À Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, une scène à la fois insolite et alarmante a paralysé le quartier de Kasapa. En effet, le marché Moïse a été complètement inondé ce jour, non pas par une averse saisonnière, mais par des eaux usées provenant d’une source industrielle de CDM. Sur place, selon le constat, la situation est critique , les passants n’ont d’autre choix que de marcher dans cette mare d’eaux souillées pour franchir le secteur. L’origine de cette inondation est rapidement apparue. Des sources locales et concordantes rapportent qu’il s’agit de la rupture du bassin principal de rétention d’eau de l’entreprise minière CDM. Cet incident, qui serait dû à une faute de manipulation, a libéré un volume considérable de liquide dans le quartier. Le danger est d’autant plus grand que le bassin de rétention endommagé contenait, selon les premières estimations, plusieurs millions de mètres cubes d’électrolyte. Le déversement de ce composé chimique en pleine zone urbaine soulève de graves préoccupations environnementales et de santé publique pour les résidents et les commerçants du marché Moïse. Selon les informations recueillies sur place, c’est presque chaque année que la société CDM deverse ces eaux chaque fois qu’il pleut. La route Kasapa prolongée vers Kamatete a toujours été endommagée, a-t-on apris. La population connait d’énormes difficultés pour rejoindre leurs domiciles. Daniel Faray
Interclubs CAF : Lupopo et Maniema logent aux côtés de « costauds »
Qualifiés à la phase des groupes des interclubs de la CAF, les représentants congolais à la messe africaine ont été fixés sur les groupes pour la prochaine étape de la compétition. C’est au cours de la cérémonie de tirage au sort effectuée lundi 03 novembre au Caire, en Égypte, que le FC Saint Eloi Lupopo et l’AS Maniema Union ont pris connaissance de leurs prochains adversaires. Pour la ligue des champions africaines, le seul représentant congolais, le Fc Saint Eloi Lupopo de Lubumbashi, hérite du groupe C, aux côtés de Mamelodi Sundows d’Afrique du Sud, de Al Hilal SC du Soudan et du MC Alger de l’Algérie. Les cheminots qui devraient déterminer le stade du domicile sont donc obligés d’affûter les armes à ce stade de la compétition pour l’affronter avec sérénité et détermination. En coupe de la confédération, par contre, l’AS Maniema Union de Kindu loge dans le groupe B, avec comme challengers, le Wydad Athlétic Club de Casablanca du Maroc, le FC Azam de Tanzanie, et le Nairobi United de la Kenya. Les unionistes qui recevront les matchs à domicile à Kinshasa se lancent ainsi à la conquête d’un nouveau chapitre dans la phase des groupes après avoir pédalés à vide lors de la précédente édition. La phase de groupes des compétitions interclubs de Confédération Africaine de Football (CAF) pour la saison 2025-2026 débute le week-end du 21 au 23 novembre 2025. GDM
Lubumbashi : Malgré sa réhabilitation, l’absence de Joyce Tunda soulève des interrogations
Lubumbashi, ville cuprifère est le théâtre entre la loi et la réalité qui fissure la façade de la gouvernance locale. Au cœur de cette énigme se trouve l’absence prolongée de Joyce Tunda Kazadi, pourtant réhabilitée par télégramme dans ses fonctions de Maire de la ville. L’acte administratif était clair, un télégramme officiel, dont la teneur fut rapidement divulguée, réinstallant Joyce Tunda Kazadi dans son fauteuil de premiere citoyenne de la ville, tout en notifiant la rétrogradation de Patrick Kafwimbi à la seule fonction d’adjoint. Dans l’arène politique, une telle décision devrait signifier une passation de pouvoir immédiate et sans équivoque. Pourtant, la réalité de terrain déjoue l’ordre formel. L’Hôtel de ville de Lubumbashi semble toujours obéir à une autre logique. Contre toute attente, c’est Patrick Kafwimbi qui continue d’incarner l’autorité urbaine, s’affichant en première ligne des cérémonies officielles. Cette situation a culminé, ce lundi 3 novembre 2025, lors de l’inauguration des bureaux de l’Antenne Provinciale de l’APCSC/Haut-Katanga. Face aux caméras et en présence du Gouverneur a.i., Martin Kazembe Shula, et du Président de l’Assemblée provinciale, Patrick Kafwimbi a non seulement pris part à la manifestation, mais s’est officiellement présenté comme le « Maire intérimaire de Lubumbashi ». Cette scène publique, où le fait accompli défie l’injonction écrite, met en lumière une discordance troublante, selon les observateurs. L’absence prolongée de Joyce Tunda Kazadi, après une réhabilitation qui devait mettre fin à une période d’incertitude, pose une question lancinante : Quelle force invisible maintient l’autorité de fait contre le droit administratif à Lubumbashi ? La ville est suspendue entre la légitimité théorique du télégramme et la réalité concrète de l’intérim, révélant les complexités souterraines et les rapports de force qui régissent encore la politique locale, estiment d’aucuns. Daniel Faray
Lubumbashi: Autochtonie ou compétence, la gestion de la ville prise au piège
En RDC, Lubumbashi capitale économique, est au cœur d’une crise institutionnelle qui expose les tensions entre l’impératif de la compétence administrative et les revendications de l’autochtonie. Depuis plusieurs mois, le différend entre Patrick Kafwimbi et Joyce Tunda Kazadi, tous deux membres de la majorité au pouvoir, a transformé l’administration locale en une arène médiatique et politique. Les enjeux vont au-delà des conflits administratifs jusqu’à toucher au droit de sol. Pendant ce temps, Lubumbashi fait face à des défis colossaux, entre autre, l’insalubrité chronique, l’insécurité grandissante et l’anarchie des marchés. Pourtant, lors de la nomination du gestionnaire de cette ville stratégique, le débat public s’est focalisé non pas sur l’expérience, le bilan ou les propositions de solutions, mais plutôt sur l’origine territoriale du responsable. Le vendredi 24 octobre dernier , le remplacement de Patrick Kafwimbi par Joyce Tunda Kazadi a provoqué une vague de contestations. L’association socioculturelle Sempya a notamment exprimé son désaccord, menant même à l’interpellation de son Président, Michel Kalwa. Face à cette préoccupation identitaire, des voix s’élèvent pour privilégier l’efficacité. Le Professeur Maurice Banza, politologue, soutient que le développement d’une entité dépend avant tout de la compétence et de la bonne gouvernance. » Le plus important, c’est la compétence. Or, dans la gestion publique, vous avez un gestionnaire compétent, c’est-à-dire celui qui trouve, à l’heure qu’il faut, des solutions aux problèmes auxquels la population est confrontée, que l’on soit autochtone ou pas. Dès lors qu’il y a satisfaction face aux problèmes auxquels nous sommes confrontés, autochtones ou non autochtones, tout le monde se retrouve dans la gestion. Malheureusement, cette situation s’explique par la culture politique à laquelle nous sommes assujettis. Et nous l’avons toujours dit à haute voix : c’est une culture politique qu’on appelle paroissiale qui fait des individus prisonniers de leur appartenance culturelle et sociale » a-t-il déploré. Cette crise institutionnelle, qui paralyse l’action urbaine, révèle une faille dans le système de désignation des responsables locaux, estiment d’aucuns. D’où l’appel à l’organisation rapide d’élections locales pour conférer une légitimité démocratique aux dirigeants. Entretemps, les problèmes d’insalubrité et d’insécurité continuent de s’accumuler, illustrant le véritable coût de cette paralysie institutionnelle. Daniel FARAY
Une exposition qui retrace le parcours de Mobutu: Les signes évidents d’une réhabilitation du dictateur
Du 16 au 30 octobre 2025, le musée national de Kinshasa attire l’attention sur ce qui est resté de l’ancien président du Zaïre, le maréchal Mobutu Sese Seko. Une exposition des photos et des vidéos retrace la vie et le parcours de cet ancien chef de l’État, une initiative de sa famille biologique qui a même captivé l’intérêt du président Félix Tshisekedi. « Mobutu une vie, un destin », une thématique d’une exposition qui retrace le passé oublié de l’homme fort qui a régné sans partage 32 ans durant. Si la mémoire collective pouvait résolument renvoyer l’héritage du dictateur dans un lointain passé qu’il fallait carrément enterré au lendemain de la prise du pouvoir par Laurent Désiré Kabila, aujourd’hui sous Félix Tshisekedi, les signes d’une réhabilitation de l’image de Mobutu Seseko semblent évidents. Ceci remet sur la table des réflexions, la pérennité des symboles de notre histoire, souvent en conflit avec les régimes qui se succèdent. Nous avons rencontré l’historien Marcelin Mukembe qui insiste sur l’importance de préserver l’histoire du pays en toutes circonstances. Pour cet historien, le devoir de garder intacts les chapitres même les plus douloureux de notre passé incombe aux acteurs politiques. Tous les niveaux des responsabilités devront donc être impliqués dans ce challenge, pour que rien de l’histoire de la RDC ne soit oublié à dessein. #GO
Lubumbashi : Les herses font un retour musclé, la chasse aux conducteurs sans documents est ouverte
Après une trêve qui avait laissé espérer une période de répit aux usagers de la route, les redoutables herses ont fait un retour spectaculaire et coordonné sur les principales artères de Lubumbashi. Ce lundi 20 octobre 2025, la capitale du cuivre est le théâtre d’une vaste opération de contrôle routier menée par les services provinciaux. Cette opération, qui s’apparente à un véritable coup de filet, est menée par la Direction des Recettes du Haut-Katanga (DRH/Katanga) dont la mission est de maximiser les recettes fiscales, y compris celles liées aux véhicules et la DPRI-Haut-Katanga. L’objectif affiché de ce déploiement est d’interpeller les conducteurs et propriétaires de véhicules qui circulent sans les documents de bord obligés, notamment l’immatriculation, la vignette ou l’assurance en règle. L’effet immédiat de cette campagne de recouvrement est un changement radical dans les habitudes de circulation. Informés de bouche-à-oreille et sur les réseaux sociaux de la présence massive des points de contrôle, les conducteurs non en règle se sont empressés de déserter les grands boulevards. Par conséquent, les routes de déviation souvent en mauvais état et moins adaptées à un trafic intense , sont devenues ce lundi 20 octobre 2025 des artères de secours ultra-sollicitées. Cette stratégie de contournement, bien que permettant d’échapper momentanément aux herses, met en lumière le système automobile circulant sans papiers conformes. Le croisement des avenues Tabora et Kasaï, situé en plein cœur du centre commercial de Lubumbashi, est l’un des carrefours les plus vigoureusement contrôlés. Les agents, déployés en nombre, y appliquent les vérifications avec une rigueur que les usagers n’avaient plus vue depuis longtemps, provoquant des ralentissements et une tension perceptible chez les conducteurs. Cette vague de contrôles, si elle est saluée par ceux qui respectent les lois, elle est par contre redoutée par une grande partie des transporteurs et des particuliers qui, pour diverses raisons, n’ont pas mis à jour leurs documents. Daniel Faray
Monde: Au siège de la FAO, le pape Léon XIV dénonce l’utilisation de la famine comme arme de guerre
À l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation, le pape Léon 14 a été reçu ce jeudi 16 octobre au siège de la FAO l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Dans son discours, il a affirmé qu’une paix durable n’est possible que si la famine est vaincue. Il s’est exprimé devant une assemblée à laquelle ont pris part la reine d’Espagne, le roi du lesotho et l’ancien secrétaire général de l’ONU. Le pape Léon 14 a participé ce jeudi 16 octobre à la célébration du quatre-vingtieme anniversaire de l’organisation des nations-unies pour l’alimentation dont son siège se trouve à Rome. Cette organisation onusienne, a pour but de lutter contre la faim et la malnutrition dans le monde. Dans son allocution devant une assemblée composée des plusieurs personnalités, le souverain pontife déplore l’utilisation de la famine comme arme de guerre, il appelle à ne pas sombrer dans l’empathie face aux défis actuels. Le pape Léon 14 en a profité pour appeler le monde à la prise de conscience collective pour éradiquer toutes les facettes de la faim. Pie M.
Journée mondiale de l’alimentation : L’appel à agir ensemble pour un avenir alimentaire durable
Chaque 16 octobre, le monde observe la journée de l’alimentation. Pour cette année 2025, cette célébration est placée sous le thème : « Agir ensemble pour un avenir alimentaire durable pour tous ». À l’occasion de cette journée, un message crucial retient l’attention du monde entier à savoir: Chacun d’entre nous doit avoir accès à une alimentation variée, nutritive, durable et abordable. Ce jeudi 16 octobre, des associations, des entreprises ou encore des collectivités organisent des manifestations qui véhiculent la cause de cette Commémoration. Des campagnes de sensibilisation, des événements éducatifs, des spectacles culturels, des expositions artistiques, voilà autant d’initiatives à travers le monde qui insiste sur l’importance d’agir ensemble pour un avenir alimentaire durable et accessible à tous. En instituant cette journée en 1979, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a voulu conscientiser sur la précarité alimentaire à laquelle fait face le monde. Chacun d’entre nous est appelé à réfléchir sur le devoir qu’il doit assumer afin de prendre soin de la terre, des ressources en eau, des personnes qui cultivent les denrées alimentaires et des systèmes qui permettent de mettre de la nourriture sur chaque table. La Journée mondiale de l’alimentation est célébrée à travers plus de 150 pays et fait asseoir son message sur les valeurs comme la dignité, la solidarité et la renaissance, ceci pour éveiller notre responsabilité à produire de manière durable, nourrir de façon équitable, protéger l’environnement et améliorer les moyens de notre survie. E.MHZ
Best View Awards: Mikuba garde sa place de meilleure chaîne de télévision de la région
Annoncé par les organisateurs depuis quelques mois et attendu par les médias, le gala Best View Awards s’est tenu au Pull man Karavia à Lubumbashi, vendredi 10 octobre 2025. Dans un chapiteau composé majoritairement des journalistes, des quelques autorités politico-administratives et partenaires de cet événement qui récompense les professionnels de médias qui se distinguent dans l’exercice de leurs métiers, l’émotion transperçait les cœurs des candidats. Sur ces entrefaites, divers prix ont été emportés notamment ceux de Meilleur reportage télé et Meilleure chaîne de télévision de l’espace grand Katanga, arrachés respectivement par le prestigieux média du Lualaba, Mikuba radio télévision et son journaliste reporter Teddy Dizamba. Présents à cette cérémonie, le Directeur général Gaël Rufum a dans son speech remercié toute l’équipe de Mikuba pour le travail acharné et particulièrement son promoteur Richard Muyej, ancien et premier gouverneur du Lualaba, réputé pour son leadership et sa gouvernance avec de nombreuses infrastructures historiques. Quelques minutes plus tôt, Teddy Dizamba, lauréat du prix meilleur reportage télé , a rendu hommage à son Directeur des informations, Jenny Gomer Dipang qui, par sa rigueur, Mikuba continue à garder l’objectivité dans le traitement des informations. Il a également remercié le directeur des programmes, Alain Saint Pierre MWamba pour sa qualité de travail. Le prix de Meilleur reportage télé est décerné à Teddy Dizamba grâce à son reportage réalisé sur le couvre-feu instauré le 27 janvier 2025 dans la province du Lualaba dont la durée était de 60 jours soit du 27 janvier au 27 mars, mais qui, malheureusement était allé au-delà de ce temps imparti. Dans ce sujet, ce professionnel de médias promène une caméra secrète sur les grandes artères de Kolwezi en pleine nuit soit à 23h pour s’imprégner de la situation liée aux tracasseries décriées par les citoyens lualabais. Sur place, des barrières sont érigées. Au passage, les usagers tendent de la monnaie aux agents de l’ordre pour passer, et des chauffeurs de taxi moto sont violemment interpellés. Dizamba a ajouté dans ce reportage la dénonciation de la société civile qui tirait la sonnette d’alarme sur ce contrôle non officiel. Un reportage que certains ont à l’immédiat apprécié dans la salle en signe de l’acceptation de ce trophée amplement mérité par ce jeune journaliste pétri de talents. Créé en 2017 et lancé en 2018 à Kolwezi (province du Lualaba), Mikuba garde ainsi pour la deuxième fois consécutive le trophée de Meilleure chaîne de télé dans l’espace grand Katanga où la concurrence médiatique est devenue flamboyante depuis l’avènement de la Télévision Numérique Terrestre(TNT). Alfred MWEHU
Lubumbashi : Face à LUCHA, la SNEL reconnaît les coupures intempestives du courant
En vue de porter la voix de la population de Lubumbashi, une délégation de la Lutte pour le Changement est allée à la rencontre des responsables de la Société Nationale d’Électricité. Elle a été reçue par le directeur régional SNEL SUD, Jean-Marie Mutombo Ngoie à qui un mémo a été remis. Dans cette lettre, le mouvement citoyen LUCHA dénonce les coupures intempestives, le délestage et le manque chronique d’électricité à Lubumbashi. Face à ce cri de détresse, ce responsable de la première entreprise de distribution d’énergie électrique en RDC, a reconnu les difficultés auxquelles sa société est confrontée dans la région Sud, notamment la vétusté et l’insuffisance des équipements. « Le fait est que très peu de centrales électriques ont été construites depuis les années 1940, et celles existantes ne sont plus en mesure de répondre à la forte croissance démographique et à la demande énergétique actuelle. À Panda (Likasi), des entreprises chinoises ont érigé des digues sur la rivière pour l’exploitation minière, provoquant une baisse considérable de la pression d’eau ; une situation similaire est observée sur la rivière Lufira », a-t-il expliqué, en rappelant que Lubumbashi traverse un déficit énergétique grave, rendant difficile l’alimentation de tous les ménages et les entreprises. Le directeur régional SNEL SUD a alerté par la même occasion que la situation pourrait s’aggraver si l’État n’investit pas urgemment dans de nouvelles infrastructures. Par ailleurs, la LUCHA a insisté sur la nécessité d’un virage vers les énergies renouvelables (solaire, mini-hydraulique, biomasse, éolien), comme alternative durable capable de renforcer et de diversifier l’offre énergétique dans cette partie du sud de la République Démocratique du Congo. Alfred MWEHU