L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a ordonné aux principales cimenteries opérant en République démocratique du Congo notamment, CIMKO, CICO SARL, PPC Barnet et CILU de mettre fin à 408 contrats de sous-traitance jugés non conformes et de retirer les entreprises concernées de leurs bases de données. Cette décision fait suite à une mission de contrôle menée dans la province du Kongo-Central. Les vérifications, réalisées par les officiers de police judiciaire de l’ARSP, couvrent la période du 12 octobre 2020 au 30 septembre 2025. Elles révèlent que plusieurs marchés ont été attribués à des prestataires ne respectant pas les exigences de la loi n°17/001 du 08 février 2017 relative à la sous-traitance dans le secteur privé. Dans les détails, les radiations concernent 221 entreprises liées à PPC Barnet, 98 à CILU, 64 à CIMKO Nyumba ya Akiba et 25 à CICO SARL. À travers cette mesure, l’ARSP entend rétablir la conformité et garantir que ces marchés soient désormais attribués à des PME congolaises répondant aux critères légaux. L’ARSP accorde un délai de 30 jours aux entreprises concernées pour relancer les appels d’offres et recruter de nouveaux sous-traitants conformes. L’objectif est clair : Corriger les irrégularités sans perturber la production dans un secteur stratégique comme celui du ciment. Cette décision s’inscrit dans une politique plus large de promotion du contenu local. Elle vise à corriger la faible participation des entreprises nationales dans les chaînes de valeur industrielles. Dans le secteur du ciment, où les investissements sont lourds et les marchés structurants, la sous-traitance constitue un levier important de redistribution économique. Au-delà de l’effet immédiat, cette mesure soulève plusieurs enjeux. Elle pose notamment la question de la capacité des PME locales à répondre aux exigences techniques, financières et organisationnelles des grandes entreprises industrielles. En définitive, elle met également en lumière le rôle croissant de la régulation dans l’accès aux marchés, dans un contexte où l’État cherche à maximiser les retombées économiques locales des investissements industriels.__________________Trésor Kasamba
Transparence en RDC : Jacques Djoli passe à l’offensive à l’Assemblée nationale
Le combat pour la bonne gouvernance franchit une nouvelle étape. Le professeur Jacques Djoli a été auditionné ce mercredi 08 avril 2026 par la commission mixte de l’Assemblée nationale. Cette audition s’inscrit dans le cadre de l’analyse de sa proposition de loi portant sur l’accès à l’information et la transparence dans la gestion publique. Un cadre légal pour la redevabilité Devant les membres de la commission mixte (PAJ, Socioculturelle et Environnement), l’élu de Boendé a clarifié les enjeux de sa démarche. S’appuyant sur l’article 24 de la Constitution, le professeur Djoli a opéré une distinction majeure entre le droit de la presse (déjà encadré par l’ordonnance-loi de 2023) et le droit actif d’accès à l’information. Ce dernier vise à permettre à tout citoyen d’obtenir des données précises sur la gestion de l’État, transformant ainsi la transparence en un véritable pilier de la vie publique. Le texte soumis au débat introduit plusieurs réformes de fond pour lutter contre l’opacité : – L’obligation pour les agents publics de rendre certaines informations accessibles ; – L’instauration des mécanismes de déclaration de patrimoine ; – La création d’un organe indépendant chargé de veiller à l’effectivité de l’accès à l’information ; – La protection des lanceurs d’alerte, considérée comme un outil essentiel dans la lutte contre la corruption. Combler le retard international Lors des discussions, les députés ont soulevé des questions cruciales liées à la protection des données sensibles et aux sanctions prévues en cas de rétention d’information. Pour soutenir son argumentaire, Jacques Djoli a rappelé que plus de 130 pays disposent déjà de lois similaires. Il a ainsi encouragé la République démocratique du Congo à rattraper son retard afin de promouvoir une gestion plus transparente des affaires publiques. Les travaux se poursuivent actuellement en commission mixte, avant la présentation d’un rapport final en séance plénière.________________ Junior Numbi
Lualaba : Le quartier Dilungu suffoque, l’entreprise Ruashi Mining pointée du doigt
À Kolwezi, la population du quartier Dilungu monte au créneau et alerte les autorités sur ce qu’elle qualifie de « désastre environnemental ». En cause, les activités de l’entreprise Ruashi Mining, accusée de polluer l’air et de mettre en péril la santé des riverains. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la cohabitation entre la zone d’exploitation minière et les habitations est devenue insupportable. L’entreprise Ruashi Mining est directement ciblée pour ses opérations d’extraction qui dégagent des odeurs d’acide persistantes. Plus inquiétant encore, les habitants rapportent une intensification des activités durant la nuit, libérant des émanations toxiques qui rendent l’air quasi-irrespirable. « Nous respirons de l’acide. Nos enfants toussent à longueur de journée et la nuit, l’odeur devient insupportable. Nous avons l’impression d’être abandonnés », confie un riverain au micro de draft.gouverne.info/. Urgence sanitaire et silence des autorités Les conséquences sur la santé publique sont déjà visibles. Les familles s’inquiètent de la vulnérabilité des plus fragiles : enfants comme adultes présentent une augmentation alarmante de pathologies respiratoires et pulmonaires. Malgré la gravité des faits et les alertes répétées, le silence du gouvernement provincial et national interpelle. Ce mutisme administratif alimente une frustration croissante au sein de la population qui exige désormais le respect strict des normes environnementales. Pour l’heure, la direction de Ruashi Mining n’a pas encore réagi officiellement. La situation à Dilungu reste une véritable poudrière sociale qui attend une réponse politique forte._______________Junior Numbi
RDC : Le gouvernement intensifie la lutte pour le contrôle de l’or artisanal
Le gouvernement congolais durcit le ton sur la gestion de l’or artisanal, un secteur stratégique mais fortement fragilisé par la fraude et l’informel. Réuni lors de la 85ᵉ session, le gouvernement Suminwa a acté le lancement d’une stratégie renforcée pour sécuriser les circuits de production et de commercialisation de ce minerai. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de répondre aux préoccupations du chef de l’État, face aux pertes considérables de revenus que subit le pays dans cette filière. Pour accélérer la mise en œuvre, une commission d’experts du secteur a été constituée. Elle est chargée de proposer, dans les meilleurs délais, des mesures concrètes et applicables. Parmi les priorités identifiées figurent, l’amélioration des mécanismes de traçabilité, la révision du cadre réglementaire du commerce de l’or artisanal, la bancarisation des coopératives minières ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières, considérées comme des points névralgiques de la contrebande. Le gouvernement a désigné la Haut-Uélé comme zone pilote pour expérimenter ce dispositif, en raison de son importance dans la production aurifère nationale. La cheffe du gouvernement a par ailleurs insisté sur l’exigence de résultats tangibles, en instaurant un mécanisme de suivi rigoureux basé sur des rapports réguliers. L’objectif affiché est de rétablir l’autorité de l’État sur une filière longtemps hors de contrôle et d’accroître les recettes publiques. Cette réforme pourrait constituer un tournant décisif, à condition que les engagements annoncés se traduisent effectivement sur le terrain.__________________Trésor Kasamba
RDC : Félix Tshisekedi érige Nkamba en « Ville Sainte »
À l’occasion des commémorations du 06 avril marquant la naissance du ministère du prophète Simon Kimbangu, le Chef de l’État congolais a posé un acte politique et spirituel de haute portée. En plein cœur du Kongo-Central, devant une foule de fidèles venus du monde entier, Félix Tshisekedi a officiellement annoncé l’octroi d’un statut spécial à la cité de Nkamba. C’est au sommet de la colline sainte, dans une atmosphère de ferveur religieuse intense, que le Président de la République a pris la parole. Fidèle à sa proximité affichée avec l’Église Kimbanguiste, il a franchi une étape supérieure dans la reconnaissance du patrimoine national : « Je viens de prendre une nouvelle décision, celle de donner un statut spécial à la cité de Nkamba. Elle devient désormais Ville Sainte », a déclaré Félix Tshisekedi sous les acclamations des pèlerins. Cette décision transforme radicalement le statut administratif de cette localité, la hissant au rang de haut lieu de mémoire et de spiritualité, à l’instar d’autres cités religieuses mondiales. Pour le pouvoir en place, il s’agit de sacraliser un espace qui incarne la résistance spirituelle et l’identité congolaise face à l’histoire coloniale. Le choix de la date du 06 avril n’est évidemment pas fortuit. Ce jour, déjà décrété férié et payé sur l’ensemble du territoire national pour honorer le combat de Simon Kimbangu et la conscience africaine, devient désormais le point d’ancrage d’une reconnaissance territoriale. En faisant de Nkamba une ville Sainte, l’État congolais s’engage implicitement dans une démarche de modernisation et de sécurisation de ce site qui accueille chaque année des centaines de milliers de visiteurs.________________Daniel FARAY
RDC: Les empreintes des Kimbanguistes ce 06 avril à Lubumbashi
La République Démocratique du Congo commémore ce 06 avril 2026 le combat de Simon Kimbangu et de la Conscience Africaine. À cette occasion, une marée humaine, parée de vert et de blanc a investi les artères principales du chef-lieu du Haut-Katanga. Dès les premières heures de la matinée, le son de la fanfare a donné le ton , une marche de foi et de mémoire. De l’avenue de la Femme Katangaise à l’avenue Likasi, en passant par les emblématiques boulevards Lumumba et Kimbangu, les fidèles, des plus anciens aux plus jeunes, ont foulé le macadam avec une discipline remarquable. Ce n’est pas qu’une simple procession religieuse ; c’est un hommage vivant à celui qui, il y a plus d’un siècle, prophétisait l’émancipation de l’homme noir. La colonne des célébrants a chuté à la paroisse mère. Là, dans une ambiance empreinte de solennité, le sens profond de cette date a été rappelé : « Cette journée revêt pour nous un caractère hautement sacré. Longtemps, nos ancêtres ont subi le joug de l’oppression et de l’esclavage. Mais ce 06 avril marque l’avènement du ministère du Prophète Simon Kimbangu en 1921. Il fut le premier à prophétiser l’égalité entre l’homme blanc et l’homme noir. Ce qui semblait impossible à l’époque voir des Noirs diriger leur propre destin est aujourd’hui une réalité concrète. Tout ceci est l’accomplissement vivant de la vision de Papa Simon Kimbangu. Pour nous, ce 06 avril n’est pas qu’un jour férié, c’est le symbole de notre éveil. Célébrer Simon Kimbangu à Lubumbashi, c’est honorer la conscience africaine et se souvenir que le sacrifice d’un homme peut transformer le destin d’un continent. Nous marchons pour que la flamme de la vérité ne s’éteigne jamais » a ponctué une fidèle kimbanguiste. Au-delà de la dimension festive, cette journée du 06 avril s’impose désormais comme un pilier de l’identité nationale. À Lubumbashi, les Kimbanguistes ont une nouvelle fois prouvé que, cent cinq ans après le début du ministère de leur prophète, le message de Simon Kimbangu continue de résonner avec la même force._______________Daniel FARAY
RDC : Quand des commerçants expatriés de Lubumbashi défient le jour férié du 06 avril
Alors que la République Démocratique du Congo commémore ce lundi 06 avril 2026 la Journée du Combat de Simon Kimbangu et de la Conscience Africaine, le constat sur le terrain à Lubumbashi est amer. Dans certains quartiers, des opérateurs économiques expatriés ont choisi de passer outre la décision du gouvernement central, imposant à leurs employés un régime de travail ordinaire au mépris de la loi. Ce lundi 06 avril, il est 12h30, nos reporters effectuent la randonnée sur la ville , alors que la nation entière observe une journée chômée et payée, une partie du secteur commercial tenu par des expatriés a délibérément bafoué la mesure du ministère de l’Emploi, du Travail et de la prévoyance Sociale. Par exemple au quartier Golf Faustin, le constat est frappant. Sur la route Munua, le décor matinal n’avait rien d’un jour férié , rideaux de fer levés, citernes et tôles exposés, les transactions sont en cours et les activités fleurissent. Ici, certains opérateurs économiques ont vaqué à leurs occupations habituelles sans la moindre gêne, ignorant superbement le caractère légal et symbolique de cette date. Plus inquiétant encore est le sort réservé à la main-d’œuvre locale. Sous la menace voilée d’un licenciement ou de sanctions disciplinaires, de nombreux travailleurs congolais, surnommés ici les tirailleurs du quotidien se sont vus contraints de se présenter à leurs postes. Une présence forcée qui souligne la vulnérabilité des employés face à des employeurs qui semblent se croire au-dessus des lois de la République, dénonce un membre de la société civile locale rencontré par draft.gouverne.info/ : « Ce manque de considération pour les décisions de Kinshasa pose une question fondamentale, celle de l’autorité de l’État et du suivi des mesures administratives en province. Entre quête de profit et non-respect du calendrier civil, ces commerçants s’exposent désormais à la rigueur des services de l’Inspection du Travail, dont l’intervention est vivement attendue par l’opinion publique lushoise » martèle cet activiste de la société civile. Cette insubordination ne s’arrête pas aux frontières du Haut-Katanga, selon le constat. À travers les grandes villes de la RDC comme Kolwezi et même Kinshasa, le 06 avril a été, pour beaucoup de commerçants expatriés, un lundi comme les autres. Une situation qui perdure sous l’œil passif, sinon impuissant, de décideurs dont les communiqués officiels peinent désormais à franchir le seuil des bureaux climatisés pour s’imposer dans la rue. ______________Daniel Faray
RDC: Le communiqué du Ministre de l’Emploi foulé au pied par certaines entreprises ce 06 avril à Kolwezi
Alors que le gouvernement de la République Démocratique du Congo a, dans un communiqué officiel (N°016/CAB.MIN/ETPS/FMM/RK/04/2026) rendu public le 02 avril 2026, décrété la journée du 06 avril chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national, le constat sur le terrain à Kolwezi est tout autre et suscite de vives réactions. Selon le Ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, signataire de ce communiqué, cette journée dédiée au « Combat de Simon Kimbangu et à la conscience africaine » doit être respectée comme un jour férié légal. Cependant, ce lundi 06 avril 2026, l’effervescence habituelle des jours ouvrables n’a pas faibli à Kolwezi. Plusieurs entreprises, notamment dans le secteur minier, semblent ne pas appliquer cette mesure. De nombreux travailleurs ont ainsi pris le chemin des usines et des mines. Interrogés sous couvert d’anonymat, plusieurs employés affirment n’avoir eu d’autre choix que de se présenter à leur poste. Selon les témoignages, la direction de leurs entreprises respectives aurait instauré un système de « pointage double ». « Souvent, c’est comme ça. On nous dit que travailler les jours fériés double nos heures de prestation de la journée. Mais celui qui reste à la maison pour respecter les jours fériés peut être mal vu et risque même de perdre son travail. Les Chinois ne connaissent pas les jours fériés », confie avec amertume un ouvrier d’une entreprise de la place. Les instructions de Kinshasa foulées au pied ? Dès les premières heures de la matinée, les bus de transport du personnel des grandes entreprises et de leurs sous-traitants ont été aperçus sillonnant les artères de la ville, acheminant des centaines d’employés vers les sites d’exploitation. Cette situation met en lumière un dilemme récurrent entre le respect de l’autorité de l’État et les exigences de production des entreprises. Si certaines justifient ces pratiques par des impératifs opérationnels et la volonté d’éviter des arrêts de production, d’autres voix s’élèvent pour dénoncer une violation des droits des travailleurs au regard de la législation congolaise. Face à cela, plusieurs observateurs appellent les autorités compétentes à clarifier les conditions d’application des jours fériés, notamment dans les secteurs stratégiques comme les mines où l’activité reste souvent continue, afin que la loi soit la même pour tous.________________ Junior Numbi
Rachat de Chemaf : Entre recomposition stratégique et inquiétudes sociales sur l’avenir des employés
La cession des actifs de Chemaf marque un tournant majeur dans le paysage minier de la République démocratique du Congo. Si l’opération s’inscrit dans une dynamique de consolidation du secteur et de repositionnement stratégique autour des minerais critiques, elle suscite, sur le terrain, une préoccupation immédiate : celle de l’avenir des travailleurs. Derrière les enjeux financiers et géopolitiques, la question sociale s’impose avec acuité. Pour les employés de Chemaf, le rachat ne représente pas seulement un changement d’actionnaires, mais une incertitude directe sur leur maintien en poste, leurs conditions de travail et leurs droits acquis. Dans ce type de transition, l’expérience montre que les repreneurs procèdent souvent à des audits opérationnels visant à optimiser les coûts et à restructurer les effectifs. Cela peut se traduire par des redéploiements internes, mais aussi, dans certains cas, par des suppressions de postes. Réintégration : Un enjeu central mais encore flou La question de la réintégration des employés dans la nouvelle organisation reste, à ce stade, peu clarifiée publiquement. Plusieurs scénarios sont possibles : – Maintien des effectifs existants, notamment pour préserver la continuité des opérations ; – Réaffectation des travailleurs vers d’autres sites ou fonctions ; – Renégociation des contrats, avec de nouvelles conditions d’emploi ; – Plans de départs encadrés, en cas de restructuration plus profonde. L’absence de communication détaillée sur ces aspects alimente les inquiétudes. Pour les travailleurs, la priorité reste la sécurisation des emplois et la reconnaissance de l’ancienneté. Le rôle clé de l’État et du repreneur Dans ce contexte, l’implication des autorités congolaises apparaît déterminante. En tant que régulateur, et parfois partenaire indirect dans les projets miniers, l’État est attendu sur plusieurs fronts, notamment : – Garantir le respect du droit du travail et des conventions collectives ; – Encadrer les conditions de transfert du personnel dans les accords de cession ; – Veiller à la transparence des engagements du repreneur vis-à-vis des employés. Le consortium acquéreur, de son côté, joue sa crédibilité. Sa capacité à gérer la transition sociale sera un indicateur fort de sa stratégie à long terme en RDC. Entre opportunité et risque social Un nouvel investisseur disposant de capacités financières renforcées pourrait relancer certains projets, moderniser les installations et, à terme, créer de nouveaux emplois. Mais cette promesse reste conditionnée à une gestion inclusive de la transition. Sans mesures claires en faveur des travailleurs, le risque est réel de voir émerger des tensions sociales susceptibles de perturber les opérations. L’urgence d’un cadre social clair Au-delà de la transaction elle-même, c’est la question du modèle de développement minier qui est posée. La RDC, riche en ressources stratégiques, est désormais confrontée à un impératif : concilier attractivité des investissements et protection de sa main-d’œuvre. Dans le cas de Chemaf, la réussite de l’opération ne va pas se mesurer uniquement en termes financiers, mais aussi à la capacité des parties prenantes à apporter des réponses concrètes aux employés. Car sans visibilité sur leur avenir, la transition industrielle risque de se transformer en crise sociale.__________________Trésor Kasamba
Haut-Katanga : Trois policiers aux arrêts à Lubumbashi après une vidéo virale de rançonnage
La lutte contre les antivaleurs au sein de la Police Nationale Congolaise (PNC) vient de franchir une nouvelle étape dans le Haut-Katanga. Ce vendredi 03 avril 2026, trois agents de la Police de Circulation Routière (PCR) ont été interpellés et présentés officiellement au Commissaire provincial, le Général Blaise Kilimbalimba, au quartier général de la police à Lubumbashi. Cette arrestation fait suite à la mise en ligne d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Sur ces images, les trois agents sont clairement identifiés en train de négocier de manière illicite le paiement d’amendes forfaitaires avec un usager de la route. Les échanges filmés révèlent des pratiques de concussion flagrantes, les policiers exigeant des sommes exorbitantes allant jusqu’à 500 dollars américains, en violation totale des procédures réglementaires et des barèmes officiels en vigueur. Le Général Blaise Kilimbalimba a profité de cette présentation pour réitérer sa ferme volonté d’assainir les rangs de la police. Il a rappelé que de tels comportements ternissent l’image de l’institution et que les agents incriminés seront mis à la disposition de la justice militaire pour répondre de leurs actes.Cette intervention musclée du commandement provincial est perçue par l’opinion publique lushoise comme un signal fort envoyé contre le harcèlement routier, un fléau qui mine quotidiennement la mobilité et l’économie locale dans le chef-lieu du Haut-Katanga. ______________Daniel Faray