La gestion du gouvernement Suminwa suscite de vives critiques au sein de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC). Son coordonnateur, Jonas Tshiombela, a exprimé ce lundi 13 avril son mécontentement, pointant du doigt deux préoccupations majeures à savoir: L’insécurité chronique à Kinshasa et l’accueil des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique. « Nous avons reçu cette décision avec beaucoup de déception, parce que nous pensions que le pays devait d’abord régler ses problèmes internes », a-t-il déclaré. Cette prise de position intervient alors que l’Assemblée nationale était réunie le même jour pour examiner et adopter deux projets de loi : L’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, signé le 27 juin 2025, ainsi que celui liant Kinshasa à Washington. Au regard des nombreux défis auxquels le pays est confronté, le leader de la société civile exhorte les autorités à faire preuve de transparence sur le contenu des accords signés au niveau international. Il estime que la RDC est loin de réunir les conditions préalables à une telle initiative migratoire. « Dans un pays où l’état civil n’est pas bien organisé, où le recensement n’a jamais été réellement effectué et où la sécurité n’est pas totalement assurée, il n’était pas nécessaire d’ajouter d’autres migrants », a-t-il martelé. Par ailleurs, face à la montée de l’insécurité dans la capitale, il a haussé le ton en mettant en cause la responsabilité directe de l’exécutif. Jonas Tshiombela appelle désormais à une réponse politique forte, allant jusqu’à exiger la démission du gouvernement central, qu’il juge incapable d’assurer la protection des populations dans la capitale kinshasa.________________ Junior Numbi
RDC : Le Président de la communauté katangaise et un professeur interpellés par des hommes armés à Lubumbashi
Le climat politique se crispe davantage en République Démocratique du Congo. Ce lundi 13 avril 2026, le chef-lieu du Haut-Katanga a été le théâtre d’une opération musclée menée par des services de sécurité. Deux figures de proue de la notabilité katangaise ont été arrêtées dans des circonstances qui suscitent déjà une vive émotion sur la toile. Raphaël Mututa, président de la communauté, et le professeur Francis Nkulu ont été appréhendés manu militari par les forces de sécurité. Selon des témoins oculaires ayant requis l’anonymat, l’intervention a eu lieu sur l’avenue Kimbangu. Menée par des éléments lourdement armés, l’opération est décrite comme brutale et n’aurait laissé aucune place au dialogue. Sous le choc, un membre du collectif de la notabilité a immédiatement dénoncé ce qu’il qualifie de dérive répressive : « Nous condamnons fermement cette chasse aux notables katangais et aux opposants. Ce régime, alors qu’il est pointé du doigt pour la gestion de nos ressources minières, tente désormais de museler ceux qui portent la voix de notre communauté », a-t-il déclaré. À l’heure actuelle, le mutisme des autorités renforce l’incertitude. Aucune communication officielle n’a été faite par les services de sécurité ou le gouvernement provincial pour justifier ces arrestations. Ce nouvel épisode intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les leaders locaux et le pouvoir central, alimentant les craintes d’une escalade sécuritaire dans la région. ____________Rédaction
Haut-Katanga : Un budget ambitieux, mais l’agriculture toujours en difficulté
Dans le cadre de son Plan de Développement Provincial (PDP) 2026-2030, la province du Haut-Katanga affiche une ambition forte : Mobiliser 3,48 milliards de dollars pour transformer son économie et améliorer les conditions de vie de la population. Mais derrière cette ambition, une réalité interpelle à savoir : La place limitée accordée à l’agriculture, qui ne bénéficie que de 5 % du budget, aux côtés d’autres secteurs économiques. Selon l’économiste Sylvain Nakitumba, cette orientation budgétaire reflète une tendance ancienne : « L’agriculture est restée longtemps négligée, parce que l’économie provinciale dépend essentiellement des revenus miniers ».Pourtant, le budget global a fortement évolué, passant d’environ 580 millions de dollars (2022-2025) à 3,48 milliards aujourd’hui. Une progression saluée, mais qui ne profite pas suffisamment au secteur agricole. Un secteur essentiel mais sous-financé Avec seulement 5 %, soit environ 0,17 milliard de dollars, les moyens alloués à l’agriculture restent très faibles face aux besoins. « Ce montant ne peut pas répondre aux défis actuels, notamment la dégradation des sols causée par les activités minières », explique l’expert. Dans ces conditions, l’agriculture peine à jouer pleinement son rôle dans l’économie locale, malgré son importance pour les ménages. Des conséquences socio-économiques préoccupantes Le sous-financement de l’agriculture pourrait aggraver plusieurs problèmes notamment la dépendance accrue aux importations, notamment depuis la Zambie ; la hausse des prix des produits alimentaires, l’insécurité alimentaire et la malnutrition. « Une province qui ne produit pas ce qu’elle consomme devient vulnérable », prévient l’analyste Sylvain Nakitumba. Face à cette situation, Sylvain Nakitumba plaide pour une véritable diversification économique. Cette approche s’inscrit aussi dans la perspective de « l’après-mine », alors que les ressources minières ne sont pas infinies. Sans un investissement plus important dans l’agriculture, la diversification économique du Haut-Katanga restera limitée.__________________Trésor Kasamba
RDC : Vers la fin du dollar physique en 2027, une réforme monétaire historique en préparation
C’est une annonce qui pourrait bouleverser les habitudes économiques de millions de Congolais.La Banque Centrale du Congo (BCC) envisage de mettre fin à la circulation du dollar physique sur l’ensemble du territoire national d’ici avril 2027, dans ce qui s’annonce comme la réforme monétaire la plus radicale depuis plusieurs décennies. Dans les marchés, les boutiques et même certaines administrations, le billet vert s’est imposé au fil des années comme une référence incontournable. Aujourd’hui, l’État congolais veut reprendre la main, reprendre le contrôle de l’économie. À travers cette réforme, les autorités de la République démocratique du Congo cherchent avant tout à restaurer la place du franc congolais, fragilisé par une dollarisation massive de l’économie. Pour la BCC, il s’agit d’un levier essentiel pour renforcer l’efficacité de la politique monétaire et limiter l’influence des fluctuations du dollar sur les prix locaux. « Nous devons retrouver notre souveraineté monétaire », confient des sources proches du dossier. Une transition délicate, mais sur le terrain, la réalité est tout autre À Kolwezi comme à Kinshasa, de nombreux opérateurs économiques restent dépendants du dollar, jugé plus stable et plus fiable. La disparition du cash en devise américaine suscite déjà inquiétudes et scepticisme. « On peut accepter le franc congolais, mais il faut qu’il soit stable », lâche un commerçant interrogé. Entre modernisation et méfiance La réforme devrait s’appuyer sur le développement des paiements électroniques et le système bancaire. Une évolution nécessaire, selon les autorités, pour moderniser l’économie congolaise. Mais là encore, les défis sont nombreux, notamment, la faible bancarisation, l’accès limité aux services financiers et le manque de confiance dans les institutions. Un pari à haut risque Si elle est mise en œuvre avec succès, cette mesure pourrait marquer un tournant historique pour la République démocratique du Congo. Dans le cas contraire, elle risque de provoquer des perturbations majeures dans les échanges commerciaux et le quotidien des citoyens. À un an de l’échéance annoncée, une question demeure : le pays est-il réellement prêt à tourner la page du dollar ?___________________Degaulle Muloko
Validation du Plan Local de Développement 2026-2030 à Fungurume: Un investissement de 100 millions USD pour la modernisation
La commune de Fungurume a franchi une étape majeure dans sa dynamique de développement avec l’organisation, du 08 au 09 avril, d’un atelier de restitution et de dissémination du Plan Local de Développement (CLD) 2026-2030. Cette activité a été organisée avec l’appui de la GIZ, sous la conduite du ministère du Plan et du ministère de la Décentralisation du Lualaba. Présidée par Aline Makano, bourgmestre a.i. de Fungurume, cette rencontre a permis de valider un ambitieux plan de développement local estimé à 100 millions de dollars américains. Ce programme vise principalement à renforcer les infrastructures de base et à impulser la modernisation de la commune minière. Dans son intervention, l’autorité communale a souligné l’importance de ce plan comme outil stratégique pour améliorer les conditions de vie des populations locales, tout en favorisant un développement inclusif et durable. L’atelier a réuni plusieurs parties prenantes, notamment les chefs de quartiers, les membres du Comité Local de Développement (CLD), ainsi que les services de sécurité. Cette large participation témoigne de l’engagement collectif des acteurs locaux dans la mise en œuvre des projets prioritaires identifiés. À travers cette initiative, Fungurume confirme sa volonté de se doter d’une vision claire et concertée pour son avenir, en mettant l’accent sur des investissements structurants capables de transformer durablement son paysage socio-économique.___________________Degaulle Muloko
Lubumbashi : la FEC et le FPI misent sur l’accompagnement et le financement des PME
À Lubumbashi, la Fédération des entreprises du Congo (FEC/Haut-Katanga) et le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) ont réuni, ce 10 avril 2026, plusieurs entrepreneurs et porteurs de projets autour d’un petit déjeuner d’échanges consacré à la vision et aux politiques d’accompagnement de l’entrepreneuriat. Considerée comme une ville à forte dynamique économique, la rencontre s’est voulue à la fois pratique et interactive, offrant un espace de dialogue direct entre les institutions et acteurs du terrain. Objectif : Mieux cerner les mécanismes de financement et encourager une structuration plus solide des initiatives entrepreneuriales. Le financement, mais sous conditions Au cœur des discussions, le FPI a rappelé son rôle stratégique dans la promotion de l’industrie congolaise, notamment à travers le financement des entreprises et l’appui aux PME. Son directeur provincial, Honoré Kabunda Mbuta, a mis en avant les opportunités existantes, tout en reconnaissant certaines limites dans le suivi statistique des financements accordés aux jeunes. Il a surtout insisté sur une réalité souvent négligée à savoir: L’accès au financement reste exigeant. Les projets doivent être structurés, crédibles et adossés à des garanties solides pouvant couvrir jusqu’à 150 % du montant sollicité. À cela s’ajoutent des frais d’ouverture de dossier, condition préalable à toute analyse. Face aux difficultés observées, notamment des cas d’abandon de projets après financement, le responsable du FPI dans le Haut-Katanga a plaidé pour une approche plus encadrée, « La meilleure alternative reste de se regrouper en incubation afin d’être mieux accompagné ». Structuration et accompagnement, clés du succès Au-delà du financement, les échanges ont mis en lumière un enjeu central : La structuration des entrepreneurs. L’adhésion à des organisations d’appui comme la FEC ou le FOJEC a été fortement recommandée, de même que la formalisation des activités. Pour Denis Kalonji, président en charge de l’entrepreneuriat à la FEC/Haut-Katanga, un changement de mentalité s’impose, « Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de chercher un emploi, mais de créer, d’innover et surtout d’entreprendre en équipe », a-t-il affirmé. Un levier pour l’industrialisation locale À travers ce type d’initiatives, le FPI entend renforcer un tissu industriel local capable de valoriser les ressources congolaises, réduire la dépendance aux importations et stimuler la production nationale. Plus qu’une simple rencontre, ce cadre d’échanges a permis de rapprocher les entrepreneurs des institutions de financement, tout en rappelant une réalité essentielle : Au-delà des opportunités, la réussite entrepreneuriale repose aussi sur la rigueur, l’organisation et l’accompagnement.__________________Trésor Kasamba
Criminalité à Kinshasa : « Nous avons à la tête de la police le commandant le plus incompétent », fustige Gecoco Mulumba
Après les derniers cambriolages signalés à Delvaux et à l’Université Pédagogique Nationale, ainsi que l’attaque d’un cambiste le 09 avril 2026 dans la commune de Barumbu, le sénateur et ancien vice-gouverneur de Kinshasa se déchaîne et tire la sonnette d’alarme. Pour Gérard Mulumba, le constat est amer à Kinshasa. La gestion sécuritaire de la ville est un échec total. Dans une déclaration partagée sur la toile ce vendredi 10 avril 2026, ce cadre de l’UDPS a fustigé avec la dernière énergie la recrudescence de la criminalité dans cette partie de la RDC. Braquages en plein jour, meurtres et enlèvements se multiplient au jour le jour, le tout sous le regard impuissant des services de sécurité. « L’insécurité bat son plein à Kinshasa, les vols, les meurtres, les embouteillages… Le banditisme urbain, communément appelé « Kuluna », bat son plein dans nos quartiers », a martelé l’élu. Face à la gestion du commandement de la police dans la capitale de la RDC, ce cadre de l’UDPS ajoute : « Nous avons à la tête de la police de la ville-province de Kinshasa le commandant le plus incompétent que nous n’ayons jamais eu ». Toutefois, les forces de l’ordre ont annoncé l’arrestation de plusieurs suspects impliqués dans ces actes de criminalité. Ce joli coup de filet peine à rassurer une population qui ne souhaite qu’une chose; circuler librement et sans crainte dans cette partie qui ressemble désormais à un terrain de chasse pour criminels.________________ Junior Numbi
Lualaba : La ville de Kolwezi dote sa jeunesse d’un siège administratif moderne
Ce vendredi 10 avril 2026, la ville de Kolwezi a franchi une étape historique pour sa jeunesse. Le Maire Jacques Masengo Kindele, a procédé à l’inauguration officielle du bâtiment administratif du Conseil Urbain de la Jeunesse (CUJ). Une cérémonie marquée par l’exécution de l’hymne national et la présence de nombreux officiels. Plusieurs structures citoyennes, dont le mouvement « Au cœur de la Jeunesse », la fondation Amuka Kijana et le Collectif des Humanitaires sans Frontières, ont pris part à cet événement. Dans son mot de bienvenue, John Nawej, président du Conseil Urbain de la Jeunesse, n’a pas caché son émotion face à ce geste fort du premier citoyen de la ville : « Vous nous avez honoré, Monsieur le Maire. Aujourd’hui, nous avons enfin une adresse. Grâce à votre encadrement, la jeunesse dispose désormais d’un cadre pour réfléchir sur les enjeux de Kolwezi. J’invite tous les jeunes à venir ici pour trouver des solutions à nos problèmes. Ensemble, nous développerons notre ville », a-t-il déclaré. Appel à la discipline et à la loyauté institutionnelle Prenant la parole à son tour, le Maire Jacques Masengo Kindele a réitéré sa loyauté au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, dont la vision est portée en province par la Gouverneure Fifi Masuka Saïni. Au-delà du symbole, le Maire a exhorté les bénéficiaires à l’exemplarité : – Discipline : Faire de ce lieu un temple de travail et de sérieux. – Encadrement : Travailler activement à la réinsertion des jeunes de la rue. L’événement a également été l’occasion de célébrer les actions sociales de l’autorité urbaine. Le Collectif des Humanitaires sans Frontières ainsi que le mouvement « Au cœur de la Jeunesse » ont décerné au Maire des brevets et médailles de mérite, le sacrant « Acteur Humanitaire » pour son engagement constant.Le nouveau siège est situé au n°1421, avenue Lusanga, quartier Biashara (Commune de Dilala)._______________Junior Numbi
La BCC baisse son taux directeur à 13,5 % : Le commerce toujours sous pression à Lubumbashi
La Banque Centrale du Congo a décidé, le 09 avril 2026 à Kinshasa, de baisser son taux directeur à 13,5 %, dans l’objectif de soutenir l’activité économique dans un contexte d’inflation maîtrisée. Mais à Lubumbashi, cette décision reste pour l’instant sans effet concret sur le terrain. Dans la capitale économique du Haut-Katanga, les produits financiers ne se sont pas encore ajustés à cette baisse. Les taux d’intérêt appliqués par les commerçants demeurent élevés, rendant l’accès aux marchandises difficile pour de nombreuses populations et ménages qui peinent ainsi à bénéficier de cet assouplissement monétaire. Sur les marchés locaux, cette situation se traduit par une rigidité persistante des prix. Malgré une inflation officiellement contenue, le coût de la vie reste élevé, notamment pour les produits de première nécessité. Plusieurs opérateurs économiques pointent du doigt le coût du financement, mais aussi l’instabilité du taux de change et les contraintes logistiques qui pèsent sur les circuits d’approvisionnement. Le principal défi reste la faible transmission de la politique monétaire. À Lubumbashi, les banques continuent d’adopter une approche prudente, limitant la baisse effective des taux sur leurs produits. Ce décalage freine l’investissement local et ralentit une dynamique économique pourtant soutenue par l’activité minière et le commerce transfrontalier. Par ailleurs, la forte dépendance aux devises étrangères dans les transactions accentue cette situation. Les réformes annoncées par la Banque centrale, notamment le renforcement du contrôle du marché des changes et la réduction progressive de l’usage du cash en devises, pourraient améliorer la situation à terme, mais leurs effets ne seront pas immédiats. Malgré ces contraintes, Lubumbashi reste un pôle économique majeur. Sa croissance, tirée par le secteur minier et les services, demeure solide. Toutefois, sans une adaptation réelle des produits financiers aux nouvelles conditions monétaires, cette dynamique risque de s’essouffler. Il reste à voir si cette nouvelle baisse du taux directeur apparaîtra comme une mesure macroéconomique avec les retombées positives. Pour les acteurs économiques de Lubumbashi, l’enjeu principal reste clair : Un meilleur accès au financement et une transmission plus effective des décisions de la Banque centrale au marché réel.__________________Trésor Kasamba
Haut-Katanga : Martin Kazembe démantèle un réseau mafieux de péages illégaux à Kambove
C’est une fin de règne pour les seigneurs du péage clandestin qui opéraient en toute impunité sur l’axe Kambove-Menda. Alerté par des rapports persistants sur l’existence de circuits financiers parallèles, le Gouverneur Martin Kazembe Shula est descendu sur le terrain pour constater l’ampleur des dégâts. Le constat est sans appel, de Viringi à la route Kapem, des barrières de fortune avaient été érigées par des individus sans titre ni qualité, interceptant les flux financiers qui auraient dû alimenter le trésor public. Depuis longtemps, ces réseaux mafieux ponctionnaient les opérateurs économiques, particulièrement dans le secteur minier, en lieu et place de la Direction des recettes du Haut-Katanga (DRHKAT). Cette situation, qualifiée de véritable sabotage économique, privait la province des moyens nécessaires à la réalisation des infrastructures sociales. Face aux agents de la DRHKAT et aux forces de l’ordre, le chef de l’exécutif provincial s’est montré intraitable. Sa mission , restaurer l’autorité de l’État sur chaque kilomètre de bitume. Le message du Gouverneur aux agents commis à la surveillance des frontières provinciales a été d’une clarté chirurgicale. Martin Kazembe Shula a martelé sur l’interdiction de toute perception manuelle, véritable nid à corruption : « Vous devez éviter la multiplicité des barrières. À la DRHKAT, votre rôle est de percevoir la taxe sur le transport des minerais. Tout véhicule doit présenter ses preuves de paiement, sinon il est immobilisé. Mais attention : Tout doit passer par la banque » , a-t-il ponctué. L’autorité provinciale a également mis en garde les agents contre le harcèlement des opérateurs en règle, « Ne demandez pas de per diem ou de frais indus. Si nous vous attrapons, c’est la prison et la révocation immédiate » , a prévenu le Gouverneur, soulignant que la traque contre la fraude ne doit pas devenir un prétexte pour les tracasseries administratives. Cette opération ne s’est pas limitée à des discours. Sous l’impulsion du Gouverneur, les abris de fortune servant de bureaux aux réseaux mafieux ont été rasés. Pour pérenniser cette action, un poste officiel et renforcé a été installé à Menda, à la limite avec la province du Lualaba.L’heure est désormais à la vigilance. Le Gouvernorat a promis des contrôles inopinés réguliers pour s’assurer que les barrières démantelées ne renaissent pas de leurs cendres. ______________Daniel Faray