è numéro de la Coupe d’Afrique des Nations.__________________Willy NZAM Fils
CAN 2025: Des sanctions exemplaires contre le Sénégal et le Maroc
La Confédération Africaine de Football CAF, a procédé ce mercredi 28 janvier 2026 au visionnage des incidents survenus lors de la 35è finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Maroc et le Sénégal. Sanctions contre le Sénégal Pour avoir incité ses joueurs à quitter le terrain après le pénalty accordé au Maroc, l’entraîneur Pape THIAW est suspendu pour 5 matchs et doit s’acquitter d’une amende de 100.000 dollars américains. Les joueurs Iliman NDIAYE et Ismaïla SARR vont purger 2 match de suspension et sont sommés de payer une amende de 615.000 dollars américains. Sanctions contre le Maroc 2 matchs de suspension pour Achraf HAKIMI avec 1 match avec sursis. 3 matchs de suspension pour SHAIBARI et 100.000 dallors américains d’amende. La Fédération Marocaine versera 300.000 dollars américains d’amende. Le Maroc déboursera ensuite 200.000 dollars américains d’amende pour le comportement anti-sportif des ramasseurs de balles. Le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football CAF a rejeté en bloc la protestation du Maroc. Le Sénégal est sacré champion de la 35è Coupe d’Afrique des Nations.__________________Willy NZAM Fils
Haut-Katanga : Les travailleurs de CDM exigent le respect du SMIG
Composés majoritairement des jeunes, les employés de la société minière Congo Dongfang Mining, ont manifesté à Lubumbashi ce lundi 26 janvier 2026. Réunis devant le nouveau bâtiment de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, ces travailleurs ont exigé le respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti et l’augmentation de leurs salaires. Après avoir paralysé la circulation des véhicules sur l’avenue du 30 juin pendant près d’une heure, une délégation composée d’environ sept personnes a été reçue par la vice-présidente de l’organe délibérant du Haut-Katanga. Liliane Komba a promis à ces agents qu’une réunion urgente est prévue dans 48 heures entre son institution et le gouvernorat. Par ailleurs, une autre manifestation revendiquant la même cause a eu lieu dans le territoire de Kambove par les agents de la société minière MIKAS ce même lundi 26 janvier 2026. Ces derniers se sont calmés quelques heures après avoir reçu un écho favorable de la part de leurs dirigeants. _________________Alfred MWEHU
RDC : Les députés d’Ensemble pour la République exigent une enquête parlementaire après le massacre de Bukama
Le groupe parlementaire de l’opposition, sous l’impulsion de Christian Mwando Nsimba Kabulo, a officiellement saisi le bureau de l’Assemblée nationale ce mecredi 14 Janvier 2026. Les élus du parti de Moïse Katumbi réclament toute la lumière sur les violences tragiques ayant endeuillé le quartier Kisanga Bioni. Dans une correspondance adressée au président de la chambre basse du Parlement, les députés nationaux du parti de Moïse Katumbi ont exprimé leur vive préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la province du Haut-Lomami. Porté par leur chef de file, Christian Mwando Nsimba Kabulo, ce document appelle à une réaction immédiate et vigoureuse de l’institution législative. L’objet principal de cette démarche est l’ouverture sans délai d’une enquête parlementaire sur le massacre perpétré dimanche dernier à Bukama, plus précisément dans le quartier Kisanga Bioni. Les élus dénoncent une violence inacceptable et insistent sur la nécessité d’identifier non seulement les auteurs matériels de ces actes, mais aussi les commanditaires, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. Le bilan humain, bien que toujours en cours de consolidation, s’avère particulièrement lourd. Selon plusieurs sources locales, l’intervention des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) visait initialement à neutraliser des éléments présumés membres d’une milice Maï-Maï. Cependant, la confusion sur le terrain aurait conduit à la mort de plusieurs civils, soupçonnés à tort ou à raison de complicité avec les insurgés. Cette situation a soulevé une vague d’indignation sans précédent. Les acteurs politiques de la région, soutenus par les organisations de la société civile, dénoncent des exécutions sommaires et un usage disproportionné de la force. Pour ces observateurs, le quartier Kisanga Bioni ne doit pas devenir le théâtre d’une impunité militaire sous couvert de lutte contre les groupes armés. ______________Daniel Faray
RDC : Jacquemain Shabani réhabilite l’administrateur de Bukama et le bourgmestre de Fungurume
Après plusieurs mois d’incertitude et de suspension, deux figures clés de la territoriale dans l’espace Grand Katanga retrouvent leurs fonctions. Par un télégramme officiel daté du 12 janvier 2026, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani, a levé les sanctions pesant sur Dieudonné Salumu et Leusaint Kaleng. C’est la fin du purgatoire pour Dieudonné Salumu, administrateur du territoire de Bukama dans le Haut-Lomami, et Leusaint Kaleng, bourgmestre de la commune minière de Fungurume dans le Lualaba. Les deux autorités locales avaient été écartées de leurs postes respectifs suite à des mesures de suspension qui couraient depuis plusieurs mois. Ce télégramme du patron de la territoriale marque la fin de l’intérim et le rétablissement de la chaîne de commandement initiale dans ces entités décentralisées. Bien que les motifs exacts des suspensions initiales n’aient pas été rappelés dans le document officiel, cette réhabilitation intervient après une évaluation de la situation sécuritaire et administrative dans les provinces du Haut-Lomami et du Lualaba. Le VPM Jacquemain Shabani semble privilégier la stabilité en réinstallant des gestionnaires expérimentés à la tête de zones stratégiques, notamment Fungurume, poumon économique du Lualaba, et Bukama, carrefour ferroviaire et fluvial majeur.Ce retour aux fonctions s’effectue dans un climat particulier. Pour Dieudonné Salumu à Bukama, les défis sont d’ordre sécuritaire et humanitaire, au regard des récents événements qui ont secoué sa juridiction. De son côté, Leusaint Kaleng devra reprendre en main la gestion de Fungurume, souvent au cœur des enjeux liés aux redevances minières et au développement communautaire. Les deux responsables sont désormais appelés à faire preuve d’une gestion exemplaire pour justifier la confiance renouvelée de la hiérarchie nationale, estiment d’aucuns. ______________Daniel Faray