La traditionnelle parade hebdomadaire du commissariat provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC) a été marquée, ce lundi 20 avril 2026, par des révélations percutantes. Sous la direction du commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba, l’événement a servi de tribune pour dénoncer les dérives sécuritaires et tracer les nouvelles lignes de conduite. Le point d’orgue de cette parade a été la présentation de Bitema Bitema Badibanga, un civil identifié comme vendeur de boissons alcoolisées au quartier Matshipisha. Ce dernier a été appréhendé alors qu’il se faisait passer pour un agent de l’ordre. Le Général Blaise Kilimbalimba a fermement condamné cette usurpation de fonctions, soulignant que de tels actes ne se contentent pas de tromper la vigilance des citoyens, mais ternissent gravement l’image de marque et la crédibilité de la Police nationale. Cette arrestation s’inscrit dans une volonté de purger la ville des électrons libres qui profitent de l’uniforme pour commettre des exactions. Outre les dossiers locaux, le commissaire divisionnaire a partagé le bilan de sa récente mission officielle à Dakar, au Sénégal. Il y a représenté la RDC lors d’un congrès mondial consacré à la sécurité chimique. Cette ouverture internationale souligne la nécessité pour la police de Lubumbashi de s’adapter aux menaces contemporaines, notamment la gestion des produits dangereux et les risques environnementaux, essentiels pour une région minière et industrielle comme le Haut-Katanga. Enfin, le volet sécuritaire intérieur a occupé une place prépondérante dans les orientations du Général. Inquiet de la montée des tensions dans certains points chauds, le chef de la police a instruit formellement les commandants urbains et les services de renseignements d’agir avec fermeté. La situation dans la commune de la Kenya est particulièrement scrutée. Des jeunes, revendiquant des affiliations à divers partis politiques, y multiplient des actes contraires à la loi, créant un climat d’insécurité. « La loi doit rester la seule boussole », a laissé entendre le commandement, rappelant que l’appartenance politique ne constitue en aucun cas une immunité face aux actes de vandalisme ou de trouble à l’ordre public._______________Daniel Faray
Hydrocarbures : Le Grand Katanga face à une nouvelle flambée des prix du carburant
Le gouvernement congolais a officialisé, ce week-end, une révision à la hausse de la structure des prix des produits pétroliers pour la zone Sud. Entre pressions géopolitiques mondiales et impératifs logistiques locaux, le litre d’essence frôle désormais la barre symbolique des 4.000 FC. À l’issue de deux journées d’intenses concertations menées les 15 et 16 avril 2026 à Kinshasa, le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a tranché. La sentence est tombée pour les usagers de la zone Sud : Les tarifs à la pompe subissent une hausse sensible. Cette décision n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un contexte de volatilité extrême du marché mondial, exacerbée par l’instabilité persistante au Moyen-Orient, zone névralgique pour l’approvisionnement global. Pour l’exécutif congolais, ce réalignement est un levier nécessaire pour absorber les chocs importés et garantir la continuité des importations. L’impact se fera ressentir immédiatement dans les provinces du Haut-Katanga, du Lualaba, du Haut-Lomami et du Tanganyika. La nouvelle grille tarifaire se décline comme suit : Essence : 3.930 FC le litre. Mazout (Gasoil) : 4.435 FC le litre. Fidèle à sa politique de segmentation, le gouvernement maintient une tarification spécifique pour les opérateurs miniers. Pour ces derniers, les prix sont indexés en devise étrangère, s’établissant à 2,55 USD pour l’essence et 3,12 USD pour le gasoil. Si cette mesure vise la stabilité macroéconomique, elle reste un défi de taille pour le pouvoir d’achat des ménages et le coût du transport urbain, qui risquent de subir les ondes de choc de cette hausse dans les jours à venir. _______________Daniel FARAY
Soutien de l’Église catholique au scoutisme africain: Pascal Mwangala reçu par Mgr Fulgence Muteba
L’Archevêque métropolitain de Lubumbashi, Monseigneur Fulgence Muteba Mugalu, a accordé une audience solennelle au journaliste Pascal Mwangala, Secrétaire général du Comité africain du scoutisme catholique. Cette rencontre, placée sous le signe de l’éducation de la jeunesse et de l’excellence intellectuelle, a été marquée par un plaidoyer pour un scoutisme au service du développement. C’est dans une atmosphère empreinte de respect mutuel que le Secrétaire général, Pascal Mwangala, a présenté ses civilités à l’autorité ecclésiastique. Pour ce dernier, cette rencontre était essentielle afin d’harmoniser les visions entre le mouvement de jeunesse et la hiérarchie de l’Église, le scoutisme étant perçu comme une école de vie complémentaire à l’éducation chrétienne. Au-delà de l’aspect protocolaire, l’entretien a porté sur les défis de la jeunesse africaine et le rôle que doit jouer le mouvement scout dans la formation de citoyens intègres. À l’issue de l’audience, Pascal Mwangala s’est exprimé en ces termes : « Je suis venu voir notre pasteur, Monseigneur l’Archevêque et Président de la CENCO. En tant que fidèle de l’Église catholique et membre de son diocèse, élevé au rang de Secrétaire du Comité régional de la Conférence internationale du scoutisme catholique au niveau du continent africain, c’était un devoir de lui présenter mes civilités. Il a été très réceptif et favorable aux différentes requêtes que nous lui avons présentées, notamment celle de nous accompagner par la prière dans cette nouvelle aventure. Nous avons également évoqué des projets urgents pour les scouts de la RDC : D’abord la collaboration entre l’Église, via la CENCO qu’il préside, et la Fédération des scouts de la RDC ; ensuite, un projet de formation et d’accompagnement des aumôniers qui devrait être organisé au mois de juillet à Lubumbashi. Ce sont des dossiers que nous lui avons remis et qu’il a promis de traiter favorablement ». Profitant de cette belle occasion, Pascal Mwangala, en sa qualité de journaliste et chercheur, a remis à l’Archevêque un exemplaire de son mémoire de DEA (Diplôme d’etudes approfondies). Ce travail scientifique porte sur la « Pratique du journalisme télévisuel à Lubumbashi : entre normes professionnelles et réalités de terrain. Approche analytique ». En sollicitant les prières et la bénédiction de son pasteur pour ses travaux, le chercheur a reçu un accueil chaleureux. Après avoir réceptionné l’ouvrage, Mgr Fulgence Muteba n’a pas caché sa satisfaction : « En tout cas, c’est bien. Toutes mes félicitations, il faut aller jusqu’au bout », a ponctué le prélat. Ce geste souligne la volonté des cadres du scoutisme de lier l’engagement de terrain à la rigueur intellectuelle. En offrant le fruit de ses recherches, le Secrétaire général démontre que le scoutisme forme des leaders capables de réfléchir et d’apporter des solutions concrètes aux problématiques sociétales, notamment dans le secteur de la communication._______________Daniel Faray
Haut-Katanga : Martin Kazembe Shula restaure l’autorité de l’État dans le territoire de Mitwaba
Le Gouverneur du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, s’est rendu cette semaine dans le territoire de Mitwaba, précisément au village Nkonga. Cette mission de terrain marque une étape cruciale dans la sécurisation de cette région, longtemps déstabilisée par les incursions des milices Maï-Maï. Autrefois tristement célèbre sous l’appellation de Triangle de la mort, la zone comprise entre Mitwaba et les localités environnantes respire à nouveau. Grâce à l’opération militaire Mazingira Bora (un environnement sain), les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont réussi à débusquer les assaillants Maï-Maï de leurs principaux bastions. Accompagné du comité provincial de sécurité, le Gouverneur Kazembe a parcouru près de 500 kilomètres depuis Lubumbashi pour s’assurer du rétablissement effectif de l’ordre. Sur place, les traces des violences passées restent visibles, mais la présence militaire a permis de stopper les actes de vandalisme qui terrorisaient les populations civiles. Face à une population encore hésitante, dont une partie s’était déplacée vers les villages voisins par crainte des affrontements, l’autorité provinciale a tenu à rassurer. Lors de son allocution devant les habitants de Nkonga, Lunguji et Watompepe, Martin Kazembe Shula a insisté sur l’importance de la cohabitation avec les forces de l’ordre: « Nous sommes venus remonter le moral de nos vaillants militaires. La collaboration doit être franche entre nos services de sécurité et la population, car aujourd’hui, l’ennemi se confond parfois aux citoyens », a déclaré le Chef de l’exécutif provincial. Le Gouverneur a exhorté les déplacés internes à regagner leurs foyers, affirmant que la traque des derniers éléments résiduels se poursuit sous la direction du Général Bokolomba.Au-delà de l’aspect purement militaire, cette mission visait également à porter le message de développement prôné par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. Le Gouverneur a rappelé que plusieurs projets d’infrastructures sont en cours ou en phase d’initialisation pour désenclaver Mitwaba. En réaffirmant l’autorité de l’État à Nkonga, le gouvernement provincial lance un signal fort, la paix à Mitwaba n’est plus une option, mais une réalité en marche que chaque citoyen est appelé à protéger par la vigilance. ________________Daniel FARAY
Lubumbashi : L’inquiétante mutation du phénomène Kuluna au cœur de la ville
De la barrière nocturne illégale à l’improvisation en agents de circulation, les jeunes en situation de rue imposent désormais leur loi dans les artères de la capitale cuprifère, illustrant un vide sécuritaire préoccupant. Le climat sécuritaire se détériore dans la ville de Lubumbashi, où le phénomène Kuluna prend une ampleur inédite. Ce qui n’était autrefois qu’une délinquance de quartier se transforme aujourd’hui en une occupation audacieuse de l’espace public, sous le regard impuissant des usagers de la route. Le phénomène de la délinquance urbaine prend une tournure alarmante dans la capitale cuprifère. En l’espace de 24 heures, deux incidents distincts illustrent l’audace grandissante de ces jeunes en situation de rue. Le premier acte de cette montée en puissance s’est joué dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril 2026. À l’intersection des avenues Lumumba et Ndjamena, un groupe de jeunes désœuvrés a érigé une barrière de fortune en plein cœur du centre-ville. Le mode opératoire est sans équivoque, tout conducteur souhaitant franchir l’obstacle devait s’acquitter d’une taxe forcée. Cette scène de racket, filmée par des témoins et largement relayée sur les réseaux sociaux, témoigne d’une impunité croissante à des heures où la patrouille policière devrait être la plus active. Plus déconcertant encore, l’audace de ces jeunes a franchi un nouveau palier ce vendredi 17 avril, aux environs de 15 heures, alors qu’un embouteillage monstre paralysait le quartier Kabulameshi, un autre groupe de Kulunas s’est improvisé agents de la police de circulation routière (PCR). À l’angle des avenues Tshinyama et Panda, en l’absence totale d’officiers réguliers, ces jeunes ont pris le contrôle du flux migratoire des véhicules tout en exigeant de l’argent aux conducteurs. Si l’initiative a permis de fluidifier temporairement le trafic, elle soulève des questions de fond: L’absence de l’autorité de l’État , comment des carrefours stratégiques peuvent-ils rester sans surveillance aux heures de pointe ? Mais également la sécurité des conducteurs , le passage d’une régulation bénévole à une demande de pourboire agressive est souvent immédiat. Ces deux incidents, survenus en moins de 24 heures, soulignent l’urgence d’une réponse coordonnée des autorités urbaines et provinciales. Entre l’extorsion nocturne et la gestion sauvage du trafic diurne, la frontière entre assistance et délinquance devient de plus en plus poreuse, plongeant les Lushois dans une incertitude quotidienne. La population attend désormais des mesures concrètes pour que la rue soit restituée à l’ordre public et non aux mains de groupes incontrôlés. ________________Daniel FARAY
RDC : L’arrivée de migrants expulsés des États-Unis déclenche une vive controverse
Kinshasa a accueilli, ce vendredi 17 avril, un premier groupe de demandeurs d’asile en provenance des États-Unis. Transportés par la compagnie Omni Air International, ils ont atterri à l’aéroport international de N’djili vers deux heures du matin. La présence de ce groupe, composé d’environ 45 demandeurs d’asile sur le sol congolais, découle de l’accord bilatéral entre la RDC et les États-Unis et marque le début de son application. Face à cette situation, une vive controverse s’est rapidement installée au sein de l’opinion publique et de la société civile congolaise. Alors que les autorités présentent cette opération comme une coopération internationale, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un accord jugé opaque et potentiellement dangereux pour les droits humains. L’ONG Justicia Asbl demande davantage de transparence sur le contenu de cet accord bilatéral et sur les implications de cette politique migratoire. « Nous estimons que les gouvernements congolais et américain devraient suspendre cette opération, voire l’annuler, car le Congo n’est pas prêt, pour le moment, à accueillir ces personnes », affirme Timothée Mbuya, Leader de Justicia Asbl. Toutefois, un paradoxe persiste. Tandis que la RDC accepte d’accueillir des demandeurs d’asile en provenance des États-Unis, certains congolais continuent de solliciter l’asile dans des pays européens, notamment en Belgique. Cette contradiction alimente le débat sur la capacité réelle de la RDC à garantir protection et sécurité à des personnes en situation de grande vulnérabilité. De son côté, l’IRDH (Institut de Recherche en Droits Humains) estime « Qu’en acceptant de se charger des dossiers migratoires complexes des États-Unis, la RDC s’expose à une responsabilité internationale pour complicité de traitements inhumains et dégradants ». Pendant ce temps, les personnes concernées sont logées dans des structures sécurisées à proximité de l’aéroport de N’djili, sous surveillance des agents de securité. Leur avenir reste encore flou. Dans le cadre de cette politique bilatérale, d’autres États africains auraient également accepté d’accueillir des migrants en provenance des États-Unis, notamment le Ghana, le Cameroun, l’Ouganda et le Rwanda.________________Junior Numbi
Mines en RDC : Le défi colossal de la captation fiscale face aux géants du secteur
Une étude de l’ITIE-RDC révèle que quatre projets miniers majeurs, pesant 40 % des recettes du pays, font face à des risques d’évasion et de pertes fiscales se chiffrant en dizaines de milliards de dollars. En cause , un déficit de contrôle plus qu’une faille législative. Kamoto, Commus, Metalkol et Somidez. Ces quatre noms représentent les poumons économiques de la République Démocratique du Congo. Avec une production annuelle dépassant les 500 000 tonnes de cuivre et des réserves estimées à plus de 147 milliards de dollars (cuivre et cobalt confondus), ces sites sont au cœur de la stratégie nationale. Pourtant, une analyse de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE-RDC) tire la sonnette d’alarme sur l’érosion des recettes publiques.L’étude pointe une déconnexion inquiétante entre la richesse produite et l’impôt collecté. Entre 2018 et 2022, les paiements réels stagnent bien en dessous des modèles financiers théoriques. Trois zones de vulnérabilité majeures ont été identifiées : Premièrement, l’opacité du marché du cobalt , contrairement au cuivre, le cobalt souffre d’un marché peu liquide. Cette absence de transparence favorise les « prix de transfert » (ventes sous-évaluées entre filiales), menaçant près de 7 milliards de dollars de revenus futurs. Deuxièmement les failles logistiques et techniques, des écarts de poids allant jusqu’à 5 tonnes par cargaison de minerai ont été constatés lors du transport par camion. Sans un contrôle physique rigoureux, le Trésor public pourrait perdre jusqu’à 6 milliards de dollars. Troisièmement , l’ingénierie financière des coûts, certains opérateurs gonfleraient leurs coûts d’exploitation ou appliqueraient des taux d’intérêt abusifs sur les prêts entre actionnaires pour réduire artificiellement leurs bénéfices imposables. Le manque à gagner sur les seuls intérêts est estimé à 430 millions de dollars. Le rapport souligne également l’application défaillante de la fiscalité prévue par le Code minier de 2018. La taxe sur les bénéfices excédentaires (Superprofit) souffre d’un flou artistique dans son exécution, tandis que les redevances destinées aux provinces et entités locales restent systématiquement inférieures aux attentes de référence. Le message des experts est sans équivoque : Le problème n’est pas le Code minier, mais sa mise en œuvre. Pour sécuriser les 7,9 milliards de dollars de recettes attendues d’ici la fin de la décennie, l’État congolais doit passer d’une posture passive à une surveillance active. Quelques recommandations prioritaires ont été formulées, c’est entre autre : La Généralisation des ponts-bascules et des laboratoires d’analyse de teneur aux frontières. Imposer des standards de prix pour le cobalt afin de contrer l’évasion fiscale, et enfin, briser les silos entre les Mines, les Finances et les Douanes pour un partage de données en temps réel. En somme, la RDC ne manque pas de ressources, mais de mécanismes de captation. Dans un contexte de transition énergétique mondiale, la capacité de Kinshasa à transformer ses minerais en infrastructures dépendra de sa capacité à gagner cette bataille de la gouvernance fiscale, estiment d’aucuns. ___________________Trésor kasamba
Insecurité à Lubumbashi : Des Kulunas érigent une barrière illégale en plein centre-ville
La nuit de jeudi 16 avril à vendredi 17 avril 2026 a été marquée par une scène d’anarchie au cœur de Lubumbashi deuxième ville de la République Démocratique du Congo. En effet des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent des jeunes désœuvrés, identifiés comme des Kulunas, extorquant les automobilistes à un carrefour stratégique. Selon le commentateur ayant enregistré la scène, ces faits se sont déroulés à l’intersection des avenues Lumumba et Ndjamena. Profitant de l’obscurité, ces délinquants ont érigé une barrière de fortune pour barrer la route aux usagers. Sous la menace, ils ont exigé de l’argent aux chauffeurs de passage pour leur permettre de poursuivre leur trajet. Cette situation, captée par des témoins et largement relayée en ligne, suscite une vive indignation au sein de la population lushoise, qui appelle les autorités urbaines à renforcer la sécurité nocturne dans le centre des affaires. ________________Daniel FARAY
Crise au FC Saint-Éloi Lupopo : Un signal fort d’un malaise interne profond
Le FC Saint-Éloi Lupopo de Lubumbashi traverse une période délicate qui met en lumière des tensions internes jusque-là peu visibles. La récente démarche des joueurs et du staff, qui ont cherché un appui en dehors de la direction du club, a surpris et suscité de nombreuses réactions dans le milieu sportif. Pour le journaliste Vinny Agnel Mutombo, « Au-delà de l’épisode en lui-même, c’est la question de la cohésion interne qui se pose. Voir les différentes composantes d’un club historique agir en marge de leur hiérarchie traduit un climat de défiance et soulève des interrogations sur la solidité du pilotage institutionnel ». L’intervention du gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe, qui a promis de prendre en charge certaines difficultés financières, a permis d’apaiser temporairement la situation. Mais cette implication extérieure remet sur la table un débat récurrent : Celui du rôle des appuis politiques dans la gestion des clubs. Dans un environnement où plusieurs équipes locales peinent à obtenir des moyens, ce type de soutien différencié alimente les discussions sur l’équité et sur la viabilité des modèles économiques dans le football congolais. Pour un club au passé aussi riche que Lupopo, l’enjeu dépasse la gestion de crise immédiate. Il s’agit désormais de repenser les bases : Gouvernance, organisation interne et vision à long terme. Sans cela, les turbulences actuelles pourraient s’inscrire dans la durée.__________________Gédéon Mbikayi
Lily Tshimpumpu prend les rênes de la FECOFA : Un intérim sous haute pression
Le football congolais entre dans une nouvelle phase. Depuis le 15 avril 2026, Lily Tshimpumpu assure officiellement la présidence intérimaire de la FECOFA, dans un contexte marqué par des enjeux sportifs et institutionnels majeurs. Figure respectée dans les milieux sportifs et administratifs, elle hérite d’un mandat de 35 jours, avec pour mission principale de conduire la fédération vers les élections prévues le 20 mai prochain. Un délai court, mais crucial pour restaurer la stabilité et la crédibilité de l’instance. Durant cette période, plusieurs dossiers urgents s’imposent à elle. Il s’agit notamment de garantir le bon déroulement des play-offs de la Ligue 1 congolaise, mais aussi d’assurer un suivi rigoureux de la sélection nationale, les Léopards de la RDC, engagée dans les compétitions internationales, notamment les qualifications pour la Coupe du monde. Mais au-delà du terrain, l’enjeu central reste organisationnel : Préparer et encadrer un processus électoral transparent et crédible, une étape déterminante pour tourner la page des tensions récurrentes qui secouent la gouvernance du football congolais. Avec ce rôle stratégique, Lily Tshimpumpu incarne une transition attendue. Son passage à la tête de la FECOFA pourrait bien poser les bases d’une nouvelle dynamique pour le football en République démocratique du Congo. __________________Gédéon Mbikayi