Une délégation mixte congolo-zambienne s’est rendue sur la ligne de démarcation entre la République Démocratique du Congo et la Zambie. L’objectif est de constater les dommages causés à une borne frontalière par une entreprise privée zambienne et apaiser les tensions naissantes. L’alerte a été prise au sérieux par les autorités de la province du Haut-Katanga. Suite à des rumeurs faisant état d’une possible violation de l’intégrité territoriale, le Maire de Kasumbalesa, accompagné du Comité local de sécurité, a effectué une descente de terrain pour une inspection minutieuse de la zone neutre. Sur place, le constat est sans appel, une borne frontalière a subi une destruction partielle. Selon les premières conclusions, cet incident n’est pas le fait d’une volonté politique, mais la conséquence des travaux engagés par une entreprise privée zambienne opérant à proximité de la frontière. Pour faire la lumière sur cette situation, la partie congolaise a rencontré son homologue, le Commissaire de district de Chililabombwe (Zambie): « Ce que nous avons appris est vrai. Une société privée zambienne a effectivement endommagé une borne. Cette entreprise est actuellement entendue par les autorités zambiennes », a déclaré l’autorité urbaine de Kasumbalesa à l’issue de la visite. Si la destruction matérielle est confirmée, les autorités se veulent rassurantes sur le tracé géographique, aucune borne n’a été déplacée. Les limites entre les deux nations restent intactes, préservant ainsi la souveraineté de la RDC. Toutefois, un autre point de friction a été relevé lors de cette mission mixte, l’érection d’une construction en pleine zone neutre du côté zambien. Ce bâtiment empiéterait sur l’espace tampon, une situation qui fera l’objet d’un examen plus approfondi par les experts des deux pays. Malgré ces quelques irrégularités, l’heure est à la diplomatie. Les relations entre Kinshasa et Lusaka restent au beau fixe, selon les officiels. Une commission mixte devrait se réunir prochainement pour superviser la reconstruction de la borne endommagée et statuer sur les constructions en zone neutre. En attendant, les rapports détaillés ont été transmis aux hiérarchies respectives pour des décisions définitives au niveau provincial et national. _______________Daniel FARAY
RDC: Rebondissements en cascade autour de la motion de défiance contre le VPM de l’Intérieur
À Kinshasa, la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani continue de provoquer des remous et des retournements inattendus au sein de la classe politique. Déposée au bureau de l’Assemblée nationale le lundi 13 avril, cette initiative n’aura mis que 24 heures pour déclencher une série de scènes dignes d’un théâtre politique, révélant les tensions au sein de la majorité. Dans un communiqué rendu public ce mardi 14 avril 2026, parvenu à la rédaction de draft.gouverne.info/, le regroupement politique Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) a demandé à deux de ses députés de retirer leurs signatures de la motion. Les élus concernés sont les honorables Cizungu Ntabora et Placide Wenda Mukangwa. Sous la direction de son président national et autorité morale, le professeur Bahati Lukwebo, le regroupement politique AFDC- A a clairement désapprouvé « cette démarche prise de façon isolée et qui viole les statuts et le règlement intérieur », alors même qu’elle vise un membre de l’Union sacrée de la Nation. Un autre coup de théâtre est celui de l’initiateur de la motion. Le député Laddy Yangotika, a annoncé sa démission de ses fonctions de président intérimaire du parti Action des Volontaires pour la Relève Patriotique (AVRP), parti du ministre Muhindo. Prenant acte de cette décision, le bureau politique de l’AVRP a réaffirmé sa loyauté à l’Union sacrée de la Nation, précisant que cette motion n’engage en rien le parti, « Le parti demeure résolument engagé dans la consolidation de la stabilité institutionnelle et dans la défense des intérêts supérieurs du peuple congolais », indique la cellule de communication du parti. Cette motion intervient dans un climat marqué par une montée inquiétante de la criminalité à Kinshasa. Une situation qui alimente les critiques et soulève de nombreuses interrogations quant à la gestion du ministère de l’Intérieur._______________Junior Numbi
Kasaï Oriental : Suspendu par le gouverneur, Rocky Lugonde rétabli par la Cour d’appel
La Cour d’appel du Kasaï Oriental a ordonné ce mardi 14 avril, la levée de la suspension de Lungonde Kibundila Rocky, Chef de Division Provinciale de la Justice et Garde des Sceaux. À l’origine de l’affaire, un arrêté provincial pris en février 2026 par le gouverneur de province qui l’écartait provisoirement de ses fonctions. Contestant cette mesure, l’intéressé a saisi la justice en référé-suspension. Après examen, la Chambre du Conseil a jugé sa requête recevable et fondée. Elle a donc annulé les effets de la suspension et ordonné sa réhabilitation immédiate. La décision, déjà signifiée aux parties à Mbuji-Mayi, permet au responsable de reprendre officiellement son poste. Au-delà du cas individuel, cette ordonnance rappelle que les décisions administratives peuvent être contestées et contrôlées par le juge, un signal important pour le respect de l’État de droit en province.__________________Gédéon Mbikayi
Lubumbashi : Un mort et d’importants dégâts lors d’affrontements entre les jeunes de deux partis politiques
Dans la ville de Lubumbashi, la commune de la Kenya, l’une de ses 7 municipalités, a été le théâtre de violents affrontements ce mardi 14 avril 2026. Des heurts ont opposé les jeunes de deux formations politiques, qui seraient ceux de l’UNAFEC et ceux de ARDEV, plongeant cette entité dans le chaos. Dès 10 heures du matin, la tension est montée d’un cran. Selon les témoignages recueillis sur place par draft.gouverne.info/, le conflit trouverait son origine dans une querelle de délimitation de zones entre les deux camps. Des jets de projectiles, de pierres et l’usage d’armes blanches ont été signalés. « Nous avons vu les deux camps s’affronter violemment. C’était une scène de guerre en plein centre-ville », confie un habitant ayant requis l’anonymat. Ces violences ont totalement paralysé les activités économiques de la commune durant toute la matinée. Boutiques et magasins sont restés fermés, tandis que les usagers évitaient les artères principales. Le bilan matériel est lourd, plusieurs véhicules ont été incendiés et des biens appartenant à des tiers ont été vandalisés au cours de ces échauffourées. La police nationale congolaise est intervenue dans l’après-midi pour rétablir l’ordre. Des arrestations en cascade ont été signalées sur les avenues Mitwaba, Circulaire et du Marché. Cependant, l’intervention des forces de l’ordre est vivement contestée par certains riverains, qui les accusent d’avoir aggravé la situation. Selon plusieurs témoignages, l’usage de balles réelles par la police aurait causé la mort d’un jeune garçon: « Nous dénonçons l’utilisation de balles réelles par les forces de l’ordre. Nous ne sommes pas dans une zone de guerre à l’Est du pays. Ils ont tué un innocent », s’indigne un habitant en colère. Si la situation semble revenir progressivement au calme en fin de journée grâce à cette présence musclée des forces de l’ordre, l’émotion reste vive au sein de la population de la Kenya, qui craint de nouvelles représailles. _______________Fulbert Ngoy
Lubumbashi : La Fondation Katangaise exige la clarification immédiate après l’interpellation de Raphaël Mututa
L’indignation monte au sein de la communauté katangaise. Au lendemain de l’arrestation musclée de son ancien président, Raphaël Mututa, la Fondation Katangaise est sortie de son silence ce mardi 14 avril 2026. Dans un communiqué officiel signé par son représentant, Banga Mukose Dieudonné, l’organisation dénonce des méthodes s’apparentant à un enlèvement. Selon les précisions fournies par la Fondation, l’incident s’est produit le lundi 13 avril aux alentours de 16h30. L’opération a eu lieu au croisement des avenues Kimbangu et Lubilashi, en plein cœur de la commune de Lubumbashi. Monsieur Raphaël Mututa a été emmené en même temps que le professeur Francis Nkulu Butombe, provoquant une vive émotion dans la province. Face à l’absence de communication officielle des services de sécurité, la Fondation Katangaise a formulé quatre exigences majeures auprès des autorités compétentes : 1. La clarification immédiate de la situation de Messieurs Raphaël Mututa et Francis Nkulu Butombe. 2. Une transparence totale sur les motifs réels de leur interpellation. 3. Le respect des droits fondamentaux, en insistant particulièrement sur l’accès à leurs avocats et le respect du principe de la présomption d’innocence. 4. La cessation des méthodes brutales, qualifiées de pratiques assimilables à des enlèvements, qui nuisent gravement à la confiance entre les citoyens et les institutions de la République. Pour la Fondation Katangaise, ce mode opératoire fragilise la cohésion sociale et la sécurité juridique des citoyens. En réclamant un traitement conforme aux lois de la République, l’organisation place les autorités sécuritaires devant leurs responsabilités en matière de respect des procédures légales. À l’heure où nous publions, aucune déclaration officielle n’a été faite par le parquet ou les services spécialisés pour justifier cette double détention, entretenant ainsi une incertitude que la Fondation Katangaise demande de lever sans délai. _______________La Rédaction
Lualaba : Fungurume sous tension après la mort d’un creuseur, la circulation bloquée sur la RN39
La commune de Fungurume a connu une vive tension ce mardi 14 avril 2026, marquée par la paralysie des activités socio-économiques. La circulation a été perturbée sur la route nationale n°39 (RN39). À l’origine de cette agitation, le décès d’un creuseur artisanal, abattu tôt dans la matinée dans la zone de Mutende. Selon plusieurs sources concordantes, le drame s’est produit aux environs de 06 heures. La victime aurait tenté de franchir le mur de la concession minière de Tenke Fungurume Mining (TFM) pour accéder à son site de travail, comme à l’accoutumée. C’est à ce moment qu’un militaire, affecté à la sécurisation du site minier de TFM, aurait ouvert le feu sur lui. La nouvelle de ce décès a rapidement provoqué la colère des habitants et des creuseurs artisanaux, entraînant des manifestations spontanées et le blocage de la circulation sur la RN39, axe stratégique reliant plusieurs localités minières de la province du Lualaba. Les activités sont restées fortement perturbées pendant plusieurs heures. Des actes de vandalisme ont également été signalés. Selon des sources locales, des manifestants ont endommagé certains biens de la société minière, notamment des engins de forage (drilling) et un véhicule de marque Toyota, qui aurait été incendié. Face à la pression populaire, le militaire suspecté a été interpellé et présenté devant l’autorité communale. Cette réaction des autorités a été globalement saluée par la population, qui y voit un premier pas vers l’établissement des responsabilités. Des sources locales indiquent qu’un calme progressif est revenu dans la cité grâce à l’intervention des autorités administratives et sécuritaires. Toutefois, la situation reste fragile et demeure sous surveillance. Jusqu’à présent, l’identité de la victime n’a pas encore été officiellement confirmée. Une enquête serait en cours afin d’élucider les circonstances exactes de cet incident tragique. La population de Fungurume appelle désormais à des mesures concrètes pour garantir la sécurité dans cette zone minière où cohabitent forces de l’ordre, entreprises minières et creuseurs artisanaux, souvent dans un climat de tension latente.___________________Degaulle Muloko
Fungurume : Les journalistes dénoncent leur marginalisation et réclament plus de sécurité
Dans un contexte où la presse de Lubudi, dans la province du Lualaba, se sent marginalisée, les acteurs du secteur médiatique lancent un appel fort pour améliorer leurs conditions de travail et renforcer leur crédibilité. Réunis à Fungurume, journalistes, responsables de radios et promoteurs de médias en ligne ont dressé un état des lieux préoccupant de leur profession. Deux enjeux majeurs mis en avant L’absencequasi-systématique des médias locaux dans la couverture des activités officielles du Lualaba et la question cruciale de la sécurité des journalistes sur le terrain, était sur la table des échanges. Selon eux, cette double problématique marginalise la presse locale et prive la population d’une information de proximité essentielle sur les actions du gouvernement provincial du Lualaba. Face à cette situation, une recommandation forte a été formulée à savoir: Procéder à l’enregistrement officiel des organes de presse. Cette démarche vise à permettre aux autorités et aux partenaires d’identifier clairement les médias fiables du territoire de Lubudi, assurant ainsi un fonctionnement optimal et une meilleure intégration dans les circuits provinciaux d’information. Daodas Longo, qui se charge de la communication de l’Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) de Lubudi, a salué cette avancée lors d’une interview accordée à la presse locale. Il a insisté sur le fait que ce pas franchi est important pour la reconnaissance et la crédibilité de la presse locale. Cependant, il a également souligné que le véritable défi reste la mise en œuvre concrète de ces engagements pour améliorer durablement les conditions de travail des journalistes. Jean Katunga Mwamba, Directeur provincial de la Communication et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté du Lualaba, a rappelé l’importance de cette rencontre. Il a annoncé la création prochaine d’un cadre d’écoute permanent destiné à recueillir et traiter les préoccupations des médias de Lubudi. Au-delà de l’écoute, les professionnels espèrent également une collaboration franche avec les entreprises minières et autres opérateurs économiques de la province, ainsi qu’une représentativité absolue lors des événements officiels. Cette mobilisation des médias de Lubudi témoigne d’une volonté claire de renforcer le rôle de la presse dans le développement local, tout en garantissant la sécurité et la reconnaissance des journalistes sur le terrain. Reste à transformer ces engagements en actions concrètes pour que la presse locale puisse jouer pleinement son rôle d’informateur et de vecteur de transparence dans la province.___________________Degaulle Muloko
Lubumbashi : La rentrée paralysée par une grève dans les écoles conventionnées
La reprise des cours après les vacances de Pâques a été sérieusement perturbée ce lundi 13 avril 2026. Dans plusieurs établissements conventionnés de la ville, particulièrement au sein du réseau catholique, les enseignants ont brillé par leur absence, laissant les élèves du primaire livrés à eux-mêmes. Cette situation a été confirmée par Kadi Ilunga, président syndical des enseignants du réseau catholique. Interrogé par notre rédaction, il a précisé que ce mouvement d’humeur résulte d’une décision prise avant les vacances. « Les enseignants avaient conditionné la reprise à la régularisation des salaires avant le 05 du mois en cours. Cette échéance n’ayant pas été respectée, ils ont décidé de rester à la maison lundi et mardi pour exprimer leur mécontentement », a-t-il déclaré. Si une reprise est annoncée pour ce mercredi, le syndicat avertit que ce type d’action pourrait devenir systématique. Les grévistes dénoncent des retards chroniques qui s’accumulent depuis le début de l’année. « Depuis janvier, le salaire arrive avec 30 à 40 jours de retard. Pour un enseignant du primaire qui touche entre 400 000 et 500 000 FC, passer deux mois sans paie est insupportable », a regretté le représentant syndical. L’action ne se limite pas au réseau catholique. Le mot d’ordre a été suivi en synergie avec les enseignants des réseaux protestant et non conventionné. Ensemble, ils lancent un appel pressant aux autorités nationales et provinciales. Une correspondance a d’ailleurs été adressée à la ministre nationale de l’Éducation pour réclamer une solution durable à cette instabilité financière qui précarise la profession. Pendant que le secteur conventionné est à l’arrêt, les écoles privées ont repris leurs activités normalement. Ce constat a été dressé par le ministre provincial de l’Éducation, Max Mpande, qui a effectué une tournée d’inspection accompagné des autorités de l’EPST. Ce contraste saisissant met en lumière l’enjeu crucial de la régularité des salaires pour garantir une éducation de qualité et éviter une année blanche pour les élèves du secteur public et conventionné de Lubumbashi. ______________Daniel Faray
RDC : Félix Kabange Numbi dénonce une dérive autoritaire après l’arrestation de deux notables à Lubumbashi
L’arrestation musclée du président de la notabilité katangaise, Raphaël Mututa, et du professeur Francis Nkulu, survenue ce lundi 13 avril 2026, continue de susciter de vives réactions. Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, l’ancien ministre Félix Kabange Numbi livre un réquisitoire sévère contre le pouvoir en place, affirmant que la République Démocratique du Congo a basculé hors de l’État de droit. Pour Félix Kabange Numbi, l’interpellation des deux notables en plein jour et dans un lieu public par des hommes lourdement armés n’est pas un fait divers, mais le signe d’un changement de paradigme sécuritaire. Selon lui, cette opération menée sans explication ni procédure illustre une méthode de gouvernance qu’il attribue directement au régime de Félix Tshisekedi: « Ce constat n’est plus une opinion, c’est une réalité que vivent désormais nos compatriotes. Le pouvoir choisit désormais la force plutôt que le droit », martèle-t-il, qualifiant cet acte de dérive assumée. L’acteur politique alerte sur les conséquences sociales d’une telle approche. En multipliant ce qu’il qualifie d’arrestations arbitraires, le régime installerait, selon lui, un climat de défiance et de peur au sein de la population. Il rappelle toutefois un précédent historique : « L’histoire est claire , on peut contenir un peuple un temps, mais jamais indéfiniment ». Face à cette situation, l’ancien ministre exige la libération immédiate et sans condition de Raphaël Mututa et du professeur Francis Nkulu. Il exhorte les autorités à revenir à la raison et à respecter scrupuleusement les textes légaux. _______________La Rédaction
Haut-Katanga : La Société Civile dénonce une vague d’enlèvements de notables à Lubumbashi
Le Cadre de concertation de la Société Civile du Haut-Katanga a rompu le silence ce Mardi 14 avril 2026. À travers un communiqué de presse 027/04/CCSKT/GSP/2026 signé par Bertin Tshoz dont une copie est parvenue à draft.gouverne.info/, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie d’épidémie d’enlèvements visant des figures intellectuelles et sociales de la région. L’alerte fait suite à l’enlèvement, depuis lundi dernier, du professeur Francis Nkulu, ancien cadre du parti engagement pour le Congo (ECO) et membre de l’union sacrée. Cette interpellation est intervenue peu après celle de Raphaël Mututa, président de la cellule des notables katangais. La société civile souligne que le professeur Nkulu avait récemment démissionné de son parti politique, le 04 avril dernier. Ces opérations, menées par des hommes armés en plein cœur de Lubumbashi, créent un climat d’insécurité qui inquiète les acteurs sociaux. Pour Bertin Tshoz et le cadre de concertation, ces arrestations ciblées menacent directement les efforts de réconciliation nationale initiés par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. L’organisation estime que l’usage de la force contre des notables pour leurs opinions politiques fragilise les fondements de la démocratie congolaise: « Un pays ne se construit pas pendant la guerre, ni par des arrestations populaires de notables. La paix ne s’achète pas ; elle se construit par des dialogues fraternels et constructifs », précise le communiqué. Face à cette escalade, la Société Civile du Haut-Katanga formule trois exigences majeures à savoir : Une trêve immédiate des arrestations au Katanga pour préserver le processus de paix; Le respect de la liberté d’opinion, rappelant que la construction d’une nation repose sur la tolérance; L’implication des corps constitués, s’interrogeant sur le silence des églises, des sages et des élus (députés et sénateurs) face à cette situation. En conclusion, la société civile réaffirme son engagement pour la promotion des droits de l’homme et interpelle la conscience nationale. Elle appelle à cultiver l’amour et l’unité pour éviter que la démocratie ne soit mise en péril par des méthodes d’intimidation. _______________La Rédaction