Sept ans après l’absence du permis de conduire biométrique, celui-ci a été renouvelé cette fois-ci avec puce par le ministère de transports, depuis le lundi 25 novembre 2024. À Lubumbashi, les chauffeurs n’ignorent pas l’importance de cette pièce d’identité. Ils ont tout de même manifesté leur inquiétude sur la formalité d’obtention dont ils entendent parler. L’obtention de ce permis est conditionnée à la réussite aux examens théoriques et pratiques que va organiser dans les prochains jours la Commission Nationale de la Prévention Routière. Rencontré à ce sujet, le chef d’antenne de la CNPR Lubumbashi, a précisé certaines lignes de conduite notamment les formations de recyclage. « Ces formations vont concerner les privés et les conducteurs de transports en commun qui utilisent les voitures manuelles. Les notions de code de la route seront enseignées pour prévenir les accidents de circulation. Il y aura un questionnaire qui constitue la partie théorique et le terrain qui est la pratique proprement dite » a affirmé Symphorien MWAMBA Kayembe. À propos du manque à gagner chez les transporteurs à cause du temps à consacrer pour ce recyclage, Symphorien Mwamba a argué en ces termes, « Le temps sera court que possible pour ne pas perturber les travailleurs. D’ailleurs les chauffeurs qui ont déjà la notion du code de la route n’auront qu’un temps de recyclage et ne passeront pas par les théories ». Ce permis de conduire biométrique a pour objectif d’améliorer la sécurité routière, de réduire les accidents de la circulation et de promouvoir le respect du code de la route, a-t-il renchéri. Alfred MWEHU
Les petits commerces exclusivement réservés aux congolais: Urbain Sangwa plaide pour les expatriés
Le gouvernement congolais par le biais du ministère de l’économie s’engage à appliquer la loi de 1979 portant sur la rétrocession des biens zaïrianisés. Les petits commerces seront exclusivement exercés par des Congolais. Une loi qui va entrer à nouveau en vigueur le 19 janvier 2025. Dans une interview accordée à draft.gouverne.info/, Urbain Sangwa, expert en droit économique et consultant en fiscalités, s’est étalé sur cette mesure qui vise à décourager les expatriés à faire les petits commerces. Il s’est en amont interrogé sur certaines faisabilités notamment le circuit bancaire congolais et le financement adéquat que le gouvernement pourrait disposer pour les petits commerçants. « Vouloir appliquer cette loi de façon plus brutale et brusque va créer des retombées sur le plan de l’économie, comme je le disais. Parce que pour le moment, s’il faut parler d’un congolais qui veut avoir un crédit pour se lancer dans les petits commerces, effectivement, il n’est pas possible. Parce qu’un crédit bancaire, pour le moment, le taux d’intérêt est entre 20 et 25 %, et que tout commerçant qui va se lancer avec un crédit bancaire dans les petits commerces, il va subir les effets du travail pour le compte de la banque. Entrer dans un système de l’économie comme le petit commerce, ça demande de l’argent. Donc l’accompagnement du gouvernement, c’est de préparer déjà ce circuit. Alors si ce circuit n’est pas préparé, donc n’allons pas en besoin et interdire » a réfléchi Urbain Sangwa avant d’évoquer l’importance de laisser les expatriés continuer à exercer aussi les petits commerces. « Faut-il chasser automatiquement tous les expatriés de ce circuit ? Je ne pense pas. Moi, je suis en train de vouloir plaider pour ces expatriés, qu’on les laisse » argue-t-il, en donnant l’exemple du secteur de la quincaillerie qui, en s’en remettant à la définition de 2011, rentre dans les petits commerces que les expatriés ont pratiqués voici plusieurs années. La réglementation du petit commerce en RDC est intervenue en 1979 sous le régime du Président Joseph Désiré Mobutu pour donner le pouvoir d’achat aux zaïrois. Alfred MWEHU
Fungurume : Le bourgmestre prend des mesures coercitives pour une gestion optimale des ordures
Après avoir constaté que l’arrêté communal portant application des mesures d’assainissement du milieu et de la protection de la salubrité publique dans la commune de Fungurume n’a pas été de stricte application à la suite de plusieurs descentes sur le terrain, le bourgmestre Leusaint Kaleng Ntamb a signé un communiqué ce 20 Novembre à l’attention des propriétaires d’établissements, des boutiques, des dépôts, des entreprises, des bars, des restaurants, des détenteurs d’activités produisant le son, les astreignant à répondre à leurs obligations pour une gestion optimale des ordures.
Fungurume: Des travaux de grande envergure pour assainir les espaces publics
Sans faiblir dans sa dynamique de préservation de l’environnement pour le bien-être de ses administrés, le bourgmestre de Fungurume a enchaîné deux journées de terrain pour s’assurer personnellement de l’exécution des travaux d’assainissement. Les engins et les moyens que la Commune de Fungurume a disponibilisés ont premièrement ciblé le marché M’siri dont les servitudes d’utilité publique étaient illégalement envahies et ceci entraînait un coulage des recettes qui reviennent à l’État, suite aux activités commerciales informelles qui s’y exerçaient. Au bout d’une journée laborieuse, toutes les voies publiques à côté de ce lieu de négoce ont été nettoyées et rendues accessibles. Dans le voisinage du Marché M’siri, les marchands à la sauvette ont érigé leurs étals à la lisière de la voie ferrée, s’exposant chaque à un accident ferroviaire. Cet inconfort n’a pas échappé à l’œil vigilant de l’autorité municipale. Leusaint Kaleng a supervisé l’évacuation des abords de la voie ferrée, à la grande satisfaction de ses administrés. Comme réponse à la recrudescence de l’insécurité dans sa juridiction, Leusaint Kaleng Ntamb a ordonné la démolition sur les espaces publics de toutes constructions de fortune servant de cachette aux voyous et malfrats. En plus de l’évacuation de plusieurs monceaux d’immondices, l’action du numéro 1 de Fungurume visait aussi à désengorger la route nationale numéro 39 en vue de permettre la fluidité du trafic routier. Cet engagement de Leusaint Kaleng gagne de plus en plus l’adhésion des bénéficiaires primaires et secondaires et s’inscrit dans la dynamique qu’impulse le gouvernement Masuka.
Lubumbashi: La Lucha s’insurge contre la révision de la constitution
En désaccord avec le changement de la constitution en République Démocratique du Congo, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement a officiellement lancé des opérations de grandes envergures, mardi 19 novembre 2024. La section de Lubumbashi s’est réunie pour donner les lignes directrices des marches pacifiques qu’elle organisera sur l’ensemble du territoire national. Pour Duc Mbuyi, s’il y a des gens qui veulent toucher à la constitution, c’est parce qu’il y a anguille sous roche, soit des intérêts politiques qui priment. « L’article 220 limite le mandat du Président de la République. Puisqu’on veut changer les textes, on veut toujours passer par ce même article pour nous soumettre au referendum. Nous en tant que citoyen congolais, en tant que LUCHA disons non à la révision de la constitution » a déclaré ce militant de LUCHA avant d’être paraphrasé par un autre membre qui a procédé à la lecture du communiqué. « La LUCHA exprime sa ferme opposition aux manœuvres sournoises et irresponsables du Président Félix Tshisekedi et son parti politique de vouloir modifier la constitution dans l’objectif de se maintenir au pouvoir au-delà de deux mandats. La constitution de la République Démocratique du Congo dans son état actuel est les fruits de luttes ardues et des sacrifices énormes de plusieurs congolais dont les militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS parti au pouvoir). Toute tentative de la modifier pour se faire des intérêts d’un régime corrompu, incapable et répressif, constitue une trahison envers la nation et ses martyrs » a lu Japonais Kabamba. Quant à l’analyse des récents discours de Félix Tshisekedi à Kisangani et à Lubumbashi, Lucha a rappelé au garant de la nation qu’il avait promis de respecter cette constitution lors de son investiture malgré qu’il la qualifie aujourd’hui « d’étrangère ». De plus, il l’accuse à tord qu’elle impose de céder une partie du territoire national aux étrangers. D’après ce mouvement citoyen, ceci n’est que le reflet de l’ignorance et d’une tentative de manipulation. Le mouvement Lutte pour le Changement LUCHA a également rappelé au Président de la République que les travaux préparatoires de l’élaboration de la constitution de la RDC ont été conduits jadis par des congolais dont certains sont encore en vie. Conformément à l’article 64 de la constitution, Lucha a ainsi déclaré une offensive démocratique et populaire pour la défense de la constitution avec une série d’actions citoyennes sur toute l’étendue de la RDC à partir du mercredi 20 novembre 2024, comme elle l’a fait sous le régime du Président Joseph Kabila à l’issue de son second mandat en 2016 jusqu’en 2018. Alfred MWEHU
Fungurume : Leusaint Kaleng investi dans l’assainissement du milieu
Ce lundi 18 novembre n’était pas un début de semaine indiqué pour lui d’être confiné dans le confort de son bureau. Le bourgmestre de Fungurume était dès les petites heures sur le terrain, droit dans ses bottes, décidé de garantir un environnement sain à ses administrés. Leusaint Kaleng Ntamb dégageait une dynamique investie dans l’assainissement du milieu jusqu’à gagner l’adhésion des membres du mouvement rastafari, qui ont rejoint la brigade pour rendre sain leur milieu de vie. L’autorité municipale a supervisé le desengorgement de la Route nationale numéro 39, le curage des caniveaux pour faciliter le ruissellement des eaux surtout pendant cette période pluvieuse ainsi que la réouverture de la voie ferrée. Cet investissement du numéro 1 de Fungurume produit sans conteste de l’effet même dans les rangs de ses détracteurs avérés. L’un de ses anciens opposants farouches, Humane Mutombo Kongwa, d’un ton adminiratif pouvait ponctuer ce lundi: « Le bourgmestre a démontré un leadership exceptionnel « . Depuis peu, le bourgmestre de la commune urbano rurale de Fungurume a initié une série de travaux qui rentrent dans sa politique d’un environnement sain de sa juridiction.
Linafoot 7è édition Ligue 2: Elles ont essayé sans arrêt, mais rien jusqu’au bout
Les équipes de Kolwezi battent de l’aile en ce début du championnat de la 7è édition de ligue 2. Le FC Kasombo s’est montré inefficace face à Mukuba de Likasi sur la pelouse synthétique du stade Kikula, s’inclinant 1-2. Les indiens pourtant impressionnants en pré-saison ont chuté devant un promu très entreprenant. De leur côté les bingwas du Cercle Sportif Manika très en forme à la fin de la dernière saison, ont été châtiés par Maillet de Lubumbashi, le débutant a manqué de la politesse aux tricolores, les battant sous la marque de 2-3. Comme tout un symbole de l’impuissance des clubs de Kolwezi, le Sporting Club Mont Sion s’est fait corrigé à la maison par la Jeunesse sportive de Likasi qui lui a infligé une défaite de 1-3 au stade Dominique Diur. Les équipes de Kolwezi semblent se plonger dans l’inertie en ce début du championnat national ligue 2 dans la zone centre-sud B. Willy NZAM Fils
RDC : Le mobile qui amène le chef de l’État dans le Haut-katanga
Le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi est attendu ce samedi 16 novembre 2024 dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-katanga. À cet effet, plusieurs militants de sa famille politique sont mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux. Lors de son séjour dans cette province cuprifère, le chef de l’État tiendra trois grandes activités, d’après le gouvernement provincial que dirige le gouverneur Jacques kyabula Katwe. À son arrivée, le Président de la République tiendra un meeting populaire à la Place Moïse Tshombe. Après l’étape de Lubumbashi, le chef de l’État sera dans la cité frontalière de Kipushi, située à plus de 30 kilomètres de la deuxième ville de la RDC dimanche 17 Novembre 2024. Félix Tshisekedi va clôturer son séjour par l’inauguration du nouveau siège de l’assemblée provincialle du Haut-katanga le lundi 18 novembre prochain. Des milliers de personnes, membres de partis politiques de l’Union sacrée, la plateforme qui soutient le président Félix Tshisekedi, se sont massées samedi sur la place de la Poste dans la ville de Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, où le chef devra s’adresser à la population congolaise. Daniel Faray
RDC: La réaction du Ministre de l’Intérieur après l’interpellation musclée de Sesanga
La brutalité exercée sur l’opposant Delly Sesanga, lors de sa brève interpellation le jeudi 14 novembre 2024 à Kinshasa indigne ses pairs.La clameur publique n’a pas tardé d’alimenter les réseaux sociaux, pointant du doigt le régime en place d’instaurer une dictature. Le patron de la territoriale, Jacquemain Shabani n’a pas tardé de fixer l’opinion sur les motivations qui ont conduit à l’inévitable. Pour le ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, la manifestation de Delly Sesanga et autres acteurs tant politiques que de la Société civile « n’était pas annoncée. Les autorités municipales n’étaient pas informées ». « Nous regrettons qu’on en soit arrivé à des voies de fait. L’idéal est d’annoncer pour que les dispositions soient prises », rappelle Jacquemain Shabani. Une occasion pour Jacquemain Shabani d’appeler les hommes en uniforme à la tolérance envers les acteurs politiques : « Nous sensibilisons nos Forces de l’ordre au strict respect des droits et libertés des uns et des autres. Je me suis personnellement employé à me rassurer que Delly Sesanga soit en sécurité et recouvre sa liberté. Bien que, j’ai essayé de l’atteindre au téléphone, mais je n’ai pas pu l’avoir ». Les conditions d’interpellation de Sesanga sont indignes, outre que ce dernier n’a manifesté aucune résistance et rien ne pouvait justifié qu’il soit saisi par ses vêtements pour être bousculé comme un malfrat , estiment d’aucuns. Daniel Faray
RDC : Le Secrétaire général du parti Envol tacle Kabuya et Jacquemain Shabani après l’interpellation de Sesanga
La manifestation pour barrer la route à un probable changement ou révision de la constitution de RDC, a coûté une interpellation brutale à l’opposant congolais Delly Sesanga. Si certains y voient un ancien député humilié publiquement par les forces de l’ordre, Augustin Kabuya secrétaire général du parti au pouvoir y voit les choses autrement. Pour lui : « Delly Sesanga a été évacué pour sa sécurité » ajoutant qu’au « rond-point victoire où il était, (le malheur) pourrait lui arriver et être amputé au pouvoir en place, la Police a joué un rôle important » a-t-il révélé. Un argument mal digéré par Me Rodrigue Ramazani Secrétaire général du parti Envol. Ce dernier estime que : « Toute personne sensée doit condamner cette brutalité policière. Prétendre protéger Sesanga, alors que sa lutte contre un 3ᵉ mandat de Tshisekedi inspire le peuple et fait vaciller ce régime incompétent. Honte à vous ! Pris de peur, le pouvoir panique et montre son vrai visage ». Face à la position de Jacquemain Shabani, Vice Premier ministre de l’intérieur évoquant la non information de cette marche auprès des autorités compétentes, Me Rodrigue Ramazani fixe l’opinion, évoquant le contraire : « La légèreté dans la gestion des affaires publiques est très alarmante. Trouvez ci-dessous la lettre d’information et les accusés de réception des autorités concernées. Le VPM a menti au peuple. Un Parlement sérieux l’aurait déjà interpellé et voter une motion de défiance », s’est-il indigné. Aussitôt libéré, l’opposant Sesanga a promis de continuer la lutte pour barrer la route au processus de la révision constitutionnelle. Daniel Faray