Pendant deux jours, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), réunit les acteurs économiques autour de la troisième édition de la Conférence Import-Export. Au cœur des échanges : Un thème à forte portée stratégique à savoir, « La RDC au cœur des enjeux de développement des corridors pour une meilleure intégration économique et commerciale de l’Afrique ». Un choix qui traduit moins une ambition théorique qu’une nécessité concrète pour la République Démocratique du Congo. Dès l’ouverture, Patrick Muland, Président provincial de la FEC/Haut-Katanga, a dressé un constat sans détour. Grâce à sa position géographique centrale, la RDC dispose d’un avantage comparatif majeur, reliant ses immenses ressources minières et agricoles aux grands ports du continent. Pourtant, cette position stratégique reste sous-exploitée, freinée par des coûts logistiques élevés et des infrastructures inadaptées. Un frein majeur à lever Routes dégradées, connexions insuffisantes, chaînes logistiques fragmentées, autant de contraintes qui limitent la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et internationaux. Pour les participants à la conférence, il devient urgent de transformer ces faiblesses structurelles en opportunités de croissance. La réponse, selon la FEC, passe par une approche coordonnée impliquant à la fois l’État et le secteur privé. Cette synergie est considérée comme indispensable pour relever les défis liés au développement des infrastructures. Le pari du partenariat public-privé Dans ce contexte, le partenariat public-privé s’impose comme un levier central. En mobilisant des capitaux privés et des compétences techniques, ce modèle permettrait d’accélérer la modernisation des routes, des ports, des aéroports et des réseaux énergétiques. Pour les opérateurs économiques, ces investissements sont essentiels pour combler le déficit infrastructurel et repositionner la RDC comme un hub commercial incontournable en Afrique. Connecter le territoire pour mieux commercer Au-delà des grands projets, la FEC insiste sur la nécessité de renforcer les connexions internes du pays. L’objectif est de fluidifier la circulation des marchandises entre les zones de production et les marchés de consommation, en créant un système logistique cohérent et performant.Cette dynamique suppose non seulement la réhabilitation des axes existants, mais aussi la construction de nouvelles liaisons capables de désenclaver plusieurs provinces. Le rôle clé des corridors régionaux Parmi les solutions envisagées, le développement des corridors logistiques occupe une place centrale. Une attention particulière est portée au corridor de Lobito, souvent comparé aux corridors central et oriental. Mais au-delà des coûts de transit, le patronat insiste sur d’autres critères décisifs : La fiabilité, la sécurité, la rapidité, la fiscalité ou encore la qualité des infrastructures douanières. Autant de paramètres qui influencent directement l’efficacité des échanges commerciaux. Un levier de développement global Pour la FEC, l’enjeu dépasse largement la logistique. Le développement des corridors doit être envisagé comme un moteur de transformation économique et sociale. Ces axes peuvent favoriser la création de pôles économiques, stimuler l’industrialisation locale et générer des emplois durables.Ils offrent également des opportunités concrètes pour les petites et moyennes entreprises, appelées à mieux s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales grâce à une réduction des coûts et un accès facilité aux marchés. Une vision politique à structurer Toutefois, la réussite de cette ambition repose sur un cadre stratégique clair. Comme l’a souligné Patrick Muland, la mise en place d’une politique nationale cohérente en matière de corridors est indispensable pour garantir une gouvernance efficace et éviter les chevauchements institutionnels. Dans cette dynamique, l’action du Président en faveur de l’intégration régionale est mise en avant, sans omettre une orientation soutenue au niveau provincial, notamment dans le Haut-Katanga, où les autorités réaffirment la place stratégique de la RDC dans le développement des corridors africains. Une ambition continentale Patrick Muland a rappelé que les corridors ne sont pas de simples infrastructures, mais de véritables instruments d’intégration : « Le corridor de Lobito n’est pas un simple tracé sur une carte, mais un levier vital pour une Afrique intégrée ». À travers cette conférence, la FEC réaffirme une conviction forte : C’est par la coopération, la mobilisation des ressources et une vision partagée que la RDC pourra pleinement jouer son rôle de carrefour économique du continent.Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait faire des corridors non seulement des routes commerciales, mais aussi des vecteurs de prospérité pour toute l’Afrique.___________________Trésor Kasamba
Modernisation de la morgue de l’hôpital Sendwe : Un délai de 10 jours accordé aux familles pour le retrait des corps
L’autorité urbaine de Lubumbashi lance un compte à rebours pour la modernisation de la morgue de l’hôpital de référence Jason Sendwe. Dans un communiqué officiel consulté ce jeudi par notre rédaction, la mairie accorde un délai de dix jours aux familles pour évacuer les dépouilles encore présentes dans l’établissement. Cette mesure, qualifiée d’impérative par l’hôtel de ville, est le préalable indispensable au lancement des travaux de rénovation et de modernisation de cette infrastructure sanitaire, initialement programmés pour débuter le 20 avril dernier. « Dans l’optique de moderniser la morgue de l’hôpital Jason Sendwe, Madame le Maire ad intérim de Lubumbashi, Joyce Tunda Kazadi, invite la population à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le retrait des corps », précise le document officiel. L’échéance est désormais fixée, les familles ont jusqu’au 02 mai 2026 pour libérer les casiers mortuaires. Passé ce délai, l’administration pourrait prendre des mesures d’office pour permettre le démarrage du chantier. Face à l’enjeu de santé publique, l’autorité urbaine mise sur la coopération citoyenne, « Madame le Maire rappelle le caractère impératif de cette décision et en appelle au sens des responsabilités ainsi qu’à la compréhension de tous ses administrés », souligne le communiqué. Ce projet de modernisation d’envergure vise à transformer radicalement les conditions de conservation des dépouilles et à offrir un service funéraire plus digne et performant aux habitants de la capitale économique de la République Démocratique du Congo._______________Daniel FARAY
Assemblée nationale de RDC: Les signataires de la motion contre Jacquemain Shabani crient au blocage
En République Démocratique du Congo, plus d’une semaine après le dépôt d’une motion de défiance visant Jacquemain Shabani, Vice-Premier ministre, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, les tensions persistent à la Chambre basse du Parlement. Les députés nationaux à l’initiative de cette démarche dénoncent ce qu’ils qualifient de blocage délibéré du contrôle parlementaire par le bureau de l’assemblée nationale. L’initiateur de la motion, le député Laddy Yangotikala, élu de Kisangani (Tshopo), accuse le Bureau de violer l’article 235 du Règlement intérieur. Selon lui, le traitement de la motion accuse un retard injustifié alors que le texte aurait dû être inscrit à l’ordre du jour peu après son dépôt le 13 avril dernier. Une lecture que conteste fermement le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli. Ce dernier rejette toute accusation de blocage et évoque une mauvaise interprétation des textes par les pétitionnaires. Selon le rapporteur, l’article 235 ne stipule pas que la motion doit être examinée dans les 48 heures, mais qu’elle ne peut l’être qu’après ce délai franc. Il a précisé que le dossier suit son cours normal : « La motion a été déposée le 13 avril. Dès le retour du président de l’Assemblée nationale, celui-ci procédera à l’examen formel de sa recevabilité avant une éventuelle fixation en séance plénière ». Pour rappel, les signataires de cette motion de défiance reprochent au patron de l’Intérieur une gestion inefficace de la sécurité nationale. Ils pointent notamment du doigt la recrudescence de la criminalité urbaine à Kinshasa, Lubumbashi ainsi que la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs grandes villes du pays. Déposée officiellement le 13 avril à 14 heures, la motion reste pour l’instant en suspens, en attendant l’arbitrage du Bureau de l’Assemblée nationale. _______________Fulbert Ngoy
Révision constitutionnelle en RDC : Jean-Claude Katende prédit une vive résistance citoyenne
Le débat sur le changement de la Loi fondamentale en République démocratique du Congo prend une tournure de plus en plus vive. Jean-Claude Katende, Président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a vivement réagi aux récentes initiatives portées par le camp présidentiel, qualifiant la réception du projet de douche froide pour ses initiateurs. Dans une déclaration empreinte de fermeté, l’activiste des droits de l’homme a ciblé directement le professeur André Mbata, Secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN). Ce dernier avait récemment lancé un appel à contributions pour soutenir une réforme, voire un changement complet de la Constitution. Pour Jean-Claude Katende, l’accueil réservé à cette démarche au sein de l’opinion publique et de la société civile constitue un signal sans équivoque. « La douche froide reçue par le professeur André Mbata en rapport avec son appel à contributions est une alerte et un avertissement », a-t-il affirmé. L’ASADHO, par la voix de son Président, rappelle que toute tentative de toucher aux équilibres constitutionnels actuels se heurtera à une résistance citoyenne et politique majeure. Selon Jean-Claude Katende, les partisans du changement de Constitution sous-estiment la détermination de ceux qui s’opposent à ce qu’ils considèrent comme une manœuvre visant à fragiliser les acquis démocratiques. « J’ai déjà dit à ceux qui s’agitent pour le changement de Constitution que pareille initiative ne sera jamais un fleuve tranquille », a prévenu le leader de l’ASADHO. Par cette dénonciation, il souligne que le chemin vers une nouvelle Constitution sera semé d’embûches et de contestations sociales, loin du consensus espéré par la majorité au pouvoir. Alors que les voix se multiplient au sein de la famille politique du Chef de l’État congolais pour justifier la nécessité d’une constitution adaptée aux réalités congolaises, les organisations de la société civile, elles, craignent une remise en cause des verrous limitant le nombre de mandats présidentiels. Cette sortie de Jean-Claude Katende replace l’église au milieu du village, le débat constitutionnel est loin d’être clos et s’annonce comme l’un des enjeux majeurs de la scène politique congolaise dans les mois à venir. ________________Daniel FARAY
9 candidats, 1 trône : radioscopie des prétendants à la présidence de la FECOFA
La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association s’annonce ouverte et disputée. Ce mardi 21 avril à la clôture de dépôt des candidatures, neuf profils, neuf trajectoires, et autant de visions pour l’avenir du football congolais ont été enregistrés. Sur place à Kinshasa, Gédéon Mbikayi fait le tour d’horizon des forces avec une analyse des atouts et limites de chaque candidat. 1. Aziz Makukula Ancien international Portugais et figure respectée du football, Aziz Makukula incarne le profil technico-sportif. Son expérience du terrain et sa connaissance des réalités du football professionnel jouent en sa faveur. Atout : Crédibilité sportive et réseau international.Limite : Il devra rassurer sur sa capacité à gérer une institution complexe. 2. Jean-Didier Massamba Moins médiatisé que certains concurrents, Massamba mise sur une approche plus discrète. Son profil suggère une volonté de rupture avec les figures traditionnelles. Atout : Positionnement alternatif.Limite : Manque de visibilité et de poids médiatique. 3. Shabani Nonda Ex-star internationale passée notamment par l’Europe, Shabani Nonda bénéficie d’une grande popularité avec son passage chez les léopards de la RDC. Il représente une nouvelle génération de dirigeants issus du haut niveau. Atout : aura, expérience du football moderne.Limite : Peu d’expérience avérée dans la gestion institutionnelle. 4. Max Mayaka Homme de terrain et dirigeant engagé, Mayaka s’inscrit dans une logique de continuité du football local. Il connaît les rouages internes. Atout : Proximité avec les acteurs locaux.Limite : Influence limitée à l’échelle internationale. 5. Kevin Issa Présenté comme un « nouveau », Kevin Issa incarne le renouvellement. Son profil intrigue et attire l’attention d’une frange en quête de changement. Atout : Image de renouveau.Limite : Manque de références solides dans le football de haut niveau. 6. Bosco Mwehu Profil administratif et institutionnel, Bosco Mwehu pourrait séduire ceux qui privilégient la rigueur et la gouvernance. Actuel Président de la Linafoot, Mwehu semble bien positionné pour convaincre le public sportif. Atout : Maîtrise des mécanismes institutionnels.Limite : Moins de proximité avec le terrain footballistique. 7. Patou Mangenda Figure connue, parfois controversée, Mangenda possède une expérience politique qui peut peser dans ce type d’élection. Atout : Réseau politique et influence.Limite : Image clivante. 8. Véron Mosengo Ex-secrétaire général de la Confédération africaine de football, Mosengo est l’un des profils les plus solides sur le plan administratif et international. Il pourra bien imposer sa personne dans les rouages du football national. Atout : Expérience continentale, maîtrise des instances.Limite : Perçu comme éloigné des réalités locales. 9. Jean-Claude Mukanya Autre figure « nouvelle », Mukanya tente de se positionner comme une alternative crédible face aux profils plus établis. Atout : Fraîcheur politique.Limite : Manque de notoriété. Une élection ouverte et stratégique entre anciens joueurs, technocrates et profils politiques, elle reflète les tensions classiques du football congolais : Modernisation vs continuité,terrain vs administration,influence locale vs réseau international. Plus qu’un simple scrutin, le choix du futur président de la FECOFA déterminera l’orientation du football congolais pour les prochaines années : Gouvernance, développement des jeunes, compétitivité des clubs et crédibilité internationale.___________________Gédéon Mbikayi
Réforme constitutionnelle en RDC : Un débat qui déchire les politiques
La question du changement de la Constitution continue de diviser la classe politique en RDC, un pays déjà profondément marqué par les conflits armés. L’appel à la collecte des propositions, lancé le lundi 20 avril par l’Union sacrée de la Nation (USN) en vue d’une éventuelle réforme constitutionnelle, a ravivé les tensions et relancé le débat. Face à l’urgence sociale et sécuritaire à laquelle le pays est confronté, les critiques naissent de partout au sein de l’opposition et de la société civile. Dès le mardi 21 avril, plusieurs voix se sont élevées pour qualifier cette initiative de manœuvre de diversion. Pour la plateforme Lamuka, cette démarche s’inscrit dans la même logique que l’agression attribuée au M23. « Autant le peuple a condamné la rébellion de l’AFC/M23, autant il condamne la rébellion de l’Union sacrée contre la Constitution », a déclaré Prince Epenge, porte parole de Lamuka. Selon lui, la révision de la Constitution ne constitue en rien la priorité de la population. Il a néanmoins énuméré les défis urgents qui devraient, d’après lui, faire l’objet de véritables consultations, notamment: La précarité sociale, la crise humanitaire, l’emploi et la sécurité. Du côté de la société civile, Jean-Claude Katende estime également que le processus de collecte des contributions n’est qu’une « distraction ». « Ils ont déjà dans leur poche une Constitution confectionnée à la taille du président Félix Tshisekedi », a-t-il affirmé sur son compte X. Cependant, face aux multiples interprétations suscitées par la publication du communiqué relatif aux propositions de réforme constitutionnelle, le secrétariat de l’Union sacrée est intervenu dans un second communiqué daté du 21 avril. Il a clarifié sa position, affirmant avoir simplement relayé les demandes de réforme exprimées par la population, sans adopter de position officielle. Toutefois, l’Union Sacrée de la Nation a appelé à l’unité, et dénonce les tentatives de manipulation et de désinformation. ________________Junior Numbi
FECOFA : Fin des candidatures, début d’une bataille décisive pour le trône du football congolais
Le rideau est tombé ce mardi 21 avril sur le dépôt des candidatures à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association, FECOFA. À l’heure de la clôture, plusieurs prétendants ont officiellement manifesté leur ambition de diriger l’instance faîtière du football congolais, ouvrant la voie à une élection qui s’annonce disputée.Nos sportifs font les points et vous plongent dans ce moment historique pour la RDC. Une course relancée dans les dernières heures Alors que certains observateurs redoutaient un scénario à candidature unique, les derniers jours et surtout les dernières heures ont totalement rebattu les cartes. Parmi les candidats déclarés, on retrouve notamment, l’ancien international congolais Shabani Nonda, l’ancien portugais d’origine congolaise Aziz Makukula, le compatriote Kévin Issa, Bosco Mwehu Kofela qui est sorti de son mutisme, etc. L’entrée en lice de ces figures, issues à la fois du monde sportif et de la gestion, traduit une volonté manifeste de rompre avec les pratiques décriées et de proposer une nouvelle orientation pour le football national. Des profils variés, des visions à confronter Chaque candidat incarne une approche distincte : – Shabani Nonda, fort de son expérience internationale, met en avant un projet axé sur la restructuration du football de base et la transparence dans la gestion. – Max Mayaka, connu dans les milieux dirigeants, entend capitaliser sur son expérience administrative pour moderniser les structures. – Aziz Makukula, également ancien joueur professionnel, s’inscrit dans une dynamique de renouveau portée par les anciens internationaux. Cette diversité de profils annonce un débat de fond sur l’avenir du football congolais, entre expertise technique et compétence managériale. Place au filtrage des candidatures Avec la clôture des dépôts, le processus entre désormais dans une phase décisive : L’examen des dossiers par la commission électorale. Cette étape, prévue dans les prochains jours, permettra de valider les candidatures conformes et d’écarter celles ne répondant pas aux critères requis. La publication de la liste provisoire des candidats retenus est attendue en début du mois de mai prochain, avant le lancement officiel de la campagne électorale. Une élection sous haute tension Au-delà des ambitions individuelles, cette élection cristallise des enjeux majeurs : Gouvernance, crédibilité des institutions sportives et relance du football congolais sur la scène africaine. Dans un contexte où les attentes des acteurs (joueurs, clubs, passionnés et supporters) sont élevées, le futur président de la FECOFA devra rapidement imprimer sa marque et restaurer la confiance. Les élections proprement-dites auront officiellement lieu le 20 mai prochain à Kinshasa. La bataille ne fait que commencer. À qui saura gagner, bonne chance !___________________Gédéon Mbikayi
Lualaba : La Commune de Fungurume appelle les sinistrés de l’inondation de la rivière Dipeta à l’enregistrement
La Commune de Fungurume, dans la province du Lualaba, a publié un communiqué officiel ce 21 avril 2026 à l’attention des victimes de la récente catastrophe liée à l’inondation de la rivière Dipeta. Selon ce document émanant du bureau du bourgmestre a.i., les sinistrés identifiés et détenteurs de jetons jaunes délivrés par l’équipe envoyée par le gouvernement provincial sont invités à se présenter pour une opération d’enregistrement. Cette activité se tiendra dans la grande salle de Lupeto, le lundi 27 avril 2026, à partir de 10 heures. Les autorités locales insistent sur le respect strict de l’heure, condition essentielle pour le bon déroulement de l’opération. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la prise en charge des victimes de cette catastrophe naturelle qui a affecté plusieurs habitants de la commune. L’enregistrement permettra sans doute aux autorités de mieux organiser l’assistance et d’identifier avec précision les bénéficiaires des aides prévues. Le communiqué est signé par la bourgmestre adjointe assumant l’intérim, Makano Tshilombo Aline, qui appelle les concernés à répondre massivement à cet appel afin de faciliter les interventions humanitaires.___________________Degaulle Muloko
Lubumbashi : Le sit-in désespéré des déplacés du Kivu devant le Gouvernorat du Haut-Katanga
Lundi 20 avril 2026, jusqu’à 20h20, plusieurs familles de déplacés de guerre originaires du Kivu occupaient toujours le parvis du Gouvernorat du Haut-Katanga, marquant la fin d’une journée de sit-in entamée dès l’aube. Malgré de longues heures de présence sous le soleil, puis dans la fraîcheur nocturne, ces familles se heurtent à un mur de silence. Interrogé par notre rédaction, Paul Biamungu, porte-parole du collectif, a déploré l’échec de toutes les tentatives de médiation : « Tous les efforts entrepris pour rencontrer les autorités provinciales sont restés vains. Nous sommes ici avec des nourrissons et de jeunes enfants, sans aucune solution de repli ». Ces déplacés affirment avoir répondu à l’appel de Michel Kabwe, Président de l’Assemblée provinciale, qui avait exhorté à la solidarité et à l’assistance lors de la rentrée parlementaire du 30 mars dernier. Pour ces hommes et femmes ayant fui les violences à l’Est du pays, l’espoir d’une prise en charge par le gouvernement provincial demeure leur seul horizon. Jusqu’à cette heure tardive, aucune réaction officielle n’a émané de l’exécutif provincial dirigé par le Gouverneur Martin Kazembe Shula. Sur place, la situation humanitaire est préoccupante : Des bébés exposés aux intempéries et des familles dépourvues des moyens de subsistance attendent un geste qui tarde à venir, illustrant le fossé entre les discours politiques et la réalité du terrain. _______________La Rédaction
Kinshasa : La chanteuse Rebo Tshulo est-elle impliquée dans des actes de torture ?
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a annoncé, dans un communiqué officiel n° 020/DMK/CAB/ME/MIN/J&GS/2026 publié le 20 avril 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire à la suite d’une vidéo montrant de graves violences survenues dans la commune de Ngaliema, au quartier Pigeon, dans la nuit du 18 au 19 avril 2026. Les faits se seraient produits aux environs de 4 heures du matin. La vidéo, devenue virale, montre des actes violents qui seraient commis par plusieurs personnes, dont certaines en tenue militaire, en présence présumée de la chanteuse Rebo Tshulo. Saisi de cette situation par un lanceur d’alerte, témoin des faits, le Ministre d’État a décidé de diligenter une enquête afin de faire toute la lumière sur ces graves allégations. À cet effet, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête afin d’établir les faits, d’identifier les responsables et de les traduire devant les juridictions compétentes. Sans préjuger de la responsabilité des personnes concernées, les autorités soulignent que, si les faits sont avérés, ils pourraient constituer des infractions graves, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations adressées à des militaires pour commettre des actes contraires à la loi. Dans le souci de lutter contre l’impunité et de garantir la protection de l’intégrité physique et de la dignité de chaque citoyen, le Ministère de la Justice rappelle que de tels actes violent les principes fondamentaux consacrés par la Constitution, notamment le respect de la dignité humaine et l’interdiction absolue de la torture. Les personnes impliquées devront répondre de leurs actes devant la justice. ________________Junior Numbi